Maine-et-Loire

Industrie

Nicoll poursuit ses programmes d’investissement à Cholet

Par Olivier Hamard, le 18 janvier 2023

En 2022, la société choletaise Nicoll, qui conçoit et fabrique des solutions pour la gestion des fluides, essentiellement pour le secteur du bâtiment, a bénéficié d’un programme d’investissement de près de 10 millions d’euros. Cette année, la filiale du groupe belge Aliaxis poursuit l’optimisation de son outil industriel et travaille en recherche et développement sur de nouveaux produits.

Le site de Nicoll à Cholet produits par injection ou extrusion des solutions de gestion des fluides pour le secteur du bâtiment.
Le site de Nicoll à Cholet produits par injection ou extrusion des solutions de gestion des fluides pour le secteur du bâtiment. — Photo : Olivier Hamard

Nicoll accélère ses investissements pour son site de Cholet, dans le Maine-et-Loire, qui est le principal site de l’entreprise.

Spécialiste des solutions en PVC de gestion de fluides pour le secteur du bâtiment, la société choletaise Nicoll réalise plus des trois quarts du chiffre d’affaires d’Aliaxis France, dont elle héberge le siège social. Chiffre d’affaires de plus de 300 millions d’euros en 2022. "Nous avons eu une belle activité jusqu’au printemps puis une forte baisse de juin à septembre avant un redémarrage en fin d’année, indique Benoît Fabre, directeur général d’Aliaxis France. Parallèlement, nos actionnaires ont confirmé leur volonté de continuer d’investir à Cholet, qui reste notre vaisseau amiral, pour accélérer notre transformation industrielle et poursuivre nos travaux d’innovation."

En 2022, le groupe avait doublé ses investissements à Cholet par rapport à 2021, avec une enveloppe de 10 millions d’euros. Cette année, encore, il a choisi d’investir 21 millions d’euros dans ses sites industriels français, dont la grande majorité sera dédiée à son implantation choletaise.

Vers un PVC recyclé

Nicoll transforme 40 tonnes de PVC chaque jour avec ses 93 presses à injection et 30 tonnes sur ses 16 lignes d’extrusion. "Depuis plusieurs années, nous optimisons la production, indique Olivier Perez, directeur du site de Cholet. Nous modifions nos process d’emballage des produits, nous avons installé des cobots pour remplacer les gestes répétitifs et d’autres vont arriver en mars prochain. Ces automatisations viennent au fur et à mesure de l’évolution de nos process." Des process qui intègrent de plus en plus de matières recyclées, en plus des rebuts de la production systématiquement réintroduits dans le circuit. "Nous accélérons la recherche pour recycler le PVC, ajoute Benoît Fabre. L’avenir passe en effet par un plastique le plus recyclable et le plus recyclé possible." Le centre R & D de Cholet a d’ailleurs conçu, outre un récupérateur des eaux de douche, un système d’évacuation en PVC bas carbone et une gamme sanitaire pour l’enseigne Leroy Merlin, qui intègre 90 % de plastique recyclé, trois nouveautés venues enrichir la gamme de Nicoll en 2022. L’entreprise choletaise compte bien continuer d’accélérer sur les sujets environnementaux et la question du recyclage, une partie de l’investissement prévu cette année étant aussi dédié à la recherche et au développement.

940 salariés

Le site Nicoll de Cholet est l’une des trois unités de production d’Aliaxis France (1 300 salariés), aux côtés de l’autre unité Nicoll de Frontonas (140 salariés), en Isère, et de Girpi (150 collaborateurs), dans le Calvados.

Benoît Fabre est le directeur général d’Aliaxis France.
Benoît Fabre est le directeur général d’Aliaxis France. - Photo : Olivier Hamard

Il emploie environ 600 personnes, auxquelles s’ajoutent plus de 300 collaborateurs commerciaux et dans les fonctions support d’Aliaxis France. 940 salariés sont ainsi rattachés au site choletais. "Nos produits sont destinés pour 85 % environ aux professionnels via des distributeurs et des grossistes", précise Benoît Fabre. Le reste s’adresse aux particuliers via les grandes surfaces de bricolage. L’export représente environ 15 % du chiffre d’affaires d’Aliaxis France, qui commercialise aussi ses produits en Europe, en Amérique du Sud, en Afrique ou au Moyen-Orient.

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