Maine-et-Loire

Immobilier

Le groupe immobilier angevin BMG veut devenir une référence en régions 

Par Olivier Hamard, le 24 juin 2022

Installé à Chambellay, dans le nord du Maine-et-Loire, le groupe immobilier BMG est aujourd'hui implanté dans toute la France et veut devenir un acteur incontournable de l'immobilier professionnel et du flex office.  

Le groupe BMG a ouvert en 2021 à Trélazé l’ensemble Atika de 9 500 mètres carrés.
Le groupe BMG a ouvert en 2021 à Trélazé l’ensemble Atika de 9 500 mètres carrés. — Photo : Groupe BMG

En mars dernier, le groupe familial angevin BMG a signé une opération de taille : il a été choisi pour construire à Wasquehal (Nord) le futur site du fabricant de robots Exotec, un bâtiment de 25 000 m2 qui accueillera le siège social de la licorne industrielle française. "Nous étions 25 sites en concurrence, raconte Nicolas Ramé, directeur général du groupe BMG présidé par son frère Louis. Nous disposions déjà sur le site d’une friche tertiaire de 11 000 m2 acquise il y a 5 ans et qui va être rasée, et la qualité du produit que nous proposions a séduit. C’est une très belle opération pour l’image de BMG." Ce projet, qui s’élève à 80 millions d’euros, place en effet le groupe immobilier angevin parmi les acteurs immobiliers qui comptent désormais en région. BMG, installé à Chambellay, possède un patrimoine d’aujourd’hui plus de 200 sites, soit environ 900 000 m2 de bâtiments : bureaux, locaux d’activité et entrepôts logistiques. "Nous sommes un groupe immobilier avec 5 métiers, explique Nicolas Ramé. La gestion des actifs, la gestion locative et technique que nous assurons de A à Z jusqu’à l’entretien des bâtiments, l’investissement, la construction et la réhabilitation de notre parc et les espaces de coworking. Nous n’avons pas à ma connaissance de concurrent qui pratique ces cinq métiers."

Une présence dans toute la France

Le groupe BMG, qui réalise environ 100 millions d'euros de chiffre d'affaires, compte 40 collaborateurs rattachés à son siège angevin, installé à Chambellay, dans le nord du département. Au total, il emploie environ 80 personnes, avec des agences à Lille, Nancy, Marseille, Bordeaux et Nantes. "Nous recrutons environ 10 personnes chaque année, ajoute Nicolas Ramé, Nous sommes un pur acteur régional, présent dans les aires urbaines de plus de 100 000 ou 150 000 habitants, et en étant à la fois investisseur et promoteur, nous pouvons proposer à nos clients des produits clés en main. Nous investissons près de 100 millions d’euros chaque année, pour moitié dans la construction neuve et pour moitié dans la réhabilitation."

Le groupe possède ainsi des ensembles immobiliers à Strasbourg (8 500 m2), à Nancy (12 000 m2), à Poitiers (Vienne, 5 400 m2) à Valbonne (Alpes-Maritimes, 12 000 m2), à Roubaix (Nord, 13 500 m2) ou encore Dijon (Côte-d’Or, 9 100 m2). Des opérations sont prévues à Marseille, Bordeaux, Tarbes ou Nancy, où va être construit en blanc un immeuble de 3 500 m2. "Nous avons déjà rien qu’en interne près de 200 millions d’euros de projets de développement prévus pour les trois ans à venir", complète Nicolas Ramé. En Maine-et-Loire, BMG compte entre autres parmi ses actifs l’immeuble Trigone à Angers (18 000 m2), construit en 1974 et qu’il a entièrement réhabilité, un site de 1 000 m2 à Bouchemaine et un entrepôt logistique de 7 000 m2 à Cholet.

Développement d’espaces de coworking

En 2021, le groupe a livré à Trélazé, aux portes d’Angers, l’ensemble Atika, deux bâtiments d’un total de 9 500 m2. Une partie a été vendue à la découpe, une autre proposée à la location et une troisième est réservée au flex office. Le groupe BMG développe en effet sous la marque B'Co Worker des espaces de coworking, dans des bâtiments neufs ou existants. Il en compte désormais dix en France. "Nous devenons un acteur de référence, assure Nicolas Ramé, et nous pourrions selon les opportunités en avoir dix de plus d’ici deux ans. Il y a une forte demande dans ce domaine et nous sommes partis du principe que la première énergie que l’on économise, c’est celle qu’on ne consomme pas. Avec le flex office, nous encourageons les entreprises à mutualiser et rationaliser leurs mètres carrés."

Au-delà d’être perçu comme un acteur du coworking, le groupe angevin veut surtout être reconnu sur la partie foncière. Il compte bien sur l’opération qu’il va mener pour Exotec dans le Nord pour gagner en notoriété et poursuivre son implantation dans les différentes régions. Même s’il renforce son ancrage en Maine-et-Loire et dans l’Ouest. D’une part avec la récente construction de l’ensemble Atika à Trélazé, mais aussi par son engagement : Il est devenu mécène du cavalier mayennais Vladimir Vinchon, qui vise une participation aux jeux paralympiques de Paris en 2024 après ceux de Londres et Tokyo, développe un fonds de dotation pour des projets locaux, comme une académie musicale dans la Sarthe, et est aussi partenaire de la chaire Éthique et Innovation à l’Université Catholique de l’Ouest.

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