Témoignage : Europe Technologies se dope à l'enseignement supérieur

Par la rédaction, le 03 février 2012

Au sein d'Europe Technologies, PME nantaise de plus de 200 salariés, l'usage des dispositifs collaboratifs avec l'enseignement supérieur est fréquent.
Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Patrick Cheppe, dirigeant de la PME de prestations de services à l'industrie Europe Technologies, à Nantes, entretient depuis plus de vingt ans des liens forts avec l'enseignement supérieur. Pourtant, il l'avoue: la chose n'est pas d'emblée évidente. «Les relations entre les entreprises et les centres de recherche sont compliquées, car on n'a pas les mêmes contraintes. Mais, aujourd'hui, l'enseignement supérieur commence à intégrer le fait que sans les entreprises, il n'y aura plus de recherche», témoigne-t-il. Le dernier produit de l'entreprise, l'outil de surveillance Usinae, est par exemple issu de travaux scientifiques émanant d'un centre de recherche. Le lien s'est fait par l'intermédiaire du pôle de compétitivité EMC2, basé à Nantes. La recherche amont a été faite avec les équipes de l'IRCCYN (institut de recherche en communication et cybernétique de Nantes), qui a apporté à l'entreprise des compétences en physique, mathématiques et algorithmes. Dans ce cas précis, l'entreprise intègre le concept scientifique dans une boîte électronique et vend ensuite le produit. «Le fait que ce produit soit issu d'un laboratoire scientifique est intéressant. Outre l'innovation, nos clients voient que demain, on peut encore évoluer. Et puis, les scientifiques sont plutôt contents que l'on valorise leurs travaux», se réjouit Patrick Cheppe. Mené sous la forme d'un projet collaboratif au sein d'un pôle de compétitivité, ce projet labellisé a pu voir son financement facilité. «La structure Oséo nous a permis d'avoir une avance sur le crédit impôt recherche, crédit que l'on rembourse sur la réussite, c'est-à-dire la vente du produit né de la collaboration. Sans le crédit impôt recherche, on ferait deux à trois fois moins de recherche, et du coup, on ferait moins d'export».




Quinze ans de collaboration,

Cette dernière collaboration marque déjà quinze ans de collaboration avec l'enseignement supérieur, Europe Technologies ayant utilisé durant cette période de nombreux dispositifs. «On fait des stages ingénieurs-techniciens, avec des étudiants qui viennent durant six mois. On mixe également chercheurs et stagiaires manuels, pour équilibrer nos équipes sur chaque projet». L'entreprise a déjà collaboré avec huit étudiants en thèse à raison d'une collaboration tous les deux ans, sachant qu'une thèse dure trois ans. L'entreprise travaille aussi avec l'école des Mines, l'école centrale, l'IUT de Nantes, Polytech, l'IRCCYN, le CETIM,etc. «Je travaille également avec la formation en alternance, précise Patrick Cheppe. Ça reste un bon moyen de mêler l'intellectuel et l'intelligence manuelle. Chaque fois qu'on a pu, on a embauché ceux qui ont fait l'alternance chez nous, soit 80 à 90% des jeunes. Quand on les forme, on cherche à les embaucher ensuite».

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