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Nautisme

Tiwal accélère son développement avec son mini dériveur gonflable

Par Bertrand Tardiveau, le 17 mars 2022

Spécialisée dans la conception, l’assemblage et la commercialisation de petits dériveurs gonflables, l’entreprise vannetaise Tiwal a expédié l’an dernier le 2 000 e exemplaire de son invention. Elle s’apprête à franchir un nouveau cap.

Emmanuel Bertrand et Marion Excoffon, co-fondateurs et actionnaires majoritaires de Tiwal.
Emmanuel Bertrand et Marion Excoffon, co-fondateurs et actionnaires majoritaires de Tiwal. — Photo : Bertrand Tardiveau

Les vents sont porteurs pour les voiliers de la société Tiwal, en passe de franchir un nouveau cap dans sa croissance. L’aventure démarre en 2011 à l’initiative de Marion Excoffon, 36 ans. Sur le prétexte que son père lui refuse alors de prendre seule la barre de son bateau, la jeune navigatrice se lance un défi : imaginer et construire un modèle original. "Il fallait absolument qu’il rentre à l’arrière de ma voiture", sourit la conceptrice.

L’idée du dériveur gonflable prend alors forme et, avec l’appui d’Emmanuel Bertrand, un prototype est présenté au salon nautique de Paris fin 2012. Long de 3,3 mètres, transportable dans deux sacs d’environ 25 kg, pouvant être monté en l’espace de 20 minutes et vendu avec un prix situé autour de 6 000 euros, le petit voilier séduit rapidement par ses qualités nautiques. Il remporte le prix du bateau de l’année 2014 dans la catégorie innovation. Double vainqueur du Vendée Globe, le skipper Michel Desjoyeaux adopte ce nouveau jouet dont il ne manque pas de faire la promotion.

75 % de ventes à l’export

"Malgré tout, le succès commercial n’a pas été évident", reconnaît Emmanuel Bertrand, 50 ans. Après le Tiwal 3, le Tiwal 2, un second modèle, plus léger et familial, est alors développé en 2018. Nouveau succès critique. Emménageant dans des locaux de 600 m2 à Plescop, l’entreprise prend alors son envol. "En élargissant notre gamme, nous avons gagné en crédibilité", estime le co-fondateur de Tiwal. En l’espace de 2 ans, ses effectifs passent à 11 salariés et son chiffre d’affaires double pour dépasser les 2 millions d’euros. Plus de 450 exemplaires ont été livrés l’an dernier, permettant à Tiwal de franchir le seuil des 2 000 bateaux. La société s’est beaucoup appuyée sur l’export (75 % de l’activité), en Europe notamment à travers différents réseaux de revendeurs, mais surtout aux Etats-Unis (25 % de l’activité), presque exclusivement avec le site web.

Une cinquantaine de fournisseurs

"Nous faisons très attention à la qualité des produits, qui doit être irréprochable, fait valoir Emmanuel Bertrand. Pour assurer le meilleur assemblage, on doit associer une centaine de pièces en provenance d’une cinquantaine de fournisseurs différents afin de n’en laisser qu’une vingtaine au client final." Si la moitié des approvisionnements est concentrée en France, il faut aussi passer par l’Europe pour un quart d’entre eux, voire au-delà : la Tunisie pour le textile, le Sri Lanka pour les voiles. "Nous avons un important besoin de fonds de roulement qui nous oblige à beaucoup anticiper afin d’avoir une visibilité d’au moins 6 mois sur nos stocks", souligne le dirigeant.

Pour répondre à une demande toujours plus soutenue, deux nouvelles unités vont compléter prochainement le catalogue de Tiwal : une version " survitaminée " - autour de 10 000 euros - du Tiwal 3, et une version élargie du Tiwal 2. Les premières livraisons sont attendues à compter du printemps 2022.

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