Innovation

High-tech : Pourquoi Vincent Berge quitte Think&Go

Par Didier Gazanhes, le 30 novembre 2017

Apres avoir créé et passé sept ans à la tête de la start-up Think&Go, leader des écrans connectés, et après l’avoir vendue au groupe Ingenico en Avril 2016, Vincent Berge a décidé de quitter l’entreprise.

Vincent Berge, fondateur de Think&Go vient de quitter la start-up. — Photo : D.R.

Passionné de technologie sans contact, Vincent Berge envisage aujourd’hui de poursuivre sa carrière en travaillant sur la valeur ajoutée des objets connectés dans le domaine de la vente. « J’ai trois ou quatre projets en cours. Je veux travailler sur un ensemble de d’objets connectés et sur la valeur qu’ils génèrent dans le parcours client », commente-t-il, en ajoutant : « Il existe de plus en plus d’objets connectés. Tout cela va générer beaucoup de données, qu’il va falloir traiter. Il faut encore trouver les bons usages, les bonnes applications. On entend beaucoup parler du secteur de la santé (balance, montre, électrocardiogramme…), mais dans le domaine du commerce la révolution va être encore plus large. Une période intéressante s’ouvre… »

Révolutionner le parcours client
Lyonnais, Vincent Berge a travaillé aux Etats-Unis et en Asie avant de s’installer à Marseille en 2005 et d’y fonder sa première start-up, Mobile Distillerie. Il la quitte en 2009 puis crée Think&Go en 2010. « Créer une entreprise est quelque chose de très grisant. Dans une start-up, on travaille sans filet, mais quand on se donne à fond, il y a forcément un retour, une vaie dynamique se met en place et c’est grisant. Au départ, l’idée était de révolutionner le parcours client au travers de la technologie sans contact. A cette époque, les cartes bleues commençaient à peine à être sans contact et il n’existait qu’un seul téléphone équipé de cette possibilité. C’est le besoin d’un de nos clients, Casino, qui nous a fait nous tourner vers les écrans connectés ». Think&Go a ainsi inventé les écrans connectés, gagné 29 prix d'innovation en quatre ans, déployé plus de 300 écrans dans le monde, et récemment installé les premiers écrans connectés en gare et aéroport. « Dans une start-up, le plus difficile à gérer, c’est l’humain. Il faut parvenir à constituer les bonnes équipes. C’est assez difficile. Il faut arriver à faire adhérer les collaborateurs et à recruter les talents sans avoir beaucoup de moyens. Parvenir à développer une start-up est aussi une affaire de chance. Il y a tellement de bonnes idées qui n’aboutissent pas, tout est parfois affaire d’alignement des planètes ».

« Il faut aligner la chance »
Et Vincent Berge d’évoquer sa rencontre avec Emmanuel Macron au CES de Las Vegas. « A l’aéroport, j’avais acheté une GoPro, sans raison. Et quand Macron est passé sur notre stand, j’ai fait des images. Le soir même je balançais une vidéo sur le net montrant que le Ministre utilisait nos écrans et nous avons fait le buzz. C’est le hasard. Il faut aligner la chance… »

En sept ans, Think&Go a levé 4,5 millions d’euros. « Cela demande beaucoup de préparation, beaucoup de travail. Dans ce domaine-là, la chance n’intervient que pour 10%. Chaque nouveau tour de table est difficile, car l’entreprise doit être de plus en plus structurée. Il faut que le modèle mis en place résiste aux chocs ».

 

Vincent Berge, fondateur de Think&Go vient de quitter la start-up. — Photo : D.R.

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