Le Mans

E-commerce

WeTradeLocal lève 5,5 millions d'euros pour cultiver de nouveaux territoires

Par Cédric Menuet, le 13 juillet 2021

Basées au Mans et à Paris, la start-up WeTradeLocal et sa marque Fleurs d'Ici achèvent une deuxième levée de fonds de 5,5 millions d'euros. Ses deux dirigeantes veulent à présent étendre leur modèle de vente et livraison de fleurs locales à d'autres filières et devenir l'"Amazon du circuit court".

Fondatrices en 2017 de Fleurs d'Ici, Hortense Harang et Chloé Rossignol veulent étendre leur modèle à d'autres filières.
Fondatrices en 2017 de Fleurs d'Ici, Hortense Harang et Chloé Rossignol veulent étendre leur modèle à d'autres filières. — Photo : Guillaume Roujas

Après un premier tour de table à 340 000 euros en 2019, WeTradeLocal et sa marque Fleurs d’Ici viennent de lever 5,5 millions d’euros auprès du fonds 2050, Bpifrance, BNP Paribas Développement et Kalian Group. "C’est l’une des plus importantes levées de fonds réalisée en France par deux femmes", souligne Chloé Rossignol, cofondatrice avec Hortense Harang de cette start-up installée au Mans et à Paris. Une opération qui va leur permettre d’accélérer le développement de leur entreprise née en 2017, autour de la livraison de fleurs locales de saison.

Avec Fleurs d’Ici, les deux entrepreneuses ont en effet créé une plateforme de mise en relation entre producteurs locaux de fleurs, fleuristes artisanaux et livreurs permettant de proposer à une clientèle d’entreprises et de particuliers des bouquets de saison, en circuit court. Une offre locale et éthique assurant de nouveaux débouchés aux horticulteurs français, dans un marché dominé par la fleur d’importation. Fort de ce positionnement, la jeune pousse a su séduire une clientèle de grands comptes tels que LVMH, Orange ou encore le consortium Stade de France, pour lesquels elle assure le fleurissement régulier de leurs locaux. L’entreprise a ainsi réalisé en 2020 un chiffre d’affaires de 6,5 millions d’euros.

Cultiver le modèle

Pour éclore, Fleurs d’Ici a développé un outil de gestion spécifique lui permettant une vision intégrée de l’ensemble des écosystèmes locaux de ses différents partenaires. Baptisée WeTradeLocal, cette solution technique fédère aujourd’hui 1 500 prestataires dans toute la France. "Notre technologie permet de fluidifier la logistique et de leur donner du prédictif. Une visibilité nécessaire aux différents acteurs de la chaîne pour s’organiser. C’est pour cela que nous avons investi 1,5 million d'euros depuis 2019 dans nos outils techniques et le développement commercial", explique Chloé Rossignol, qui prévoit avec son associée de consacrer la moitié des fonds nouvellement levés au développement de leur système de gestion.

Objectif : étendre le modèle, rentable, de la fleur. "Compte tenu des contraintes importantes sur ce produit, que nous maîtrisons aujourd’hui, nous pouvons nous ouvrir sur de nouvelles filières en reproduisant la création de boucles locales sur le modèle de Fleurs d’Ici et devenir ainsi un Amazon du circuit court."

Doubler les effectifs

Désormais rebaptisée WeTradeLocal, la start-up va donc se dupliquer en marques, notamment vers les marchés de l’alimentaire. "Nous voulons travailler sur des produits finis, là où se trouve la valeur ajoutée, pour rémunérer correctement nos partenaires, poursuit Chloé Rossignol. Nous visons notamment la restauration collective mais aussi les traiteurs et les micro-brasseurs, en assurant la gestion de bout en bout de la chaîne de valeur locale."

Pour cela, l’entreprise va renforcer ses effectifs. De 20 personnes répartis entre Le Mans et Paris, les équipes passeront à la fin de l’année à 40 salariés, dont une quinzaine au Mans où sont hébergées les fonctions support de la société. Pour l’année à venir, Hortense Harang et Chloé Rossignol ambitionnent ainsi de réaliser un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros.

Fondatrices en 2017 de Fleurs d'Ici, Hortense Harang et Chloé Rossignol veulent étendre leur modèle à d'autres filières.
Fondatrices en 2017 de Fleurs d'Ici, Hortense Harang et Chloé Rossignol veulent étendre leur modèle à d'autres filières. — Photo : Guillaume Roujas

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