Angers

Industrie

Pack’R fait le plein à l’export et anticipe vingt recrutements

Par Florent Godard, le 13 septembre 2017

À Angers, Pack’R (100 salariés) cherche à recruter dix collaborateurs cette année et envisage dix nouvelles embauches en 2018. Dopée par l’export (85% de son CA), cette PME fabrique des machines de remplissage de bidon et fûts pour des liquides spécifiques, comme des huiles de moteurs. Total, ExxonMobil ou Chevron font partie de ses clients.

Photo : Crystal Kwok - Unsplash

Discrète PME sise à Beaucouzé (agglomération d’Angers), Pack’R fabrique des « remplisseuses ». Comprendre : des machines spéciales destinées à remplir de grands pots de mayonnaise pour les restaurants, des bidons de concentré de Pepsi, des sauts de peinture, jusqu’à d’énormes fûts de 200 litres d’huile de moteur (pour Total par exemple) ou encore de produits chimiques, comme des pesticides. Son usine conçoit aussi des lignes complètes incluant les étapes du remplissage, de la pose de bouchons, la palettisation…

Niche technique

« Nous sommes sur une niche technique, puisqu’on s’adresse surtout aux liquides complexes, très visqueux, agressifs, volatiles. On livre par exemple des machines répondant à des normes anti-explosives », explique le dirigeant de Pack’r, Didier Bessard. Une niche porteuse.

En plein essor, la PME emploie désormais cent personnes, plus quinze intérimaires. Et elle compte embaucher dix personnes supplémentaires d’ici la fin de l’année, « puis probablement autant l’année prochaine, au vu de nos perspectives de croissance », dixit son dirigeant, également patron d’AEPR, une PME spécialisée en automatisation de lignes industrielles et en robotique basée à Montilliers (49).

Métiers en tension

Les profils recherchés ? « Des techniciens de service-client, des automaticiens, du niveau BTS à ingénieur, ou encore des compétences pour notre bureau d’études en mécanique », répond Didier Bessard. Et ce n’est pas une mince affaire. « On constate actuellement une pénurie sur ce type de métiers, enchaîne-t-il. L’une des raisons reste que les ingénieurs s’orientent relativement peu vers les métiers techniques purs, mais préfèrent souvent la gestion de projets ou le management ». En attendant de trouver des candidats, le chef d’entreprise emploie plusieurs prestataires extérieurs.

Grands comptes à l’international

Grâce à ses ventes à l’export, tirées principalement par des grands comptes tels que Total, ExxonMobil et Chevron, Syngenta, Bayer, Ecolab, Cargill… la PME a connu un boom depuis 2013. Ses effectifs ont bondi, d’une soixantaine à une centaine de personnes aujourd’hui et de 9 millions d’euros de chiffre d’affaires à 13,5 millions (2016). Une progression que son patron voit bien se poursuivre à l’avenir « on table sur plus de 14,5 millions d’euros pour cette année, puis entre 17 et 18 millions d’euros pour l’année 2018 ».

Réalisant 85% de ses ventes à l’international, Pack’r dispose de deux filiales à l’étranger, l’une aux USA (Atlanta), l’autre en Asie (Singapour).

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir la version gratuite de nos newsletters dans votre boîte mail