Angers

Collectivités locales

Le futur d’Angers s’imagine dans 6 projets urbains

Par Olivier Hamard, le 16 mars 2018

La ville d’Angers a lancé un projet original début 2017 sous le titre « Imagine Angers » : elle a proposé un concours d’architecture pour six lieux libres et constructibles, propriété de la ville ou d’‘Angers Loire Métropole. Des terrains à acquérir et à bâtir, en tenant compte de l’identité de la ville. Six projets ont été retenus qui ont été dévoilés le 14 mars et devraient apporter par leur réalisation des retombées aux entreprises locales.

Arborescence, le projet retenu pour l'îlot Gambetta, en bord de Maine.
Arborescence, le projet retenu pour le quai Gambetta, face au pont de la Haute-Chaîne. — Photo : perspective Tanguy Aumont Air Studio

Des équipes d’architectes locaux, nationaux et même internationaux ont été séduits par l’appel lancé par la ville d’Angers : réinventer six lieux avec une totale liberté, avec toutefois le soin de respecter la dimension identitaire de la ville, en particulier les deux pôles d’excellence du végétal et du connecté. « Nous avons d'abord conservé 25 projets sur des critères simples mais qui nous semblaient fondamentaux, explique Christophe Béchu, maire d’Angers et président d’Angers Loire Métropole : l’assurance financière que ce qui est proposé va bien pouvoir être construit, la volonté de proposer des choses innovantes qui n’existent pas encore à Angers, ni ailleurs, la pertinence de ce que l’on envisage à cet endroit de la ville et la manière de construire en termes d’audace architecturale notamment. » Sur les 25 projets initialement retenus et présentés aux angevins lors d'une exposition, 6 ont été choisis.

150 millions d’euros pour les entreprises locales

Le 14 mars, l’annonce du choix de chacun des projets pour ces six espaces urbains a été faite à Cannes, lors du Mipim, le salon international de l’immobilier, occasion pour la ville d’Angers de s’assurer une promotion médiatique. Désormais, la balle est dans le camp des lauréats, qui vont tout d’abord chacun acquérir le terrain, propriété de la ville ou d’Angers Loire Métropole. « Si le projet est conforme au plan d’urbanisme, les feux sont au vert et on peut s’engager rapidement dans la négociation et la rédaction d’un compromis, précise Christophe Béchu. S’il nécessite une modification du PLU, cela prendra un peu plus de temps. Dans tous les cas, ces projets seront réalisés sans subvention ni aide publique. Ce sont bien les collectivités qui cèdent ces terrains, et cette vente devrait rapporter environ 20 millions d’euros. » Au-delà de cette somme, les retombées pour les entreprises locales qui travailleront sur les différents projets pourraient avoisiner les 150 millions d’euros.

Les 6 projets retenus :

« Le musée des collectionneurs », au Front de Maine, à côté du théâtre le Quai :

Imaginé par l’architecte nord-américain Steven Holl et réalisé par la compagnie de Phalsbourg, qui a conçu l’Atoll à Beaucouzé, c’est un ensemble de 26000 mètres carrés avec entre autres un musée, des logements, des ateliers d’artistes, des commerces, des restaurants et un hôtel.

« La tour Tip », à la Proue, à l’arrivée est d’Angers par l’autoroute A11 :

Créé par le cabinet Rolland et associés pour Atao Promotion/Open partners, il s’agit d’un bâtiment accueillant entre autres 178 logements pour jeunes actifs, des lofts ou ateliers d’artistes en co-location, un espace de coworking et un Fab Lab.

« Jean-Moulin », sur le site du même nom en bordure du quartier des Hauts de Saint-Aubin :

Conçu par les architectes nantais Simon Bauchet et Romain de La Bouvrie, et porté par Procivis, il s’agit d’un immeuble de 13 logements en habitat participatif en terre crue et d’un ensemble de 17 maisons avec jardin partagé.

« Climax » avenue Montaigne :

Une réalisation de l’agence nantaise d’architectes Tetrarc pour le promoteur Lamotte : 81 logements en résidence senior, 47 en accession libre et locatif social, des commerces, une ferme urbaine en sous-sol et des jardins partagés.

« Métamorphose » quai Saint-Serge :

Les architectes Hamonic et Masson et associés ont créé pour le groupe Giboire un immeuble qui accueillera entre autres la fabrique de l’entreprise et de l’innovation, un espace de coworking, des bureaux, une école supérieure, un restaurant, des activités sportives et des logements.

« Arborescence » quai Gambetta, face au pont de la Haute-Chaîne :

Les agences d’architectes WY-To et Crespy et Aumont ont imaginé pour le promoteur Vinci un espace avec une résidence service seniors de 90 logements, 15 logements de standing, une crèche privée, des bureaux, des services mutualisés, des jardins partagés avec serres en toiture.

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