Morbihan

Investissement

La Belle Folie pourra accueillir jusqu'à 200 personnes

Par Ségolène Mahias, le 13 avril 2018

Des hébergements insolites pour 70 à 200 personnes, un restaurant ouvert à tous, La Belle Folie se fait une place à Ploemel. Trois entrepreneurs portent ce projet atypique. A leurs côtés, des associés et d'autres dirigeants qui s'engagent dans cette aventure. 

La maison cactus sera l’un des hébergements insolites du site. L’ensemble sera un parc d’expérimentations architecturales à louer. — Photo : La Belle Folie

Les premiers coups de pioche sont donnés à Ploemel pour ce qui sera à terme la Belle Folie. Située à deux pas du parc de loisirs Le Petit Délire, La Belle Folie fera place à un complexe d’hébergement insolite et de restauration qui entend sortir des sentiers battus. Leurs futurs habitats pourront accueillir 70 personnes à l’ouverture et 200 d’ici à cinq ans. Outre ces deux activités, La Belle Folie entend également jouer sur le volet de l’économie sociale et solidaire en abordant une dimension environnementale et associative. Le site, de 5 hectares, devrait ouvrir au printemps 2019.

Un projet, des hommes

Le projet est atypique à plus d’un titre. Trois hommes ont porté cette idée : Aloys Le Claquin, skipper et chef d’entreprise, André Raibaut, un spécialiste de la restauration et Xavier Bodiguel, chercheur en biologie marine. Le trio a à ses côtés deux associés : Jean-Loïc Gergen, ex-dirigeant de Vecteur Plus (44) et ancien sponsor d’Aloys Le Claquin ainsi que Gilles Platz, ancien expert-comptable. « Ce sont nos parrains et ils nous apportent leur expertise. Nous avons aussi deux groupes Cigales à notre côté ainsi que Bretagne Capital Solidaire. 36 copains ont aussi investi dans la SCI », résume Aloys Le Claquin.

Des habitats uniques

Récents lauréats du Réseau Entreprendre Bretagne et du réseau Initiative, le trio chiffre à 1,5 million d’euros l’investissement total pour La Belle Folie. Outre leurs soutiens précédemment cités, ils devraient bénéficier d’un concours bancaire et de l’aide de BPI. Si le coût demeure maîtrisé, c’est aussi grâce à un partenariat peu commun. Outre des expertises très variées, la Belle Folie verra ses habitats insolites réalisés par des étudiants de l’école d’architecture de Nantes qui associeront là expérimentations architecturales avec des formes uniques, utilisation de nouveaux matériaux écologiques et innovations. « Nos habitats seront différents, l’idée est d’avoir un parc d’expérimentation architecturale. Les différents hébergements seront uniques. »

La Belle Folie prendra place sur 5 hectares. Outre les hébergements, le projet s’articule d’un espace de restauration de 400 mètres carrés couverts. - Photo : La Belle Folie

Pour des tarifs, que les porteurs de projets veulent accessibles au plus grand nombre, à raison d’une fourchette allant de 20 à 250 euros par nuit et par personne, les futurs clients pourront ainsi dormir dans une maison cactus ou dans un faux menhir surmonté … d’une caravane. Outre l’hébergement, l’équilibre financier de l’ensemble inclut aussi un espace de restauration « écologique, modulaire et ouvert sur l’extérieur. La carte sera réduite et mettra en évidence les produits locaux. »

Côté prévisionnel, les trois hommes tablent sur un chiffre d’affaires de 350 000 euros au terme de son premier exercice et 550 000 euros d’ici cinq ans. « Si dans notre prévisionnel, nous tablons sur 70 % du chiffre d’affaires réalisé auprès de la clientèle hébergée, nous voulons aussi que le lieu soit ouvert à tous, pour manger, venir se détendre ou se former en agro-écologie dans notre potager. » En parallèle et pour fonctionner, La Belle Folie créera aussi des emplois : cinq personnes devraient être employées à l’année et cinq autres salariés devraient les rejoindre en saison.

La maison cactus sera l’un des hébergements insolites du site. L’ensemble sera un parc d’expérimentations architecturales à louer. — Photo : La Belle Folie

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