Celtic Submarine : Vaisseau amiral de Keroman

Par la rédaction, le 04 décembre 2009

La base des sous-marins de Lorient signe une reconversion réussie. Dix ans après les premiers travaux de réaménagement, le projet Celtic Submarine, centre d'affaires tourné vers la mer et le nautisme, s'installe à Keroman. Et embarque avec lui une cinquantaine de PME bretonnes et lorientaises comptant plus de 300 emplois à terme. L'objectif ? Permettre aux unes et aux autres de se développer et de soutenir leur croissance avec un outil alliant confort, modernité et écologie. Livraison prévue fin 2010. Dossier réalisé par Violaine Pondard
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Le Celtic Submarine, centre d'affaires orienté mer et nautisme, à Keroman doit voir le jour dans un an. Dès octobre2010, le premier bâtiment, Celtic 1, accueillera les entreprises venant s'installer sur l'ancienne base des sous-marins reconvertie en pôle d'affaires et de course au large. Le second bâtiment sera livré en décembre2010.




10M€ d'investissement

L'histoire de ce centre d'affaires c'est celle de cinq hommes, entrepreneurs, industriels, investisseurs, animés par la même ambition: développer l'activité économique du territoire lorientais. Autour de Laurent Moisson, dirigeant d'AOS et initiateur du projet, se trouvent Jean-Yves Langlois, dirigeant d'entreprise, Louis Le Bourlout, expert-comptable, Noël Couëdel, homme de médias, et Bernard Le Meur, ancien directeur de la clinique du Ter et jeune retraité. C'est ce dernier qui préside la SAS Celtic Submarine, au capital de 120.000 €. «Je venais de réaliser l'extension de la clinique du Ter et on m'a proposé de m'occuper de ce nouveau projet de même envergure», explique-t-il. L'équipe d'investisseurs est soudée et fière de porter un tel projet hors des sentiers tracés par des promoteurs immobiliers, qui auraient trahi leur état d'esprit. «Nous ne voulions pas faire de business avec ce projet», insiste Jean-Yves Langlois, actionnaire de la SAS Celtic Submarine. «Ce n'est pas une course à la marge, mais l'idée est de proposer des bureaux et locaux pour les entreprises à prix abordables.» «D'ailleurs la SAS n'a pas vocation à être pérenne», renchérit son président. Meneur d'hommes, Bernard Le Meur coordonne la réalisation du Celtic Submarine, soutenu par Cap L'Orient. Celle-ci nécessite une enveloppe globale de 10M€.




25 entreprises ont déjà réservé des lots

Aujourd'hui commercialisé à plus de 70%, le Celtic Submarine, dessiné par l'architecte lorientais Marc Andreatta, est budgétisé en VEFA (vente en état futur d'achèvement). Ainsi les acquéreurs participent tous au financement du programme immobilier. En attendant, les associés de la SAS garantissent le financement. «Nous aurions pu vendre l'emplacement deux fois si nous n'avions pas établi un cahier des charges avec une contrainte claire: que l'entreprise ait un lien avec la mer ou le nautisme», poursuit Bernard Le Meur. Malgré les difficultés de la filière nautique ces derniers mois, 25 entreprises ont déjà réservé leurs lots. «Il fallait un projet leader pour en attirer d'autres», relève Jean-Yves Langlois. «Nous n'allions pas attendre la fin de la crise pour réaliser un tel projet. Le pari pour ces entreprises est d'être installé dans un beau bâtiment quand l'activité économique redémarrera». Alors, au poste des pionniers du Celtic Submarine on recense: Nass & Wind, spécialiste de l'éolien terrestre qui se développe dans l'éolien offshore et souhaite déménager du parc de Soye à Ploemeur pour des locaux plus spacieux. Ils occuperont plus de 1.500m² du Celtic1. Teem Electronics, AOS, Ocean Evasions (lire page ci-contre), MaxDis, société d'import-export d'électronique marine jusqu'ici basée à Nantes, Atout Nautisme, vente et réparation de bateaux déjà installé à Lorient et Sierra Echo, spécialisé dans les balises de positionnement, qui déménagera de Ploemeur à Keroman. Le Celtic 2, dont le permis de construire est encore en cours de validation, devrait accueillir un bureau d'études de constructions navales. «Entre Nass & Wind et ce bureau d'études, le Celtic Submarine devrait accueillir plus de 200 ingénieurs», calcule Bernard Le Meur.




500m² à vendre

À fin octobre, sur plus de 9.000m² de bureaux, il n'en restait que 500m² à vendre. 1.400m² de petits bureaux achetés par des investisseurs attendaient également des locataires. Depuis la reconversion de la base sous-marine, engagée il y a dix ans, et après la création de la Cité de la Voile en 2008, le quartier industriel de Keroman se tourne de plus en plus vers la mer pour faire vivre la ville.

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