Maine-et-Loire

Commerce

Quincaillerie Douessine : le pari réussi de Thierry Drapeau

Par Olivier Hamard, le 20 janvier 2020

En 1986, Thierry Drapeau ouvrait à 26 ans un magasin de quincaillerie en libre-service à Doué-la-Fontaine, dans le Maine-et-Loire. Aujourd’hui, la Quincaillerie Douessine emploie 48 personnes et réalise un chiffre d’affaires de plus de 11 millions d’euros.

Thierry Drapeau a conservé l'esprit initial de la quincaillerie traditionnelle avec la vente à l'unité.
Thierry Drapeau a conservé l'esprit initial de la quincaillerie traditionnelle avec la vente à l'unité. — Photo : Olivier Hamard JDE

Sacré pari que celui lancé par Thierry Drapeau en avril 1986 : l’étudiant en sciences de 26 ans, qui se destinait alors à l’enseignement, ouvrait une quincaillerie dans la zone industrielle naissante de Doué-la-Fontaine, sans même le soutien d’une banque. Le principe : un magasin de bricolage de 400 mètres carrés, en libre-service comme les grandes surfaces. « Le concept était très peu répandu, précise l’entrepreneur douessin. Ça a marché tout de suite, car cela répondait à un besoin, aussi bien chez les particuliers que les professionnels, qui étaient principalement des agriculteurs à cette période. C’était aussi le début du bricolage à la maison, où les gens voulaient faire les choses par eux-mêmes. »

10 000 mètres carrés couverts

Si, depuis 1986, les enseignes de bricolage de grands groupes ont essaimé dans les grandes villes et les villes moyennes, la Quincaillerie Douessine a tenu bon. Elle compte parmi la quinzaine de grandes surfaces de bricolage indépendantes restant aujourd’hui sur le territoire français.

La quincaillerie fondée par Thierry Drapeau en 1986 emploie aujourd'hui 48 personnes.
La quincaillerie fondée par Thierry Drapeau en 1986 emploie aujourd'hui 48 personnes. - Photo : Olivier Hamard JDE

Et Thierry Drapeau, en conservant l’esprit initial de la quincaillerie, où l’on vend des articles au détail, n’a eu de cesse de la développer. En 2000, le magasin devenu trop petit a déménagé, toujours dans la même zone industrielle de Doué-la-Fontaine, et il s’est encore agrandi en 2010 : il représente aujourd’hui 10 000 mètres carrés couverts, dont 6 000 de surface de vente pour 45 000 articles en rayon : « Nous répondons à toutes les demandes, assure Thierry Drapeau, qui compte parmi sa clientèle environ 90 % de particuliers pour près de 10 % de professionnels. Soit nous avons, soit nous pouvons avoir ! Chez nous, les équipes sont autonomes et on essaie de faire grandir les gens en les rendant indépendants. Ce sont les responsables de rayons qui gèrent leurs approvisionnements, et c’est un peu comme si nous avions plusieurs boutiques au sein d’un seul magasin. »

La quincaillerie douessine emploie aujourd’hui 48 personnes pour un chiffre d’affaires de près de 12 millions d'euros. L’évolution du magasin a incité Thierry Drapeau à structurer, définir un organigramme précis et même à quitter les rayons pour se consacrer pleinement au management de l’entreprise. Il propose aux particuliers, à la demande, les services de quelques artisans locaux et a créé une équipe d’installation et d’entretien pour les chauffages à bois. Actuellement, il met même en place un service pour les professionnels, avec une personne dédiée qui ira directement chez eux pour évaluer à leurs besoins. « Nous le faisions au coup par coup mais ce n’était pas institutionnalisé, précise-t-il. En revanche, nous faisons toujours nos catalogues nous-même et n’avons pas de site internet. Malgré cela, nous n’avons jamais perdu en fréquentation. Pour preuve, nous avons entre 13 000 et 14 000 cartes de fidélité actives. » Une fidélité qui ne se dément pas, avec une zone de chalandise d’environ 25 kilomètres autour du magasin,  et des clients qui pour certains passent tous les jours à la quincaillerie, comme on fait sa balade quotidienne.

Thierry Drapeau a conservé l'esprit initial de la quincaillerie traditionnelle avec la vente à l'unité.
Thierry Drapeau a conservé l'esprit initial de la quincaillerie traditionnelle avec la vente à l'unité. — Photo : Olivier Hamard JDE

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