Sarthe

Réseaux économiques

Les organisations patronales sarthoises vent debout contre le télétravail

Par Cédric Menuet, le 03 novembre 2020

Le Medef Sarthe, l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) Sarthe, la Fédération des transports de la Sarthe et la Fédération française des banques de la Sarthe protestent contre le passage obligé des salariés en télétravail. Elles appellent ainsi l’État à faire confiance aux chefs d’entreprise.

Télétravail
Quatre organisations patronales sarthoises protestent contre le 100% télétravail. — Photo : Flickr

Quatre organisations patronales s’indignent de la bascule obligatoire de leurs salariés en télétravail. Dans un communiqué commun, le Medef Sarthe, l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) Sarthe, la Fédération des transports de la Sarthe et la Fédération française des banques de la Sarthe dénoncent en effet l’absence de fondement juridique de cette mesure « alors même que les entreprises ont toujours pris leurs responsabilités, privilégiant avant tout la santé et la sécurité des salariés. »

Elles soulignent également l’impossibilité de convertir l’ensemble des collaborateurs au télétravail. « Certaines entreprises, déjà exsangues compte tenu de la baisse d’activité, ne peuvent pas supporter des investissements supplémentaires pour équiper leurs salariés. » Les quatre organisations patronales sarthoises posent également la question de l’autonomie des jeunes, stagiaires et alternants « dont le gouvernement encourage pourtant l’embauche. »

"Bombe à retardement sociale"

Le Medef Sarthe, l’UIMM Sarthe, la Fédération des transports de la Sarthe et la Fédération française des banques de la Sarthe pointent aussi du doigt la « vision réductrice et peu respectueuse de la part des décideurs politiques, du travail d’un salarié, estimant que celui-ci peut se limiter à être à 100 % derrière un ordinateur. Ce serait oublier la nécessité d’interactions et la dimension sociétale qui caractérisent l’entreprise. » Ce qui, selon ces fédérations, laisse planer sur les entreprises une double menace. « Isoler les cols blancs chez eux en télétravail et les cols bleus est un non-sens et une bombe à retardement sociale. » À cette crainte de la dégradation du climat social s’ajoute l’accroissement des responsabilités du chef d’entreprise vis-à-vis de la santé et de la sécurité des salariés.

Appel à la confiance

« Nous refusons de porter de telles responsabilités pour une mesure imposée, sans concertation et qui ne prend pas en compte la réalité de nos entreprises. Nous sommes convaincus que seul le dirigeant est en mesure d’apprécier le risque en fonction de son environnement, de son contexte, et de proposer l’organisation de travail la plus adaptée. Cela est indispensable pour nous permettre de poursuivre notre activité, avec le souci de préserver la santé des salariés et un bon climat social », estime Karel Henry, présidente du Medef Sarthe.

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