Vannes

Distribution

Maison Hädenn parie sur son shampoing en poudre à diluer

Par Ségolène Mahias, le 04 juillet 2022

Avec son shampoing à base de poudre à diluer, Maison Hädenn innove sur le volet des soins capillaires. Après son site e-commerce, la start-up vannetaise développe son réseau de distribution en magasins spécialisés. Sa gamme de produits est amenée à s’élargir.

Julia Du Sartel, fondatrice et dirigeante de Maison Hädenn, entame le développement de son réseau de distribution en boutiques spécialisées.
Julia Du Sartel, fondatrice et dirigeante de Maison Hädenn, entame le développement de son réseau de distribution en boutiques spécialisées. — Photo : Ségolène Mahias

Dans le domaine de la cosmétique, le shampoing est l’un des produits qui suscitent le plus d’innovation notamment sur le volet du zéro déchet. Et sur ce segment, la Vannetaise Julia Du Sartel est bien décidée à tracer sa voie. "Il y a bien sûr les shampoings solides qui freinent encore pas mal de consommateurs qui aiment le plaisir du shampoing liquide. C’est pour cela que je suis partie sur l’idée d’une poudre à diluer avec des ingrédients naturels, bios et locaux et un contenant solide." L’ancienne cadre en finance et audit aura passé un an et demi à peaufiner sa R & D. Julia Du Sartel a bénéficié du soutien de Vipe, la technopole de Vannes ainsi que de Bpifrance et de l’incubateur Emergys Bretagne. Depuis octobre 2021, la société est hébergée au sein du Village by CA du Morbihan à Vannes.

Savoir-faire locaux

De quoi permettre à la jeune pousse de se concentrer sur son futur et de faire plus largement connaître son concept. Le principe du shampoing de Maison Hädenn est assez simple : une poudre à diluer conditionnée dans un sac en papier, une bouteille de verre utilisable à l’infini, de l’eau à ajouter et un shampoing prêt de suite. "Nous sommes les seuls sur ce segment du shampoing bio élaboré à partir de poudre à diluer. Nous travaillons avec un laboratoire breton qui fabrique notre produit à partir d’ingrédients bretons comme le chanvre, l’algue rouge ou le sarrasin."

La commercialisation des produits se fait via le site e-commerce de la marque. Julia Du Sartel développe aussi un nouveau segment de vente. "Nous passons à la vitesse supérieure en proposant nos shampoings à des réseaux de distribution spécialisés. Il s’agit de boutiques de beauté ou de spécialistes capillaires. La volonté de la chef d’entreprise est d’accélérer sur ce volet de la commercialisation. Après une levée de fonds dont elle garde le montant secret, Julia Du Sartel va recruter un(e) business developper mais aussi une personne avec un profil expérimenté pour sa partie marketing et communication. "Je vise un déploiement national. Nous devrions être une dizaine de personnes dans l’équipe d’ici trois ans avec un chiffre d’affaires d’un million d’euros. C’est l’ambition."

Entreprise engagée

À l’avenir, Julia Du Sartel travaille déjà sur d’autres évolutions. "J’ai le souhait de développer des masques et des sérums mais toujours pour les cheveux. L’idée est d’inscrire Maison Hädenn dans une routine de soins capillaires avec quelques produits aux actions ciblées." L’export est aussi un levier que la jeune société entend explorer. Des contacts ont déjà été pris grâce à son site e-commerce. Entreprise engagée sur le volet écoresponsable, elle l’est aussi sur un volet solidaire. "Dès mes débuts, j’ai voulu associer l’entreprise à de la consommation responsable mais j’ai aussi voulu agir sur mon territoire. J’ai donc pris la décision de reverser 1 % de mon chiffre d’affaires, dès mes débuts, à l’association La Tilma. C’est une association vannetaise qui épaule les femmes enceintes en situation de précarité."

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