Maine-et-Loire

Aéronautique

Meggitt veut redécoller avec sa nouvelle usine d’Avrillé

Par Olivier Hamard, le 08 juillet 2022

Le sous-traitant aéronautique Meggitt, actuellement installé à Avrillé sur un site construit en 1961, a officialisé son déménagement début 2025 dans sa future usine de 14 500 m2, toujours à Avrillé, et nourrit l’ambition de doubler son chiffre d’affaires.

De gauche à droite : Xavier Monange, vice-président projets stratégiques et directeur des relations institutionnelles Europe de Meggitt, Eric Grelier, vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire, Jean-Marc Verchère, vice-président d’Angers Loire Métropole, Carolin Houssin-Salvetat, maire d’Avrillé, et Marc Guiborel, directeur du site.
De gauche à droite : Xavier Monange, vice-président projets stratégiques et directeur des relations institutionnelles Europe de Meggitt, Eric Grelier, vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire, Jean-Marc Verchère, vice-président d’Angers Loire Métropole, Carolin Houssin-Salvetat, maire d’Avrillé, et Marc Guiborel, directeur du site. — Photo : Olivier Hamard

Marc Guiborel, le directeur du site Meggitt d’Avrillé, ex-usine Artus en périphérie d’Angers, ne cache pas sa satisfaction, lui qui depuis plusieurs années portait le projet d’une nouvelle usine, avec la crainte de le voir ne pas aboutir. "Si nous n’avions pas construit ce nouveau site, affirme-t-il, on aurait perdu un savoir-faire et des compétences importantes au plan local." Le groupe britannique Meggitt, dont dépend le site du sous-traitant aéronautique avrillais, avait donné son aval à ce futur équipement fin 2021. Restaient la signature entre la collectivité et le groupe britannique et l’annonce officielle du projet. C’est désormais chose faite, la parcelle de dix hectares dans le secteur de la Baratonnière à Avrillé est réservée, l’architecte, le cabinet angevin CRR Architecture, a été choisi et les travaux devraient débuter début 2023. Le déménagement de l’activité est prévu pour début 2025.

Un projet à 35 millions d’euros

La future usine de Meggitt consistera en un équipement de 14 500 m2, qui viendra se substituer aux quelque 9 000 m2 qu’occupe aujourd’hui l’entreprise. L’investissement prévu est de plus de 35 millions d’euros. La communauté d’agglomération Angers Loire Métropole, via son agence de développement Aldev, portera le projet qu’elle revendra ensuite à Meggitt. Construit en 1961, le site actuel a été agrandi à plusieurs reprises au gré du développement de l’activité. Spécialisé dans la conception et la fabrication de pièces pour l’aéronautique, utilisées dans les moteurs pour les commandes de vol des avions ou le freinage des roues des trains d’atterrissage, il emploie 320 collaborateurs en CDI et réalisait un chiffre d’affaires d’environ 100 millions d’euros chaque année avant la crise sanitaire, travaillant directement pour les grands noms de l’aviation civile ou militaire ou leurs sous-traitants de rang 1 tels que Safran, Dassault ou encore Thales. "Le Covid a eu un impact sur notre activité mais c’est presque derrière nous, désormais, constate Xavier Monange, vice-président projets stratégiques et directeur des relations institutionnelles Europe du groupe britannique Meggitt (2 Md€ de CA, 9 000 collaborateurs dans le monde). Nous avons, depuis, gagné de nouveaux marchés et nous sommes à l’aube de la troisième révolution de l’aéronautique. Après l’arrivée de l’acier dans la construction des avions puis le passage des hélices aux turbines, nous entrons dans le passage du kérosène aux énergies décarbonées. Le site de Meggitt à Avrillé a une place prépondérante à jouer dans cette révolution."

La future usine, digitalisée et modulaire, se voudra "exemplaire" sur le plan environnemental. "Nous allons, par exemple, réduire de 40 % notre consommation d’électricité à périmètre identique", affirme Xavier Monange. L’équipement devrait aussi permettre à l’unité angevine de Meggitt de décrocher de nouveaux marchés et d’accélérer sa croissance. Le site, qui exporte la moitié de sa production, ambitionne de doubler son chiffre d’affaires d’ici 10 ans pour atteindre 200 millions d’euros, en renforçant son effectif pour atteindre environ 500 salariés.

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