Maine-et-Loire

Industrie

Semosia lance un programme d’investissements de 7 millions d’euros sur cinq ans

Par Olivier Hamard, le 09 décembre 2022

Suite à la sécheresse estivale, le groupe industriel angevin Semosia lance un programme d’investissement conséquent pour répondre à une demande nouvelle : de plus en plus d’industriels souhaitent réutiliser les eaux usées. Une activité que propose Semeo, l’une des filiales du groupe.

Philippe Hardouin préside le groupe industriel angevin Semosia, qu’il a créé à partir de la reprise en 1991 de la société de chaudronnerie S2C.
Philippe Hardouin préside le groupe industriel angevin Semosia, qu’il a créé à partir de la reprise en 1991 de la société de chaudronnerie S2C. — Photo : Semosia

Depuis l’été 2022, le groupe Semosia, basé à Angers, enregistre un nombre croissant de demandes dans le domaine du traitement des eaux usées. Avec la sécheresse, nombre d’industriels souhaitent en effet pouvoir les réutiliser : "Ils veulent le plus souvent louer des équipements, indique Philippe Hardouin, président de Semosia. Or, la vocation de notre filiale mayennaise Semeo, à La Gravelle, est d’intervenir avec des unités de traitement mobile, que nous pouvons installer en location et en assurer au besoin l’exploitation. Nous savons aussi effectuer le traitement des terres polluées avec notre autre filiale Neyrtec, à Lorient, dans le Morbihan."

Pour répondre à ces demandes, Semosia lance un programme d’investissements de 7 millions d’euros sur cinq ans : "Nous allons dès 2023 investir 1,5 million d’euros en développement pour répondre à la demande de traitement d’eau principalement dans le secteur agroalimentaire, précise Philippe Hardouin. En 2024, nous injecterons la même somme pour travailler sur l’excavation des terres polluées. La plupart des équipements seront fabriqués en interne."

Marché français et étranger

ETI de 250 collaborateurs, Semosia réalise à la fois des équipements industriels, des équipements pour l’environnement et des gradins et tribunes pour le secteur de l‘événementiel. Il mène une politique d’investissement régulière. Son chiffre d’affaires en croissance (73 millions d’euros en 2022), le groupe angevin le réalise à 60 % à l’export, dans près de 90 pays. Il a ouvert récemment une filiale aux États-Unis pour l’activité dans l’événementiel de sa filiale vendéenne Master Industrie. En 2021, il a par ailleurs décroché, avec sa filiale morbihannaise Neyrtec, un contrat de 26 millions d’euros au Gabon auprès du groupe minier Eramet, pour assurer la dépollution de terres excavées.

La demande nouvelle pour laquelle il lance ce programme d’investissements de 7 millions d’euros devrait en premier lieu concerner des clients français. "Semeo travaille aujourd’hui à plus de 90 % en France mais l’idée est aussi d’exporter son savoir-faire, confie Philippe Hardouin. Nous avons pour l’instant des projets au Benelux, en Suisse et aussi au Maghreb."

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