Informatique

Meti : cinquante nouveaux recrutements pour poursuivre sa croissance

Par Ségolène Mahias, le 08 septembre 2017

Meti ne connaît pas la crise. Intégrateur et éditeur pour la GMS et la GSB, elle enregistre une croissance à deux chiffres et recrute cinquante nouveaux collaborateurs pour assurer son carnet de commandes dont la visibilité est à cinq ans. Mais recruter demeure compliqué.

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Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

« Nous sommes 270 aujourd'hui, nous serons 312 fin septembre et sans doute 350 en fin d'année. » Gérard Jaffré le confirme : la croissance de Meti, sa société d'édition et d'intégration de solutions pour la GMS, se poursuit à un tempo des plus élevés.

Larmor-Plage, Paris, la Roumanie et la Russie

Basée à Larmor-Plage, disposant désormais de locaux à Paris en plus de ses bureaux russes et roumains, Meti suit les déploiements de ses clients. Avec Auchan, une solution est installée dans tous ses hypers français et se poursuit dans six pays « du Luxembourg à Vladivostock, soit quelque 200 hypers pour les deux à trois prochaines années. » Depuis un an, l'entreprise collabore également avec l'enseigne Cora pour laquelle elle pourrait informatiser 59 hypers.

Export et grand export

Un autre de ses marchés majeurs renvoie aux grandes surfaces de bricolages (GSB). C'est au sein d'Adeo (anciennement groupe Leroy Merlin), une des composantes du groupe Mulliez à l'instar d'Auchan, que Meti va piloter l'informatisation de Weldom en France, de son pendant Aki en Espagne et au Portugal ainsi que Brico Center en Italie soit environ 400 magasins à équiper. Enfin c'est aussi en Afrique de l'Ouest que des perspectives se dessinent. Via le distributeur CFAO, qui prévoit d'équiper une centaine de magasins dans huit pays d'Afrique de l'Ouest. « Auchan, Casino et Système U ont aussi des projets en Afrique. Si tout cela se concrétise, pourquoi ne pas ouvrir une agence relais à Abidjan par exemple. »

Percée dans le drive et en e-commerce

Des déploiements en Asie et au Vietnam se font avec Auchan. Mais nouveauté pour Meti,elle expérimente le drive avec Metro Richelieu Inc. au Canada. Outre les circuits de distribution classique, l'émergence du drive, Meti a aussi lancé un site marchand que l'entreprise lance avec l'enseigne Little Extra. « C'est une couverture fonctionnelle que nous n'avions pas. Nous devions être sur le créneau e-commerce. » Cet essor en France et l'international n'est possible que grâce aux équipes de Meti. Et là aussi, les recrutements ne connaissent pas la crise. Sur son métier d'éditeur, l'effectif attendra sous peu la centaine de collaborateurs avec actuellement une campagne de recrutements pour 10 postes d'analystes et 10 postes de développeurs.

Cinquante nouveaux recrutements

Le pôle intégrateur a aussi le vent en poupe. Avec quelque 150 salariés, il va encore grandir : « nous recherchons une trentaine de chefs de projets ou de chargés de projets, avec des profils bac +3/5, de jeunes diplômés d'écoles informatiques de type Miage par exemple. » Avec 30 recrutements l'an passé, 51 depuis le début de l'année et ceux à venir, Meti a besoin de place. L'entreprise occupe ainsi de nombreux locaux au sein du parc d'activités de Kerhoas où elle est établie. Elle va aussi se doter de surfaces supplémentaires et rénover des mètres carrés existants. Un investissement d'un million d'euros est annoncé à ce titre.

Comment attirer des talents à Lorient ?

Mais si les indicateurs sont au vert pour l'entreprise avec des carnets de commandes plus que plein, elle voit cependant son développement freiné. Explications avec son fondateur : « Nous avons une visibilité à cinq ans et nous n'arrivons pas à grandir. La problématique vient de la ressource. C'est difficile de recruter à Lorient ou à Larmor-Plage pour des jeunes diplômés qui ont fait leurs études dans de grandes villes.

L'aéroport qui ne convainc pas

L'accès en avion est aussi une grosse problématique : c'est catastrophique pour se déplacer de Lorient à Paris. Entre les grèves et les retards, ce n'est pas possible. Le train va apporter des solutions mais pas pour toutes les destinations. » Depuis plusieurs années, l'entreprise, qui est l'une des utilisatrices majeures de l'aéroport, dénonce cette situation sans entrevoir de solutions. Ce faisant, après une présence à Paris, une réflexion est menée pour ouvrir des bureaux à Nantes ; une façon d'aller au-devant des candidats et de résoudre des problématiques de transport. Avec cette croissance de ses effectifs et de son chiffre d'affaires (entre 9 et 12 % chaque année) qui s'est établi à 23,5 millions d'euros l'an passé, Meti surfe aujourd'hui sur des marchés que scrutent les géants que sont SAP et autres Microsoft. « Mais l'entreprise n'est pas à vendre », avertit son fondateur.

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