Toulon

Industrie

Pourquoi Cartesiam vibre pour le territoire varois

Par Didier Gazanhes, le 17 mai 2018

A choisir entre Paris, Angers et Toulon, villes des  trois fondateurs de Cartesiam, c’est le Var qui l’a emporté haut la main pour abriter le siège de cette start-up en 2016. Avec l’envie de travailler dans un cadre agréable comme principale motivation pour cet éditeur de logiciel B2B, spécialisé dans l’intelligence artificielle embarquée dans des objets.

De g. à dte : Michel Rubino, directeur financier, Joel Rubino, Pdg et François de Rochebouët, directeur technique de Cartesiam. — Photo : Photo NBC

« A la création de Cartesiam, j’étais à Paris, notre directeur technique François de Rochebouët se trouvait à Angers à la Cité des objets connectés et mon frère Michel Rubino était installé à Toulon comme consultant en restructuration d’entreprises. Le choix de Toulon s’est imposé car nous voulions travailler dans un environnement agréable. Nous aimons la ville et le rugby ! Nous avons été accueillis au sein de Toulon Var Technologies, pour la partie Technique et R&D, dans les locaux de l’Isen où deux ingénieurs ont été recrutés. Nous sommes à la recherche de plusieurs centaines de mètres carrés de bureaux dans le centre de Toulon et dans le quartier de la Défense à Paris », explique Joël Rubino. Le PDG de Cartesiam assure depuis la région parisienne le commercial et le marketing.

Maintenance prédictive : Le « Shazam » des vibrations

La phase de preuve de concept réussie, Cartesiam est aujourd’hui en phase de déploiement et compte parmi ses premiers clients EDF, Véolia France et Allemagne, l’Armée française, SJD Décolletage, NextDoor (Groupe Bouygues). « Nous avons imaginé le Shazam des vibrations. Nous avons mis au point une technologie reposant sur l’intelligence artificielle qui permet d’écouter les machines avant qu’elles ne tombent en panne », explique Joel Rubino. A Ajaccio, les capteurs écoutent les vibrations des moteurs qui font tourner la Centrale thermique du Vazzio. Depuis plusieurs mois, l’entreprise collabore également avec Véolia sur trois usines. L’entreprise, qui emploie dix personnes, prévoit de doubler ses effectifs en 2018. « Vivre dans une cadre agréable est un gage d’épanouissement des salariés », affirme le président, qui s’apprête à réaliser une deuxième levée de fonds, quelques mois seulement après avoir bénéficié d’une subvention de Bpifrance. En 2017, investisseurs privés et institutionnels ont engagé 500 000 € dans Cartesiam.

De g. à dte : Michel Rubino, directeur financier, Joel Rubino, Pdg et François de Rochebouët, directeur technique de Cartesiam. — Photo : Photo NBC

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