Communication et médias

Sweet FM : La radio poursuit sa percée en Sarthe

Par Cédric Menuet, le 05 septembre 2014

La radio sarthoise est la deuxième plus écoutée dans le département, derrière RTL. Forte de cette notoriété, Sweet FM se renforce sur l'évènementiel.

Wilfrid Tocqueville, dirigeant de la radio Sweet FM au Mans.
Wilfrid Tocqueville a repris Sweet FM en 2003. A l'origine basée à La Ferté-Bernard, la radio émet aujourd'hui sur 11 fréquences, dans 4 départements. — Photo : Cédric Menuet - Le Journal des entreprises

Toujours très attendus au coeur de l'été, les résultats de l'étude d'audience de Médiamétrie placent une nouvelle fois Sweet FM à la deuxième place des radios les plus écoutées en Sarthe. Après un décrochage de 1,6 point l'année dernière, la radio locale voit son audience progresser de 0,4 % dans le département, fédérant ainsi quotidiennement 60.500 auditeurs contre 58.600 la saison précédente. Avec 12,8 % de l'audience sarthoise, Sweet FM suit donc RTL qui réunit 78.700 personnes, soit 16,7 % des 385.000 auditeurs du département. « Sur les moins de 60 ans, nous sommes leader en Sarthe et sur l'agglomération du Mans. C'est ce créneau qui intéresse nos annonceurs », précise Wilfrid Tocqueville, gérant de la station. Radio privée, Sweet FM vit en effet uniquement de ses recettes publicitaires qui lui ont permis de dégager un chiffre d'affaires de 1,3 million d'euros en 2013. Pour parvenir à ce résultat, la station dispose de 11 fréquences en Sarthe, Mayenne, Orne et Eure-et-Loir. « Avec une zone de diffusion aussi large, la sectorisation de l'information est notre valeur ajoutée. C'est coûteux, mais ça fonctionne en terme de publicité », précise le dirigeant. La clé, c'est en effet des décrochages locaux via des flashs d'informations propres à chacune de ses zones de diffusion, afin d'assurer une certaine proximité aux auditeurs.

Pistes de diversification

Bien que la dernière ouverture d'antenne remonte à 2013, aucune extension du réseau n'est prévue. « On milite auprès du CSA pour l'ouverture d'une fréquence à La Flèche afin de couvrir enfin toute la Sarthe. Si on doit s'étendre, ça sera là où l'on émet déjà. » Laval, Chartres ou encore Dreux compléteraient en effet avantageusement la couverture de Sweet FM, même si Wilfrid Tocqueville se dit prêt à candidater en cas d'ouverture de fréquences sur les agglomérations d'Angers, Tours ou Caen. En attendant de conquérir de nouveaux territoires, la radio sarthoise veut consolider l'existant. Elle profite en effet de la foire du Mans pour organiser un concert gratuit devant réunir entre 8.000 et 10.000 spectateurs. « Si ça fonctionne, on pourrait le refaire plusieurs fois dans l'année, dans d'autres villes. Aujourd'hui on a la puissance en terme de diffusion et d'effectif pour l'organiser », précise le dirigeant. L'évènementiel est en effet une bonne source de notoriété et de revenus pour Sweet FM. De nouvelles émissions délocalisées chez l'annonceur sont d'ailleurs prévues cette saison, à Family Village ou encore Speed Park de Saint-Saturnin. Du donnant-donnant pour la radio.

Wilfrid Tocqueville, dirigeant de la radio Sweet FM au Mans.
Wilfrid Tocqueville a repris Sweet FM en 2003. A l'origine basée à La Ferté-Bernard, la radio émet aujourd'hui sur 11 fréquences, dans 4 départements. — Photo : Cédric Menuet - Le Journal des entreprises

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