Toulon

Technologies

Comment Cartesiam veut mettre fin aux pannes dans l'industrie

Par H.L., le 14 septembre 2017

Trois entrepreneurs, François de Rochebouët, Joël et Michel Rubino, associent leurs expériences et compétences pour créer Cartesiam, une start-up de l'Internet des objets, dédiée à la maintenance prédictive.

Le Journal des Entreprises, l'économie en régions — Photo : Le Journal des Entreprises

Les créateurs

François de Rochebouët, Joël et Michel Rubino ont des CV longs comme le bras. Le premier est l'ingénieur du trio et est à l'origine de nombreuses start-ups, dont la dernière en date, ApiCube, scrute et analyse les réseaux sociaux pour le compte d'entreprises et collectivités. Joël Rubino, 29 ans de carrière chez IBM où il a occupé le poste de Vice-président Europe, préside aux destinées d'ApiCube. Michel Rubino a dirigé l'entreprise de distribution Schlecker France et l'a sauvée de la faillite en la rapprochant de Système U. Il a aussi trouvé une issue favorable dans le cadre de la fermeture de la filiale d'EDF, Nexcis. En réunissant leurs idées et compétences, ils ont donné naissance à Cartesiam en août 2016 autour d'une conviction : « l'Internet des objets dans l'industrie offre de réelles opportunités ».

Le concept

La spécialité de Cartesiam ? Le développement de produits dotés d'intelligence artificielle embarquée. Le premier d'entre eux est un analyseur de vibrations, qui prend la forme d'un capteur qui tient dans la main et qui, collé à une machine, permet de détecter tout décalage de la signature vibratoire de celle-ci et donc de prévenir une éventuelle panne, une fuite ou un défaut. « Nous voulons disrupter la maintenance prédictive dans l'industrie », explique Michel Rubino, président de Cartesiam. Contactée par la Fédération française de Tennis et Orange, Cartesiam a également développé des tapis de sol connectés et intelligents pour évaluer le nombre de passages par les vibrations émises aux entrées de certains courts lors du tournoi Roland Garros 2017.

Les débuts

Roland Garros a offert une vitrine inespérée au savoir-faire de Cartesiam, qui multiplie depuis les contacts avec de grands comptes. Quant à son capteur d'intelligence embarqué, il est déjà en phase d'expérimentation chez EDF. Il a également reçu le prix du public au Veolia Open Innovation Day et le prix U-Start de Veolia Allemagne. Les débuts sont prometteurs et « nous en avons eu la confirmation lors du salon VivaTech, au cours duquel nous avons vu défiler sur notre stand de nombreux industriels du CAC 40 et de grandes entreprises, tous très intéressés par nos capteurs », se félicite Michel Rubino. « Nous sommes les seuls au monde à travailler sans câbles, en mode portable et en stockant toute l'intelligence dans le capteur, représentant une réelle sécurité pour les industriels dont les données ne se promènent pas dans le cloud », précise le Président de Cartesiam.

Les perspectives

Les trois entrepreneurs ont installé leur siège à Toulon, chez TVT Innovation. Ils disposent aussi d'un point d'ancrage à la Cité des objets connectés à Angers et d'un bureau commercial à Paris. Ils ont réalisé leur première embauche au début de l'été, un ingénieur. Deux ou trois autres personnes rejoindront l'aventure d'ici à la fin de l'année. Ils ont également composé un comité de direction, constitué de compétences de niveau international et d'investisseurs. « Certains nous ouvriront les portes de marchés internationaux, d'autres abonderont au capital. D'ici à quatre ans, Cartesiam devrait être devenue une entreprise qui emploie une cinquantaine de personnes et réalise un chiffre d'affaires assez conséquent. La start-up devrait atteindre son équilibre dès l'année prochaine », détaille Michel Rubino. L'ambition à terme : hisser Cartesiam au rang de leader mondial de la maintenance prédictive.

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