Industrie

Coriolis : Absorber l'activité des voisins qui disparaissent

Par Nicolas Mollé, le 06 février 2009

Alors que l'aéronautique se montre intéressée par ses innovations, Coriolis Composites réfléchit à intégrer les locaux et les salariés des entreprises qui disparaissent autour d'elle.
Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Les embauches se bousculent chez Coriolis Composites: cinq salariés de la Seremap, entreprise voisine liquidée en décembre ont intégré ses effectifs en janvier et sept nouvelles embauches sont prévues en 2009. Spécialiste du tissage de carbone, Coriolis a bien évolué depuis son implantation à Lorient en 2002. Ils ne sont d'ailleurs que cinq au monde sur ce créneau. Ces concurrents, trois Américains et un Espagnol, emploient plutôt 500 à 1.000 personnes chacun. Coriolis va pour sa part fêter son premier résultat positif: «800.000€», selon Clémentine Gallet-Hamlyn. «Notre développement va plus vite que prévu car l'aéronautique se structure pour l'après-crise. Lorsqu'elle produisait à plein régime, elle n'avait pas le temps de lancer des innovations.» Récemment, Coriolis a reçu la visite de représentants d'Airbus Allemagne ou UK, de Bombardier, d'Embraer, de Dassault Aviation. Trois contrats d'un montant compris entre 1M€ et 3M€ sont en vue.




Locaux trop exigus

Du coup, le problème de l'exiguïté des locaux se pose: Coriolis a du mal à accueillir ses équipes dans ses 600m² actuels. Clémentine Gallet-Hamlyn est donc sur les rangs pour reprendre les locaux de 3.500m² de la Seremap. Tout en étant loin de se réjouir de l'hécatombe qui frappe actuellement les entreprises du bassin lorientais. Après la Seremap, la liquidation de la Serf à Caudan se profile. «Tout un tissu est en train de disparaître», commente Clémentine Gallet. «C'est un problème pour nous car nos fournisseurs sont ici et nous n'aurons plus la possibilité de sous-traiter.» L'activité de Coriolis n'est cependant pas fondamentalement remise en cause puisque ses clients sont situés à l'extérieur du département. Six machines ont été vendues. Et demain, la partie production et de nouvelles applications devraient être mises en place. «Il ne va pas falloir qu'on se prenne les pieds dans le tapis rouge», note néanmoins, lucide, Clémentine Gallet-Hamlyn. «Quelquefois, on regrette le temps où nous faisions de la R & D à cinq personnes. Il n'y avait pas de clients, pas de pression. Aujourd'hui, on continue de faire du surf, mais on planque les planches quand les clients viennent nous voir.C'est aussi pour ça qu'on ne veut pas déménager. Ou alors, il faudrait qu'on trouve quelque chose à Biarritz!»

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