Textile

Papa Pique et Maman Coud : Nouvelle identité en scène

Par Violaine Pondard, le 08 juin 2012

À l'aube de ses 20 ans, la marque d'accessoires de mode Papa Pique et Maman Coud, à Saint-Philibert, investit dans une nouvelle identité et une scénographie commerciale.
Le Journal des Entreprises, l'économie en régions — Photo : Le Journal des Entreprises

D'ici à 2014, Papa Pique et Maman Coud aura investi 500.000euros dans la nouvelle scénographie de ses onze boutiques en propre. À Carnac, LaTrinité-sur-Mer, Le Crouesty, Rennes, Guérande, Dinard, Paris, Strasbourg, Saint-Jean-de-Luz et Biarritz, en commençant par La Baule. En effet, dans moins de six mois, la boutique bauloise ouvrira ses portes sur un nouveau concept mettant en avant le croisement des canaux de distribution de la marque aux accessoires de modes colorés: magasin, site internet, réseaux sociaux et relation directe avec le client. Voilà plus d'un an que Nam Pham travaille à ce nouveau concept. Notamment auprès du designer alréen Jacky Le Faucheur qui vient de dessiner le nouveau logo de PPMC. Une étiquette en toutes lettres ajustée à différentes tailles pour le marché de la France. Et une étiquette imprimée seulement du sigle pour le marché international. Un marché que teste Nam Pham depuis un an à Barcelone. «Nos ouvertures à Saint-Jean-de-Luz et Biarritz nous ont fait observer que 50% de nos clients provenaient de l'Espagne. Le concept leur plaît. Mais le lancement à Barcelone se fait plus long et plus difficile que prévu. Il faut dire que la période ne s'y prête pas trop.» En effet, le lancement en Espagne se fait au moment où le contexte économique y est fortement défavorable.




20% de croissance en moyenne

Pour autant, cela n'empêche pas PPMC d'afficher une croissance de 10% en 2011. «Et de 20% en moyenne depuis dix ans, avec l'ouverture de deux boutiques par an, en propre ou en concession», poursuit Nam Pham.





Celle qui, il y a 20 ans, battait le pavé des marchés du Morbihan pour vendre ses petits chouchous et ses barrettes à cheveux faits mains, a parcouru bien du chemin. Aujourd'hui c'est une véritable fourmilière qui évolue zone de Kerran à Saint-Philibert. Dessin des nouvelles collections d'accessoires, au nombre de six par an, graphisme des tissus, approvisionnement, stockage, logistique, distribution, communication... Tout se passe dans un site déjà exigu, malgré deux agrandissements successifs et la construction d'un bâtiment de stockage à proximité. «Fin 2013, je dois penser à une nouvelle extension de 300m² du bâtiment», projette Nam Pham, qui, pour l'heure, se contente d'une réorganisation interne de l'équipe, avec l'embauche prévue de trois personnes d'ici à deux ans, et d'une gestion progressive et réfléchie de sa croissance.




Faire du textile responsable

«Si nous répondions positivement à toutes les demandes d'ouvertures de magasins que nous recevons, nous ne pourrions pas satisfaire nos revendeurs», reconnaît Geneviève Bodennes, responsable communication. Maîtriser le réseau de distribution fait partie du contrat PPMC qui ne veut pas dénaturer son concept. Avec 21 boutiques aujourd'hui, PPMC affiche 500.000 ventes d'accessoires et 100.000 mètres de tissus consommés chaque année. Du tissu qui tient son origine, tant que faire se peut, de coton biologique. «Nous sommes passés de 22% de coton biologique en 2010 à 37% en 2011», commente Nam Pham. Un chiffre qu'elle espère voir atteindre le maximum. «Mais ce sera difficile car nous ne faisons pas imprimer nous-mêmes tous nos tissus», explique-t-elle. «Nous mettons la pression sur nos fournisseurs, mais cela ne bouge pas aussi vite que nous voudrions.» Soutenue par la région Bretagne et accompagnée par l'association Ingalan, PPMC a mis en place un partenariat avec des producteurs de coton biologique d'Afrique de l'Ouest. Une fois tissé et imprimé, le tissu parvient aux sous-traitants. En Asie pour les petits accessoires. Et en Bulgarie, Maroc ou Tunisie pour les chapeaux et les sacs qui nécessitent davantage de tissus. «Le concept ne serait pas viable en France», précise Nam Pham pointant le le coût de la main-d'oeuvre. «Le développement de PPMC, qui a toujours été accompagné de créations d'emplois en France, passe forcément par la fabrication à l'étranger. Nous avons même multiplié par trois nos effectifs en cinq ans. On ne peut pas faire croire aux consommateurs qu'un pantalon à moins de 100euros est fabriqué en France.» Car loin de se positionner dans le luxe, PPMC occupe une niche grand public. Celle des accessoires de modes pour petites filles et femmes. Des articles colorés et fleuris à caractère intergénérationnel.

Papa Pique et Maman Coud



(Saint-Philibert) Gérante: Nam Pham Effectif: 40 personnes Chiffre d'affaires 2011: 5,3millions d'euros Tél.: 02 97 30 04 07.

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