Bretagne

Agroalimentaire

Sovipor : Olmix reprend les commandes

Par Ségolène Mahias, le 07 octobre 2016

Le groupe Olmix a fait l'acquisition de Sovipor. Repris, l'atelier de découpe de dindes, a déjà renoué avec la rentabilité. Des défis restent à relever sur la durée. Parmi ceux-ci, la rénovation du site qui nécessitera des investissements majeurs.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

L'atelier de découpe de dindes Sovipor retrouve des couleurs depuis l'arrivée au capital du groupe Olmix. « Nous sommes bénéficiaires sur les six premiers mois de l'année », avance Hervé Balusson, PDG du groupe qui développe des solutions naturelles à base d'algues.

L'un des derniers gros employeurs du Porhoët

A priori rien ne prédestinait Olmix, ses 400 collaborateurs et ses 80 millions d'euros de chiffre d'affaires dont 80 % à l'export, à s'intéresser à cet atelier de découpe de dindes en mauvaise passe. Pourtant, Hervé Balusson n'est pas resté insensible au sort de cette entreprise. « C'est la plus importante entreprise de la Trinité-Porhoët. On ne pouvait pas la laisser mourir. Le Centre-Bretagne doit pouvoir fournir des emplois à ces habitants sinon c'est fini. » Le dirigeant est aussi très pragmatique et souligne les savoir-faire des 153 salariés de Sovipor ainsi que leur productivité. « Même si l'entreprise a connu des difficultés, elle a su conserver une clientèle fidèle et variée, travaillant aussi bien pour des grossistes que pour des hopitaux. » Sovipor est aussi présente à l'export où elle réalise 30 % de ses 40 millions d'euros de chiffre d'affaires. Sur ses 153 collaborateurs, 130 travaillent sur le site de la Trinité-Porhoët : les autres collaborateurs sont à Merdrignac (22) où l'entreprise compte son unité de fabrication de Nuggets. A terme, cette entité pourrait rejoindre sa maison-mère.

Des investissements nécessaires

Aujourd'hui recapitalisée et remise sur de bons rails, la société a toutefois des défis à relever. Cela passera notamment par des investissements nécessaires sur l'outil de production. L'enveloppe prévue pour une nouvelle phase de développement du site et de son parc machines oscille entre 3 et 4 millions d'euros. Et pour financer la seconde étape du développement de Sovipor, le groupe Olmix espère avoir du soutien. C'est notamment en ce sens qu'Hervé Balusson a accueilli Raymond Le Deun, préfet du Morbihan, et d'autres élus du territoire.

Des dindes aux algues

A l'issue d'une visite de l'atelier, le message est passé ; le représentant de l'Etat « expliquant que le débat était ouvert. Et que des dispositifs financiers existent pour des projets innovants. » Et cette carte de l'innovation, Hervé Balusson entend la décliner à deux niveaux. « Nous travaillons déjà ici avec des dindes nourries aux algues et sans antibiotiques. Nous pourrons imaginer des produits tels que des roulés de dindes aux algues. » En amont, les coopératives avicoles UKL, d'Aucy et leurs éleveurs commencent à explorer ces techniques d'élevage.

La saga de SAGA

A terme, Sovipor pourrait tout simplement intègrer Saga (sans antibiotique et grace aux algues), une filière où les animaux seraient nourris à base d'algues. Ce vaste projet que porte Olmix pourrait parfaitement s'intégrer avec les savoir-faire de Sovipor qui pourraient ainsi travailler « des volailles à forte valeur ajoutée notamment à l'export. » Pour le dirigeant d'Olmix Saga « est un projet de territoire qui intègrera les agriculteurs pour une juste rémunération et des produits sains. Avec ces produits, nous pouvons faire du LVMH sur le marché de la volaille. Les débouchés peuvent être aussi bien à l'export qu'en e-commerce. »

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