Maine-et-Loire

Industrie

L'équipementier aéronautique Meggitt installe sa nouvelle usine à Avrillé

Par Olivier Hamard, le 18 mai 2022

La future usine de l'équipementier aéronautique Meggitt, installé actuellement à Avrillé (Maine-et-Loire), sera construite dans le secteur de la Baratonnière, toujours à Avrillé, à horizon 2025. Le nouvel équipement de 14 500 mètres carrés nécessite un investissement d'environ 26 millions d'euros.

L'équipementier aéronautique Meggitt s'installera dans une nouvelle usine à Avrillé fin 2024 ou début 2025.
L'équipementier aéronautique Meggitt s'installera dans une nouvelle usine à Avrillé fin 2024 ou début 2025. — Photo : Olivier Hamard

Envisagé depuis plusieurs années, le projet de construction d'un futur site industriel de l'équipementier aéronautique angevin Meggitt arrive à son terme. L'entreprise devrait s'installer dans une nouvelle usine à Avrillé (Maine-et-Loire), où elle est déjà implantée dans des bâtiments construits au début des années soixante, ceux de la société Artus, qui reste le nom de son entité juridique.

Un site industriel de 14 500 mètres carrés

L'investissement s'élève à 26 millions d'euros et l'entreprise disposera fin 2024, ou au plus tard début 2025, d'un nouvel outil industriel de 14 500 mètres carrés sur un terrain de 5 hectares dans le secteur de la Baratonnière. "Avec la possibilité d'acquérir 5 hectares supplémentaires, précise Marc Guiborel, le directeur général de Meggitt à Avrillé. Aujourd'hui, le projet n'est pas signé, mais cette signature officielle interviendra tout prochainement entre Artus SAS et Angers Loire Métropole."

C'est en effet l'aménageur public Alter Eco qui va porter ce projet, sur le même modèle que la future usine du groupe électronique français Atos, dans le quartier de Belle-Beille, à Angers. L'usine construite par l'agglomération sera ensuite revendue au groupe britannique Meggitt, dont la société avrillaise est devenue filiale en 2011.

Avant la crise sanitaire, le site Meggitt d'Avrillé, spécialisé dans l'assemblage d'équipements à haute technicité pour l'aviation, entre autres le bobinage de fil de cuivre pour les moteurs de commandes de vol, de freinage des roues ou de pompage du carburant, avec un fort accent mis sur la R&D, réalisait environ 100 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel.

Fort développement attendu

Si le secteur a marqué un coup d'arrêt brutal en 2020, il est aujourd'hui reparti très fortement : "La reprise s'est effectuée beaucoup plus vite que prévu, sutrout sur les vols intérieurs, appuie Marc Guiborel. Nous avons beaucoup de commandes sur les appareils existants et nous sommes aussi très sollicités en R&D sur les avions de demain, électriques ou à zéro émission."

Avec sa nouvelle usine, Meggitt Avrillé prévoit de doubler son chiffre d'affaires en dix ans et de porter son effectif à 500 personnes. Il s'est déjà renforcé ces derniers mois, pour faire face à la demande des clients, d'une cinquantaine de collaborateurs. En incluant le personnel intérimaire et les prestataires, l'unité emploie 380 personnes.

L'usine Meggitt d'Avrillé a retrouvé son carnet de commandes d'avant-crise mais reste néanmoins en proie à des perturbations : "Nous sommes très touchés par les problèmes d'approvisionnement, précise Marc Guiborel, qui ont commencé à la fin de l'été 2021. Cela déstabilise beaucoup notre activité et, à cause du manque de composants, certaines commandes de nos clients ne peuvent pas être honorées."

L'unité angevine, comme l'ensemble du groupe britannique qui compte 9 200 personnes, est aussi dans l'attente d'une éventuelle reprise. Une offre d'achat a en effet été formulée en 2021 par le groupe américain Parker-Hannifin.

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