Lorient

Nautisme

JPK Composites investit pour le confort de ses équipes

Par Bertrand Tardiveau, le 12 mai 2022

Spécialisée dans la fabrication de bateaux de plaisance aussi réputés pour leur élégance que leurs performances,  l'entreprise fondée par Jean-Pierre Kelbert en 2002 à Larmor Plage continue de grandir tout en cherchant à soigner ses talents en interne.

Tournés vers la performance, les voiliers de JPK Composites sont très demandés.
Tournés vers la performance, les voiliers de JPK Composites sont très demandés. — Photo : Bertrand Tardiveau

C'est une récompense dont les équipes de JPK Composites peuvent se réjouir. La Caisse d'assurance retraite et santé au travail (Carsat) Bretagne a remis le 24 mars 2022 à leur dirigeant, Jean-Pierre Kelbert, la distinction "Inn Situ".  Décerné pour la 12e fois depuis 2018, ce prix vient récompenser la mise en œuvre de deux plateformes de travail pour sécuriser et faciliter la préparation des bateaux de plaisance fabriqués au sein de la société. "C'est l'accomplissement d'un engagement pour améliorer le confort au travail des salariés et minimiser le risque des chutes en hauteur qui représente 20 % des accidents du travail au niveau national", souligne-t-on au sein de la Carsat Bretagne qui évoque un aménagement exemplaire et transférable.

Des méthodes repensées

Pour Jean-Pierre Kelbert, c'est avant tout le fruit d'une réflexion visant à réaménager au mieux son outil de production. Employant une quarantaine de salariés pour un chiffre d'affaires de 6,5 millions d'euros en 2021 (ils étaient une quinzaine pour 2,5 millions d'euros en 2015, NDLR), JPK Composites avance toutes voiles dehors. Son secret ? Des voiliers de 10 à 13 mètres de long signés par l'architecte Jacques Valer qui s'illustrent dans les plus grandes régates, telles que la Fastnet, et qui font l'unanimité auprès des amateurs à travers une gamme croisière, comme le JPK 39FC désigné voilier de l'année 2022. Ils se vendent bien, une vingtaine par an, entre 200 000 et 600 000 euros l'unité.

Jean-Pierre Kelbert, dirigeant fondateur de JPK Composites.
Jean-Pierre Kelbert, dirigeant fondateur de JPK Composites. - Photo : Bertrand Tardiveau

 

Le carnet de commandes est rempli jusqu'en 2025.  "Pour suivre cette phase ascendante, nous avons repensé nos méthodes à l'occasion d'une extension de nos ateliers qui sont passés en 2020 d'environ 2 800 à 4 000 m2" , précise Jean-Pierre Kelbert. La Carsat est alors associée à la réflexion d'ensemble à travers un appui à la fois technique et financier de l'ordre de 100 000 euros pour un investissement global de 500 000 euros.

Une meilleure productivité

 Avec l'agrandissement des bâtiments sont ainsi décidés la mise en place d'un pont roulant automatisé d'une capacité de 4 tonnes et le développement d'échafaudages sécurisés et innovants. Chantier pionnier dans les techniques par infusion, un drapage à sec des tissus en fibre de verre sur lequel est transféré sous vide la résine polyester, JPK Composites travaillait auparavant bateau après bateau.

Les nouveaux échafaudages de JPK Composites facilite également le rangement des fournitures.
Les nouveaux échafaudages de JPK Composites facilite également le rangement des fournitures. - Photo : JPK Composites

"Pour un meilleur cadencement, nous avons établi des équipes dédiées, pour chaque étape du process : la fabrication des pièces, l'assemblage et enfin la finition des bateaux. Un système de rotation a été également instauré pour limiter les tâches trop répétitives et permettre à chacun de gagner en compétences et en confort", souligne le dirigeant fondateur qui travaille ainsi à mieux fidéliser ses collaborateurs, tout en améliorant leur productivité. C'est aussi dans cette idée qu'il prévoit désormais d'optimiser des circuits de captage des solvants et de s'équiper avec des machines de découpe (mousses et textiles). Pour enrichir sa gamme, JPK Composites travaille par ailleurs sur le lancement d'un premier bateau à moteur de type trawler de 12 mètres de long.

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