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MMArena : « Notre priorité, c'est Le Mans FC »

Par Cédric Menuet, le 02 décembre 2016

Arrivée en septembre dernier, Séverine de Pablo est la nouvelle directrice de Le Mans Stadium, filiale de Vinci en charge de l'exploitation du MMArena.

Séverine de Pablo, directrice de Le Mans Stadium, filiale de Vinci en charge de l'exploitation du MMArena.
Séverine de Pablo, directrice de Le Mans Stadium, filiale de Vinci en charge de l'exploitation du MMArena. — Photo : Cédric Menuet - Le Journal des entreprises

En 2013, la liquidation de Le Mans FC privait le stade de club résident. Quel regard portez-vous sur ces trois dernières années ?

La chute du club est un échec, mais les équipes ont maintenu la dynamique à travers des événements sportifs mais aussi par une activité de séminaires d'entreprise et la transformation du stade en hôtel éphémère pendant les 24 Heures du Mans. Depuis 2013, le MMArena a accueilli 250 événements et 300.000 personnes.

Comment s'est négocié le retour de Le Mans FC au stade ?

Il y a une volonté commune de Le Mans Stadium, de la ville et du club de l'accompagner dans sa reconstruction. Le Mans FC joue une saison complète au MMArena, c'est-à-dire 13 matches plus les rencontres de Coupe de France. Le stade a vocation à accueillir Le Mans FC, c'est notre priorité numéro 1. De notre côté, nous avons travaillé à l'optimisation des coûts d'organisation des matches. Chaque rencontre mobilise 50 personnes qu'il faut coordonner en vue d'assurer l'ouverture du stade et l'accueil du public. Un match, c'est une semaine de préparation.

L'arrivée de Thierry Gomez à la présidence de Le Mans FC a-t-elle favorisé le retour du club sur la pelouse du MMArena ?

Thierry Gomez lui a donné un nouvel élan en apportant au Mans un nouveau projet à moyen terme afin d'accompagner le club au plus haut niveau. Il a de l'expérience en tant que dirigeant de club et dans l'événementiel. On peut s'appuyer sur lui.

Pourra-t-on voir les clubs des départements voisins jouer au MMArena cette saison ?

Je me suis présentée aux patrons des clubs d'Angers, Laval et Tours. J'ai reçu un bon accueil. On cherche ensemble la bonne opportunité, comme une belle affiche de Coupe de France ou encore des matches de préparation lors des trêves internationales.

Quelles sont les autres pistes de diversification ?

Il y a les matches internationaux. Nous sommes en contact actuellement avec la Fédération française de football pour le calendrier 2017. J'ai également envie d'explorer la piste des compétitions autour des nouvelles technologies, comme des courses de drones par exemple. On veut également poursuivre l'activité hôtellerie que l'on a lancée en 2013 pour Alpine pendant les 24 Heures du Mans. En 2015, nous avons créé 365 chambres dans le MMArena pour Nissan. Cette année, c'est une vingtaine de loges qui ont été converties en hébergement. Nous avons également ouvert 10.000 m² extérieurs au stade à vocation de camping pendant la semaine de la course. Pour 2017, on travaille avec l'ACO pour trouver un constructeur intéressé par nos solutions d'hébergement.

Financièrement, comment se porte Le Mans Stadium ?

Nous avons une perte de 100.000 euros sur l'exercice 2016. Mais l'audit demandé par la ville a démontré la bonne gestion du stade. Nous avons des charges fixes qui se montent à 5 millions d'euros par an, essentiellement des remboursements d'emprunts. Nos engagements de concessionnaire sont respectés. Les investissements sont faits, la programmation est là, l'optimisation des charges est effective. Nous travaillons en toute transparence avec la ville.

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