Pays de la Loire

Investissement

Les investissements qui marqueront 2021 en Maine-et-Loire, Sarthe et Mayenne

Par Cédric Menuet, le 11 janvier 2021

Malgré une crise sanitaire qui s’éternise, l’investissement dans les territoires se maintient en 2021. Qu’ils s’agissent de créer de nouveaux sites de production, d’installer de nouvelles entreprises ou de développer de nouvelles activités, les acteurs économiques de nos trois départements fourmillent de projets pour l’avenir.

A Vaiges, en Mayenne, LDC construit une usine dédiée à la valorisation des coproduits de volailles issus de ses abattoirs.
A Vaiges, en Mayenne, LDC construit une usine dédiée à la valorisation des coproduits de volailles issus de ses abattoirs. — Photo : LDC

LDC investit en Mayenne dans la valorisation de ses déchets de volailles

Le groupe sarthois LDC (4,4 Md€ de CA, 23 000 salariés en Europe) lancera au printemps 2021 l’activité de sa nouvelle filiale Poultry Feed Company (PFC), dédiée à la valorisation de coproduits de volailles issus de différents sites de production du groupe. Le groupe sarthois a retenu la commune de Vaiges, en Mayenne, à une trentaine de kilomètres de son fief de Sablé-sur-Sarthe, pour y construire cette nouvelle usine. Il y produira des farines et graisses destinées à l’alimentation animale et l’aquaculture. Un site qui nécessite un investissement de 50 millions d’euros, porté conjointement avec Terramar, une entreprise chilienne spécialisée dans l’aquaculture. « Ils voulaient s’implanter en France pour trouver une source d’approvisionnement en nourriture pour poisson », précise Denis Lambert, PDG de LDC. Cette nouvelle activité devrait générer localement une trentaine d’emplois.

Adisseo investit 35,5 millions d’euros à Segré-en-Anjou Bleu

Unité industrielle Innov'ia Adisseo - Segré (49)
Unité industrielle Innov'ia Adisseo - Segré (49) - Photo : Adisseo

Spécialistes des solutions nutritionnelles pour les animaux, le groupe Adisseo (1,44 Md€ de CA 2019, 2 185 collaborateurs dont la moitié en France) lance la construction d’une nouvelle unité industrielle de 9 500 m² à Segré-en-Anjou Bleu pour sa filiale Innov’ia. Fabricant de poudres sur mesure pour l’industrie alimentaire, pharmaceutique ou cosmétique, Innov’ia disposera de trois lignes industrielles équipées de tour d’atomisation et d’une ligne complète de conditionnement. Les travaux représentent un investissement de 35 millions d’euros et débuteront en janvier 2021 pour une mise en service en juillet 2022. 35 emplois seront créés et l’effectif atteindra 80 collaborateurs d’ici 10 ans, une extension étant envisagée pour doubler la capacité du site. Innov’ia (35 M€ de CA en 2019) qui possède deux sites de production à Caen et La Rochelle, entend doubler son chiffre d’affaires d’ici 2030.

Girpav construit une usine en Sarthe

Spécialiste du béton décoratif et de la pierre reconstituée, Girpav construit dans le nord-Sarthe une usine de 6 000 m² dédiée à la fabrication de produits de décoration extérieure. L’entreprise de Beaugency (45) a en effet choisit le Maine Eco Park de Maresché pour installer cette nouvelle unité de production qui devrait générer une vingtaine d’emplois sur place. L’activité doit débuter courant 2021.

Bouyer Leroux investit 8 millions d’euros pour sa filiale choletaise SPPF

À Cholet, le fabricant de volet SPPF, filiale du groupe de la Séguinière Bouyer-Leroux (1 500 collaborateurs, 350 M€ de CA), connait une activité en forte croissance et a doublé son chiffre d’affaires ses dix dernières années. L’entreprise (150 salariés, 44 M€ de CA 2018) a fait l’acquisition de terrains attenant à son site de production et 8 millions d’euros vont être investis dans les trois années à venir pour assurer l’agrandissement de son site de production aujourd’hui saturé. Le groupe Bouyer Leroux poursuit par ailleurs son plan global d’investissement de 75 millions d’euros lancé pour sept ans en 2018 afin de réduire ses consommations d’énergie et augmenter la part d’énergies renouvelables dans ses process de fabrication.

Le breton Lou Légumes investit dans une nouvelle champignonnière en Mayenne

La champignonnière de Landivy en Mayenne sera opérationnelle en 2021 et emploiera 150 personnes.
La champignonnière de Landivy en Mayenne sera opérationnelle en 2021 et emploiera 150 personnes. - Photo : Lou Légumes

Fort de 160 salariés pour 30 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019, le producteur de champignons Lou Légumes investit cette année 12 millions d’euros dans son outil de production. Si l’entreprise bretonne va étendre de 1 800 m² son site de Poilley (35), elle va surtout s’offrir en 2021 une nouvelle champignonnière à Landivy, en Mayenne, à une vingtaine de kilomètres de son usine actuelle. D’une surface de plus de 11 000 m², le site mayennais comprendra 26 salles de culture où 150 personnes travailleront en CDI à la production de champignons, pour un volume de 4 500 tonnes annuelles, soit autant qu’à Poilley. Des produits que Lou Légumes écoule auprès de la grande distribution et de réseaux spécialisés. La PME procédera à ses premiers recrutements locaux en mars prochain, pour une mise en service prévue en juin 2021.

Rustin choisit la Touraine pour sa nouvelle usine

Fabricant de pièces techniques en caoutchouc, Rustin (8,5 M€ de CA en 2019) va implanter une nouvelle usine en Indre-et-Loire, sur la commune de Neuillé-Pont-Pierre. Un site qui sera opérationnel en 2021 et situé à une vingtaine de kilomètres de ses ateliers historiques de La Chartre-sur-le-Loir, dans le sud de la Sarthe. Cette seconde usine sera dédiée à la production de pièces en silicone pour le secteur du ferroviaire et emploiera une vingtaine de salariés.

Le transporteur choletais Ageneau regroupe ses sites angevins à Trélazé

Guillaume Ageneau, directeur général Ageneau Transport
Guillaume Ageneau, directeur général Ageneau Transport - Photo : Ageneau Group

En 2022, Le groupe familial choletais de transport Ageneau (500 collaborateurs, 60 M€ de CA 2019) regroupera ses trois sites de l’agglomération angevine à Trélazé, sur une partie de l’ancien site de production d’ardoises des Fresnaies, exploité jusqu’en 2014 par Imerys. Une friche industrielle de 12 hectares acquise par le promoteur P2I pour la réhabiliter en zone d’activité. Le groupe Ageneau disposera entre autres de 12 000 m² d’entrepôts couverts et installera un de ses centres de formation, actuellement implanté à Brain-sur-l’Authion. Le projet représente un investissement de12 millions d’euros.

Briand construction Bois veut augmenter sa production

Briand Construction Bois, à Verrières-en-Anjou, va investir 19 millions d’euros dans son outil de production. Filiale du groupe vendéen Briand, spécialisé majoritairement dans la construction métallique, l’entreprise (21 M€ de CA, 78 salariés) fabrique essentiellement des charpentes en lamellé-collé, mais elle est de plus en plus sollicitée pour la fabrication de murs à ossature bois et veut renforcer cette activité avec une vingtaine de personnes dédiées. Briand Construction Bois va donc agrandir ses ateliers de 12 000 à 17 000 m². Le chantier devrait débuter mi-2021 et s’achever dans deux ans à deux ans et demi. L’entreprise prévoit d’augmenter à terme son effectif global d’une quarantaine de personnes, avec l’ambition de se rapprocher des 30 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Paper Mill Industries va investir 25 millions d’euros sur l’ex-papeterie Arjowiggins

Repreneur de l’ancienne papeterie sarthoise Arjowiggins de Bessé-sur-Braye, Paper Mills Industries va consacrer 25 millions d’euros sur cinq ans à la réindustrialisation de ce site, liquidé en mars 2019. A la clé, la création de 200 à 250 emplois sur place par cette filiale du groupe canadien Dottori. Dès 2021, PMI va installer dans les anciens ateliers une unité de préfabrication de maisons en bois, devant générer à elle seule une centaine d’emplois. Le site va également renouer avec la production papetière en intégrant également une unité de fabrication de pâte à papier, à base de textiles usagés. Ceux-ci seront issus des invendus des grandes marques de luxe qui auront au 1er janvier prochain l’obligation de les valoriser. D’autres projets à plus ou moins long terme sont également dans les cartons, tel un centre de formation à la conduite et à l’entretien d’engins de manutention. Celui-ci s’appuierait sur le matériel de l’usine et sur le lycée professionnel de Saint-Calais pour la dimension pédagogique.

L’usine 4.0 de Lacroix Electronics devrait être achevée fin 2021

Actuellement en construction à Beaupréau, la nouvelle usine de Lacroix Electronics (460 salariés, 112 M€ de CA en 2019), filiale du groupe nantais Lacroix de 460 salariés installée à Montrevault-sur-Evre, devrait être achevée fin 2021. Le projet, baptisé Symbiose, représente un investissement de 25 millions d’euros, soutenu à hauteur de 15 millions d’euros par la banque publique d’investissement BpiFrance. Le groupe Lacroix a travaillé avec plusieurs partenaires, entreprises locales mais aussi groupes internationaux, pour mener à bien la construction de cette usine de 19 000 m² qui se veut être une vitrine de l’industrie de demain.

Mérieux injecte 6 millions d’euros dans son nouveau laboratoire sarthois

Filiale du groupe lyonnais Mérieux, Mérieux NutriSciences France (80 M€ de CA, 950 salariés) réceptionne début 2021 son nouveau laboratoire sarthois de microbiologie, à La Flèche. Le groupe investit ainsi 6 millions d’euros dans cette unité de 2 700 m² avec l’intention d’y transférer son site de Sablé-sur-Sarthe, ACM Agro, qui emploie 20 personnes. Objectif : monter les effectifs à 150 salariés d’ici trois ans. À La Flèche, les laborantins contrôleront des échantillons de matières premières ou de produits alimentaires finis, pour vérifier qu’ils ne sont pas contaminés par des bactéries. Produits pouvant aller de la brioche à la viande en passant par le lait infantile ou les plats destinés aux cantines scolaires. Mérieux NutriSciences s’adresse en effet aux industriels de l'agroalimentaire et acteurs de la restauration et de la distribution, de la PME artisanale aux grands comptes.

Le fabricant de dalles en béton Clarey bâtit une nouvelle usine à Durtal

Julien Tombini, gérant associé de Clarey, compte multiplier par trois ou quatre la production de l'entreprise.
Julien Tombini, gérant associé de Clarey, compte multiplier par trois ou quatre la production de l'entreprise. - Photo : Olivier Hamard JDE

Reprise par le mayennais Daniel Moquet en 2015, l’entreprise Clarey (10 collaborateurs, 1,9 M€ de CA 2019), qui fabrique à Saint-Barthélemy d’Anjou des dalles en béton d’aspect bois, s’installera à Durtal fin 2021 dans une nouvelle usine de 3 600 m² sur un terrain de 4 hectares, pour un investissement de 9 millions d’euros. « Nous avons besoin d’une surface de stockage conséquente, justifie Julien Tombini, gérant associé de Clarey, pour ne pas travailler en flux tendu comme nous le faisons actuellement. Nous avons acquis une réserve foncière en prévision d’un futur agrandissement de l’outil de production, si l’activité continue d’augmenter. » Dans sa nouvelle usine, l’entreprise fabriquera plus de 400 m² de dallage par jour contre 130 m² aujourd’hui. Son effectif devrait atteindre une quinzaine de personnes.

Fiteco investit 7 millions d’euros dans son nouveau siège de Laval

Le cabinet d’expertise comptable Fiteco s’offre un nouveau navire amiral à Changé, en périphérie de Laval. Un bâtiment de 2 600 m² qui nécessite un investissement de près de 7 millions d’euros afin d’accueillir les 120 salariés du siège social, à horizon 2021. Les anciens locaux accueilleront ainsi les 80 personnes dédiées à l’activité de Fiteco Laval. Totalisant 120 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019, l’entreprise mayennaise emploie 1 600 personnes dans 65 agences situées principalement dans le Grand Ouest.

Podeliha va investir 1,6 milliards d’euros sur 10 ans

Le bailleur social Podeliha (400 collaborateurs, 134 M€ de CA 2019) construit actuellement son futur siège social dans le quartier de la gare à Angers, qui sera achevé en 2021. Plus important acteur du logement social dans la région des Pays de la Loire, la filiale d’Action Logement lance parallèlement à ce chantier de 22 millions d’euros un plan d’investissement de plus d’un milliard et demi d’euros sur dix ans. Podeliha prévoit la construction de 10 000 logements neufs dans la région et la réhabilitation de 6 000 de ses 26 000 logements. Le bailleur aura également achevé en 2021 la rénovation énergétique de tout son parc locatif. Podeliha travaille très majoritairement avec des entreprises de la région et les retombées économiques de son activité sur le territoire à 200 millions d’euros chaque année.

Le Mans prêt à carburer vert à l’hydrogène vert

Futur de site de production d'hydrogène vert de Qairos Energies à Trangé, près du Mans
Futur de site de production d'hydrogène vert de Qairos Energies à Trangé, près du Mans - Photo : Qairos Energies

Au Mans, collectivités locales et acteurs privés font le pari de l’hydrogène. C’est en effet toute une filière qui émerge localement avec la création en 2020 d’une première station de distribution dédiée à l’approvisionnement des bus à hydrogène de la Ville. Portée par l’Automobile club de l’Ouest (ACO), celle-ci devrait être suivie en 2021 d’une seconde installation ouverte au grand public. Ces stations pourraient dans les prochaines années être ravitaillées en hydrogène vert, produit en proximité. Le Mans Métropole soutient en effet le projet de la jeune société sarthoise Qairos Énergies, portant sur la création d’une filière locale de génération d’hydrogène issu du chanvre. La jeune entreprise veut implanter à Trangé un site de production sous trois ans, moyennant un investissement de près de 20 millions d’euros. 25 emplois devant ainsi être créés.Si les collectivités sont partie prenante du projet, un pool d’investisseurs régionaux privés se constitue pour financer cette future infrastructure.

Un plan stratégique et 100 millions d’euros d’investissements pour l’ESSCA

Pour intégrer le top 30 des business schools européennes, l’Essca School of management d’Angers a élaboré un plan stratégique « Odyssée20/24 », pour lequel elle va investir 100 millions d’euros. Ils seront consacrés à la construction ou la rénovation de bâtiments existants ainsi qu’aux nouvelles technologies à des fins pédagogiques, scientifiques ou managériales. 15 millions seront spécifiquement investis sur le campus d’Angers d’ici 2024. L’Essca, implantée sur plusieurs sites en France et à l’étranger, compte cette année près de 5 000 étudiants dans différents cursus pour des métiers en marketing, commerce, finance, RH, digital et conseil et veut en accueillir 8 200 d’ici 2024.

A Vaiges, en Mayenne, LDC construit une usine dédiée à la valorisation des coproduits de volailles issus de ses abattoirs.
A Vaiges, en Mayenne, LDC construit une usine dédiée à la valorisation des coproduits de volailles issus de ses abattoirs. — Photo : LDC

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