Sophia Antipolis

Attractivité

Sophia Antipolis : à 50 ans, la première technopole d'Europe trouve un nouvel élan

Par Olivia Oreggia, le 30 janvier 2019

Forte de ses 2 500 entreprises et de ses 38 000 emplois, la technopole de Sophia Antipolis génère un chiffre d’affaires de 5,6 milliards d’euros. C’est autant que le tourisme dans tout le département des Alpes-Maritimes. Première technopole d’Europe, elle célèbrera tout au long de l’année, ses 50 ans.

La technopole de Sophia Antipolis, dans les Alpes-Maritimes
La technopole de Sophia Antipolis a vu officiellement le jour le 21 juillet 1969. Un millier d'emplois y sont créés chaque année. — Photo : DR

En 1969, Sophia Antipolis est d’abord une utopie. Celle d’une "Cité internationale de la Sagesse, des Sciences et des Techniques sur la Côte d'Azur", le tout sur 2 400 hectares étalés sur cinq communes des Alpes-Maritimes, parmi lesquelles Antibes. Ainsi prend forme le concept de « fertilisation croisée » entre chercheurs, enseignants et industriels.

« Goethe disait "J’aime ceux qui rêvent l’impossible". Le jour où un type, qui s’appelle Pierre Lafitte, a envisagé de mettre des nouvelles technologies dans la garrigue du plateau de Valbonne, beaucoup ont dû dire que c’était impossible », s’amuse Jean Leonetti, président de la Communauté d’agglomération de Sophia Antipolis, au cours de la présentation des festivités qui doivent marquer ce demi-siècle d'existence. « Cinquante ans après, c’est un succès, avec le même ADN et avec des transformations majeures. Cinquante ans après, les choses ne sont pas exactement comme initialement, mais nous avons su nous adapter. »

Un développement constant

De 30 établissements implantés en 1980, Sophia Antipolis en abrite aujourd’hui 2 500. S'y sont implantés des grands groupes, comme Amadeus (leader mondial des solutions technologiques dans le secteur des voyages, qui compte plus de 4 000 collaborateurs dans son centre de R&D sophipolitain), Air France ou Thales, mais aussi des PME et start-up comme Teach on Mars, créant au total un millier d’emplois par an.

Au sein de la technopole de Sophia Antipolis, il y a évidemment eu des échecs, des fermetures et des plans de licenciements (Texas Instruments, Nvidia, Samsung, Intel, Galderma). Mais aussi beaucoup de résilience et d’essais transformés. Aujourd'hui, l’automobile s’y réinvente. Magnetti Marelli, Bosch, Renault ou Mercedes sont les briques d’une filière prometteuse, tournée vers le véhicule connecté, autonome et intelligent.

Un an d'événements

L’anniversaire de la technopole s’étirera sur toute l’année. Le coup d'envoi des festivités sera donné le 1er mars. S'enchaîneront la labellisation de l'institut interdisciplinaire d'intelligence artificielle (3IA) en avril, le lancement du bus-tram en septembre, le 2e Soph.I.A. Summit sur l’intelligence artificielle, ou encore la pose de la première pierre d’Ecotone en décembre. Ce projet immobilier futuriste, porté par l'homme d'affaires Xavier Niel et l'architecte Jean Nouvel, abritera 32 000 m2 d'espaces de bureaux ainsi qu'une antenne de Station F et accueillera, à terme, 4 000 personnes. Le bâtiment futuriste marquera l’entrée "physique" dans la technopole de Sophia Antipolis depuis l'autoroute A8. Tout un symbole.

La technopole de Sophia Antipolis, dans les Alpes-Maritimes
La technopole de Sophia Antipolis a vu officiellement le jour le 21 juillet 1969. Un millier d'emplois y sont créés chaque année. — Photo : DR