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TalktalkBnb : Le "airbnb" de l'échange linguistique se déploie depuis Lorient

Par Xavier Eveillé, le 03 février 2017

La start-up met en relation des familles intéressées par les échanges linguistiques partout dans le monde. Son modèle : les salariés des multinationales.

Une partie de l'équipe de TalkTalkBnb, à Lorient.
Une partie de l'équipe de TalkTalkBnb, à Lorient. — Photo : Xavier Eveillé

L'idée remonte à mars 2015 et revient à la fille du fondateur Hubert Laurent, qui partage sa passion pour les langues étrangères. « Ma fille me dit : pourquoi nous ne nous installerions pas en Angleterre pour perfectionner l'anglais ? » L'idée est excellente, évidente, l'immersion, il n'y a que ça de vrai. « Si on n'est pas contraint, apprendre une langue c'est difficile. Mais nous n'étions pas prêts à tout quitter pour nous y installer, admet Hubert Laurent, ancien traducteur assermenté auprès des Cours d'appel. Si nous, nous ne pouvions partir, je me suis dit que nous pouvions faire venir des voyageurs chez nous plutôt que dans des hôtels ou auberges de jeunesse. Les voyageurs pourraient être hébergés gratuitement, profiter d'un bon dîner, de la vie locale, et nous, nous parlerions anglais tout le week-end ».

L'étude de marché réalisée dans la rue sur un week-end

Le concept de TalktalkBnb est né. Dès l'été 2015, Hubert Laurent et sa famille cogitent un moyen très simple et peu onéreux de le tester : « On est parti un week-end avec un questionnaire tout préparé dans les rues de Bordeaux. On a fait réagir les gens sur notre projet. Notre étude de marché a été faite comme ça, en un week-end. L'accueil a été excellent, les gens ont apporté leurs idées. » Installé dans le quartier de Lanveur, à Lorient, TalktalkBnb attaque aussitôt les réseaux sociaux.

Boostés par les parutions dans la presse

La mise en relation est gratuite. Les inscriptions tombent vite : 25 000 en quelques mois avec des pointes à 300/jour au gré des parutions presse. Un article paru en Turquie ? Les Turcs affluent. TalktalkBnb plaît beaucoup en Amérique du sud aussi... « Il ne s'agit pas de remplir pour remplir. En back-office, nous travaillons la qualité de la mise en relation. Outre les formulaires qui renseignent les affinités entre jeunes de tous pays, nous filtrons les profils à caractère " romantique "...

Cercles pour multinationales en modèle économique

Le concept est validé, place au business model. Une première clef est déverrouillée grâce au partenariat noué avec l'Aiesec (Association internationale des étudiants en sciences économiques et commerciales) qui compte trois millions de membres et peine à trouver des hébergements à la mesure de ses besoins. On pallie ce qui fonctionnait beaucoup jusqu'ici sur le système D. A ce stade, le coût de la mise en place, c'est notre modèle économique. Nous sommes sept développeurs, graphiste, community managers : trois au siège à Lorient et bientôt quatre à Rennes. En plus de la collaboration avec l'Aiesec, nous proposons la création de cercles pour entreprises à dimension internationale afin de fédérer les familles de salariés de différents pays », indique Hubert Laurent. Objectif ? Atteindre rapidement le million de membres. « Certaines applis qui sont à 10 millions ont fait 6000 puis 40 000 les deux premières années. Nous sommes dans les clous... »

Une partie de l'équipe de TalkTalkBnb, à Lorient.
Une partie de l'équipe de TalkTalkBnb, à Lorient. — Photo : Xavier Eveillé

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