Conjoncture

«Comment mon Girardin-IS m'a aidé à passer la crise»

Par la rédaction, le 02 mars 2012

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Olivier Chapotel, 54 ans, dirige un cabinet breton d'architectes qui compte parmi ses références des boutiques Givenchy pour LVMH à travers le monde, mais aussi Kenzo, Dior, etc. Ce qui ne l'a pas empêché de subir comme tout le monde les effets de la crise de 2007. Avec un amortisseur inattendu: un investissement Girardin-IS.




«Personne ne veut croire au miracle»

«Nous venions de réaliser un bénéfice correct. Un ami m'a proposé de défiscaliser par le biais d'un investissement Girardin-IS à Cayenne, en Guyane, raconte Olivier Chapotel. Je le connaissais très bien et j'étais sûr de lui. Il n'est pas du genre à faire du one-shot. Mais quand j'ai soumis l'idée à mon associé et à mon expert-comptable, nous avons tous été méfiants. Personne ne veut croire au miracle!»




270.000 € sous forme de SCI

L'expert-comptable se met quand même à la calculette et se renseigne sur la solidité de la société et du produit qu'elle propose: la maison a pignon sur rue et gère elle-même les biens proposés à la location notamment aux employés d'Arianespace qui travaillent sur le site Arianespace de Kourou. Le cabinet décide donc d'investir 270.000 € sous forme de SCI. À la clef, une économie d'impôt d'environ 90.000 € particulièrement bienvenue. «La crise était là et cette économie nous a permis de ne pas trop puiser dans notre trésorerie. Aujourd'hui, non seulement nous avons passé la crise mais nous sommes propriétaires d'un bien qui vaut toujours 270.000 € et qui est toujours loué, se félicite Olivier Chapotel. Dès que nous le pourrons, je pense que nous sortirons de cette opération, quitte à refaire la même chose.»




Un choix assumé

Ce dirigeant assume pleinement ce choix de défiscalisation face à ceux qui crient haro sur les "niches" fiscales. «J'estime qu'en terme de charges, nous sommes relativement ponctionnés et que cela pèse sur notre compétitivité. Les niches fiscales sont une sorte de contrepartie, de compensation, qui présentent en plus un véritable intérêt collectif: elles permettent d'orienter les investissements vers des zones jugées prioritaires par l'État, où personne n'aurait autrement l'idée de mettre les pieds alors qu'il y a un vrai besoin de logements confortables.»

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