Jean Peeters : Un homme de lettre à l'UBS

Par V.P., le 04 mai 2012

Le Journal des Entreprises
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Un littéraire à la présidence de l'UBS. Jean Peeters, professeur d'université anglophone et spécialisé en sciences du langage, a succédé fin mars à Olivier Sire au poste de président de l'Université Bretagne Sud.




De nouvelles passerelles à créer

Morbihannais de souche, et Belge d'origine, Jean Peeters confie ne jamais avoir eu de relations personnelles avec le monde de l'entreprise, formant davantage des futurs enseignants. Néanmoins, il souhaite volontiers y remédier. Rendez-vous avec le Medef Morbihan, Vipe à Vannes et d'autres acteurs du tissu économique morbihannais font partie du programme de ce début de mandat. Un mandat de quatre ans durant lequel il souhaite «ramener la sérénité et la confiance à l'université, après une campagne qui a été dure», avance-t-il. Dans cette nouvelle mission qui est la sienne, Jean Peeters s'attache à donner de la valeur à l'humain. «L'université compte 900 salariés et 8.500 édutiants sur trois sites», complète-t-il. D'ailleurs, s'il est adepte de la délégation de pouvoirs, il s'entoure dès aujourd'hui de huit vice-présidents, contre les quatre précédents. Deux auront des missions toutes particulières à destination des entreprises : formation continue et alternance ainsi que relations socio-économiques et industrielles. «Pour que nous puissions réfléchir ensemble, avec les chefs d'entreprise, à une offre globale de services aux entreprises, en matière de recherche, de formation, de laboratoire...», indique-t-il, souhaitant «intéresser les entreprises et les collectivités territoriales à ce que l'université fait». Titulaire d'une licence des sciences du langage, Jean Peeters s'est spécialisé dans les pathologies et l'apprentissage du langage. Bénévole au festival interceltique et au ClubK, également secrétaire général de l'association durant huit ans, il s'étonne du blocage institutionnel des Français face aux langues étrangères. «Le système d'évaluation crée des gens inhibés. J'aimerai qu'il soit possible d'entendre des émissions en langues étrangères plus facilement en France. L'apprentissage est trop artificiel en classe», commente-t-il.

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