Morbihan

Ressources humaines

MeniRH se veut ultra opérationnelle pour recruter et accompagner

Par Xavier Eveillé, le 17 octobre 2021

L’entreprise lorientaise MeniRH arrive en force dans le paysage du conseil aux entreprises. Passé par Gad et Charal, son dirigeant Stéphane Fargeas maîtrise l’art de l’audit et des solutions ultra-opérationnelles.

Stéphane Fargeas, fondateur de MeniRH, et Elena Wasser, qui a rejoint cette année l'entreprise de conseils en ressources humaines.
Stéphane Fargeas, fondateur de MeniRH, et Elena Wasser, qui a rejoint cette année l'entreprise de conseils en ressources humaines. — Photo : Xavier Eveillé

Un parcours RH complet. Passé par le chimiste SMPE, qui a connu trois plans sociaux, mais aussi par le groupe Gad (où il fait passer avec Loïc Gad l’effectif de 600 à 3 500 personnes) et Charal, après son rachat par le groupe Bigard, Stéphane Fargeas a été également conseiller prud’homal à Morlaix et Quimper, pendant deux mandats. Il a aussi présidé l’antenne finistérienne de l’association nationale des DRH (ANDRH). L’ex diplômé de la Sorbonne a appréhendé toutes les facettes de la profession.

Des années plus tard, en 2016, Stéphane Fargeas cofonde la société de conseil MeniRH avec Anthony Le Roux (ex Inmares, aujourd’hui cédé au groupe Lip). Sans publicité ni la moindre publication, la PME se développe. Aujourd’hui, elle compte une centaine de clients, en Bretagne, dans l’Ouest et en Île de France. "Notre positionnement est ultra-opérationnel. On commence par auditer les entreprises et faire repasser au vert tous les aspects réglementaires et sociaux. C’est très important et rassurant. De fil en aiguille, les demandes évoluent." Des entreprises reviennent pour leurs recrutements stratégiques. Stéphane Fargeas a ainsi été mandaté avec MeniRH pour pourvoir le poste de directeur général Industrie du groupe Quéguiner. MeniRH travaille indifféremment pour des PME implantées dans la région (la Belle-Îloise, North Sails, PPMC, Vipamat, Celtic Courtage, Bébé au Naturel, Book Hemisphère…) ou des groupes nationaux et internationaux plus importants (Desigual France, Mango, Miele, Stella Mac Cartney…).

Créateurs d’une boîte à outils RH

Entouré de deux spécialistes en ressources humaines, Stéphane Fargeas a désormais investi deux bureaux du centre d’affaires Lorient Mer-La Base. MeniRH attend 410 000 euros de chiffre d’affaires en 2021 contre 262 000 euros un an plus tôt, et va recruter dans les mois à venir. Dernière arrivée en date, Elena Wasser (master II du Droit du Travail) a développé pour la société une boîte à outils RH pour les managers. Dialogue social, gestion des emplois… elle permet d’adapter les fiches de postes, et toute la réglementation qui va avec, aux PME. "Les standards de la profession sont souvent pensés pour les grands groupes. Mais dans une PME, c’est difficilement transposable", pointe Stéphane Fargeas. Une transposition nécessaire mais également bien pratique pour mieux définir les besoins en recrutement. "Un dirigeant de PME qui peinait à recruter une personne en web-marketing s’est ainsi rendu compte qu’il avait plutôt besoin d’un assistant de direction général. Il suffit parfois d’un audit et d’une séquence de 2 h 30 pour cibler et lancer les bonnes actions."

"Une montée en compétences ne s’improvise pas"

L’argument fait mouche. Aujourd’hui, beaucoup de missions ont trait à l’accompagnement sur la montée en compétences RH. Un enjeu de taille, car celle-ci ne s’improvise pas, y compris sur des aspects souvent traités au cas par cas comme la rémunération. "La montée en compétences d’un salarié fraîchement arrivé ou tout juste nommé peut fortement déstabiliser les équipes, en créant de l’incompréhension chez les salariés plus anciens." MeniRH a ainsi aidé une entreprise bretonne à harmoniser les salaires. La PME intervient aussi en cas de transmission d’entreprise, qui est l’occasion d’enrichir la formation du ou des successeurs. D’une manière générale, les missions de MeniRH dépassent de loin le cadre du recrutement qui n’est "qu’une étape. Le temps de l’intégration est encore trop souvent négligé".

Penser à l’apprentissage et aux Opco

Dans un contexte de pénurie quasi généralisée en main-d’œuvre qualifiée, angler la bonne méthode de recrutement n’est pas tant le problème, analyse Stéphane Fargeas. "Je conseille de créer un vivier, très tôt. Je pense en particulier à l’apprentissage que je promeus depuis des années. Il ne faut pas attendre et créer un vivier de jeunes apprentis même si cela ne marche pas à tous les coups. Sur la durée, la démarche est payante." Autre conseil et pas des moindres : nombre d’entreprises méconnaissent certaines structures d’accompagnement comme les Opco (Opérateurs de compétences). Un organisme agréé par l’État qui a pour but d’aider les entreprises de maxi 50 salariés à accompagner l’évolution professionnelle des salariés, via la formation continue. "Nous travaillons beaucoup avec les Opco, ayant un grand nombre de PME de cette strate dans notre clientèle. Or, certaines aides aux conseils RH peuvent être financées à quasi 100 %". Un autre argument massue - ou menhir - s’il en est…

Stéphane Fargeas, fondateur de MeniRH, et Elena Wasser, qui a rejoint cette année l'entreprise de conseils en ressources humaines.
Stéphane Fargeas, fondateur de MeniRH, et Elena Wasser, qui a rejoint cette année l'entreprise de conseils en ressources humaines. — Photo : Xavier Eveillé

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