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Le réseau social Heypster lève 100 000 euros

Par Florent Godard, le 19 octobre 2020

Créé à Laval, le réseau social Heypster met en relation les personnes partageant les mêmes passions, tout en respectant la vie privée de l’utilisateur. La start-up vient de lever 100 000 euros, pour augmenter son nombre d'utilisateurs et réussir à monétiser sa plateforme.

Kevin Choleau, fondateur du réseau social mayennais Heypster en 2016, à l’âge de 24 ans.
Kevin Choleau, fondateur du réseau social mayennais Heypster en 2016, à l’âge de 24 ans. — Photo : Florent Godard - Le Journal des entreprises

Le réseau social Heypster vient de lever 100 000 euros auprès d’entrepreneurs mayennais. Exit la version beta, une première version finalisée devrait voir le jour mi-2021 grâce à cette enveloppe. Le réseau espère alors enregistrer une explosion de l’affluence et passer de 25 000 utilisateurs inscrits aujourd’hui à 500 000 l’année prochaine.

Voyages, littérature, nouvelles technologies, tennis… : sur sa plateforme, Heypster liste une foule de centres d’intérêt, représentés par de petits badges. En cliquant sur l’un des badges, il est possible d’accéder au fil d’actu des internautes qui partagent la même passion. « C'est ce qui nous différencie de Facebook, par exemple, où l'internaute suit ses proches qui partagent des choses très différentes », compare Kevin Choleau, le créateur d’Heypster.

Respect de la vie privée

Autre différence avec les grands réseaux, Heypster met l’accent sur le respect de la vie privée. « Chez nous, il y a zéro tracker », assure Kevin Choleau. Pas de mouchard pour espionner les faits et gestes des internautes sur le réseau ou même en dehors, afin de vendre de la publicité ciblée notamment. « Nous n’avons ni accès à l’historique internet, ni au répertoire de contacts du téléphone, l’utilisateur reste propriétaire de ses photos… », énumère le dirigeant mayennais.

Grâce à la levée de fonds, Heypster veut aussi lancer « un nouveau concept, concurrent d’un service de Google », sans vouloir en dévoiler plus pour l’instant. Kevin Choleau évoque juste « un service complémentaire qui permettra de monétiser le réseau social… sans utiliser les données des utilisateurs ». Service qui devrait constituer sa principale source de revenus. En espérant pouvoir s’autofinancer grâce à lui. L’instauration prévue de « comptes pro » payants sur le réseau n’apporterait que du chiffre d’affaires à la marge.

Entrepreneur précoce, Kevin Choleau a fondé Heypster en 2016, à 24 ans. Webdesigner, il a engagé un graphiste, avec qui il conçoit tout ce que voit l’utilisateur : interfaces graphiques et fonctionnalités. Pour le code, il fait appel à plusieurs développeurs informatiques indépendants basés en Mayenne. Une souplesse qui aide à contourner les difficultés de recrutement sur ce métier, « le risque de voir les développeurs salariés débauchés par des concurrents et de devoir aligner les salaires, entre autres. »

Hébergé depuis ses débuts à l’incubateur de start-up de Laval Mayenne technopole, Heypster est aujourd’hui bien ancré en Mayenne. Mais avoue toutefois avoir hésité à s’installer au Québec, où le réseau connaît une certaine notoriété depuis qu’un journaliste lui a consacré un article, en confondant la préfecture de Mayenne… avec la ville de Laval au Canada. « Des fonds d’investissement étaient intéressés pour nous aider à nous développer. Là où les Français ont souvent tendance à dire : "Lancer vous et quand ça marchera, on financera". ».

Kevin Choleau, fondateur du réseau social mayennais Heypster en 2016, à l’âge de 24 ans.
Kevin Choleau, fondateur du réseau social mayennais Heypster en 2016, à l’âge de 24 ans. — Photo : Florent Godard - Le Journal des entreprises

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