Var

Innovation

Jacques Delacour : Un champion de l'innovation

Par la rédaction, le 07 mai 2010

Le P-dg d'Optis, Jacques Delacour, a été nommé au grade de Chevalier de l'Ordre national du Mérite. Cette distinction met en lumière le parcours de ce dirigeant de PME «visionnaire» devenu le porte-étendard des sociétés innovantes dans le Var. Hélène Lascols
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Jacques Delacour se plaît à sortir des sentiers battus et avoue un sérieux penchant pour l'innovation, qu'il a placé au coeur de son entreprise, baptisée Optis et qu'il a créé à l'âge de 25 ans, fraîchement diplômé de l'école supérieure d'optique. À cette époque déjà, il sort du lot en concrétisant un rêve d'adolescent. «Mon souvenir le plus lointain sur ce sujet remonte à l'année de mes 15 ans. Mon père m'interrogeait alors sur mes désirs d'avenir et je lui ai répondu sans l'ombre d'une hésitation que je voulais créer ma société, avoir toute latitude pour exprimer mon goût pour l'innovation», raconte-t-il. Décidé à 15 ans, il hésitera toutefois trois années plus tard sur la voie à emprunter. Car s'il passe son temps à décortiquer ce qui lui tombe sous la main et à essaimer des composants électroniques dans toutes les pièces de la maison, il se consacre aussi énormément à sa passion pour le piano et décroche à 17 ans une médaille d'argent en jazz. Mais, le cap du baccalauréat franchi, des choix s'imposent. «Suivant les recommandations de son père», il se convainc alors de rester un pianiste amateur et de se lancer dans des études d'ingénieur pour devenir un jour entrepreneur.




Leader et créateur

L'audace de ses 25 ans a payé puisque deux décennies plus tard, il dirige une PME de 65 personnes, leader mondial des solutions logicielles pour la simulation de la lumière et de la vision humaine. Cette même audace lui a valu au mois d'avril d'être nommé au grade de Chevalier de l'Ordre national du Mérite. «Cette médaille récompense des qualités de leader et de créateur, selon Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes. Elle est aussi un encouragement à poursuivre votre action vers la promotion de l'innovation». Pour l'entrepreneur varois, la décoration résonne comme une reconnaissance du travail accompli par un patron de PME... «Un fait trop rare pour être souligné!» Car, si Jacques Delacour reste discret sur cette réussite entrepreneuriale, il remarque néanmoins qu'elle n'est en aucun cas le résultat d'une quelconque chance. «Elle est la conséquence d'années de travail, couplées à une capacité d'anticipation qui ont fait qu'Optis s'est souvent retrouvée au bon endroit au bon moment».




Le self made man réincarné

Il y a 21 ans, le dirigeant varois débutait donc avec un rêve - celui de développer depuis la France, des produits capables de se vendre dans le monde entier - et des valeurs transmises par ses parents: «Le goût de l'effort, l'ouverture d'esprit, la tolérance». Il n'a alors pas un sou en poche, mis à part quelques aides à l'implantation. Le siège social d'Optis tient dans un Algecco, «ce qui a au moins le mérite de battre le mythe californien du garage», le félicite Bernard Charlès. Mais le jeune entrepreneur est déterminé: «Quand une décision est prise, plus rien ne vous arrête», remarque Bernard Charlès. Quelques années plus tard, «en se fixant des buts ambitieux et en les atteignant», il réussi à gagner la confiance de grands industriels, français et étrangers et s'impose aux yeux de ses pairs comme un champion de l'innovation dans le Var.




«1+1=3»

Ce succès, Jacques Delacour le partage avec ses équipes, sa famille, mais aussi avec d'autres entrepreneurs, expérimentés ou en devenir. Ainsi, lorsqu'il n'est pas chez Optis. Qu'il n'est pas non plus dans un avion, comme passager ou comme pilote, ni au volant d'une belle voiture, l'homme s'investit dans les réseaux: l'association pour le progrès du management ou Toulon Var technologies en local, le Comité Richelieu et Oseo Excellence à l'échelle nationale. Persuadé en effet que «1+1=3», il apprécie de pouvoir confronter ses idées «car cela permet souvent de gagner du temps», rencontrer des entrepreneurs, communiquer son goût pour l'entreprise, voire offrir un coup de pouce à de jeunes créateurs.

Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

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