Vannes

Agroalimentaire

Zalg s’invite en cuisine avec ses dés d’algues à poêler

Par Ségolène Mahias, le 16 juin 2022

C’est dans le Morbihan que les premiers dés d’algues à poêler d’Europe ont vu le jour. Tanguy Gestin et Vincent Lacaze ont créé Zalg avec un objectif : que l’algue gagne les assiettes du plus grand nombre de consommateurs possibles.

dés iodés zalg
dés iodés zalg — Photo : Zalg

Si les algues ont le vent en poupe comme ingrédients dans l’industrie pharmaceutique, cosmétique, … elles sont encore peu présentes en tant que telles dans les assiettes des consommateurs. C’est ce défi qu’entend relever la start-up vannetaise Zalg qui travaille avec une dizaine d’algoculteurs bretons. Créée en mai 2021 par Tanguy Gestin et Vincent Lacaze, Zalg s’est fixée comme objectif "de démocratiser la consommation d’algues." En effet, si ses bienfaits sont reconnus avec des valeurs nutritionnelles avérées tout en étant peu caloriques, "leurs goûts et leurs textures souffrent encore d’une mauvaise image", confie Tanguy Gestin, l’un des fondateurs. C’est ainsi que le duo a eu l’idée de proposer l’algue sous une forme attractive et que le produit soit prêt à être cuisiné. "Nous avons travaillé avec un chef afin de concevoir des dés à poêler qui sont prêts à être cuisinés. Nous avons pu mettre au point un produit moelleux au cœur et dont l’extérieur est croustillant." Zalg vise dans un premier temps le marché BtoB. "En un mois, nous avons enregistré une quinzaine de clients restaurateurs d’Auray, Lorient, Vannes et Nantes plutôt orientés vers une cuisine bistronomique." Si les dés sont le produit emblématique des débuts de Zalg, des galettes et autres plaques d’algues prêtes à l’emploi vont être proposées.

Maîtriser la production

Outre les restaurateurs, l’offre professionnelle va aussi gagner les acteurs de la restauration rapide, la restauration collective ainsi que les traiteurs. Pour ses développements, Zalg est accompagné par l’incubateur Emergys Bretagne, la technopole Vipe de Vannes et est suivie par Bpifrance. Elle a aussi un partenariat essentiel avec ID Mer, le centre d’innovation technologique de Lorient. Spécialisé dans la R & D autour des produits de la mer, ID Mer permet à Zalg de lancer la fabrication de ses premières gammes. À moyen terme, Tanguy Gestin et Vincent Lacaze ambitionnent de disposer de leur propre unité de R & D et, vraisemblablement, de leur propre outil de production. "Nous pourrons peut-être co-investir avec un acteur de l’agroalimentaire. À voir. Ce qui est sûr, c’est que nous voulons faire des volumes, il nous faudra disposer de notre site de fabrication et nous souhaitons le faire ici dans le Morbihan." Détenteurs à 100 % du capital, les deux chefs d’entreprise chercheront alors des financeurs privés et publics lors de cette nouvelle étape de développement.

Après ses débuts en BtoB, la start-up lorgne aussi sur le marché du grand public à l’horizon 2023. En 2025, elle devrait avoir créé une dizaine d’emplois localement. Son chiffre d’affaires qui devrait osciller entre 100 000 et 200 000 euros pourrait passer à 1,5 million d’euros d’ici trois ans. Plusieurs fois primés pour leur innovation, les créateurs de Zalg reçoivent des sollicitations d’acteurs américains ou de Dubaï. Présents à la Foire de Paris dernièrement, ils se rendront également aux salons professionnels que sont le Sial de Paris, en fin d’année, et le Sirha de Lyon en 2023. "Tout cela crée des contacts entrants pour le marché français, européen et international."

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