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Fleurs d’Ici fait éclore la vente de fleurs fraîches en circuit court

Par Cédric Menuet, le 19 juin 2018

Avec Fleurs d’Ici, Hortence Harang et Chloé Rossignol développent une plateforme de distribution de fleurs fraîches et de saison en circuit court. Un projet d’entreprise visant à soutenir la filière horticole française.

Hortence Harang et Chloé Rossignol, cofondatrices de la start-up Fleurs d'Ici au Mans.
Hortence Harang et Chloé Rossignol, cofondatrices de la start-up Fleurs d'Ici au Mans. — Photo : Fleurs d'Ici

Les créatrices

C’est un projet né à Paris d’une rencontre entre deux passionnées de fleurs. Hortence Harang, ex-journaliste spécialiste du Moyen-Orient à la BBC, et Chloé Rossignol, ancienne acheteuse chez Leroy Merlin, développent depuis le printemps 2017 le site Fleurs d’Ici. « Nous ne trouvions pas en boutique les fleurs que nous aimons. Seulement des produits standards, sans parfum. Des fleurs produites dans des pays en voie de développement, peu vertueuses sur le plan écologique et social alors que nous avons en France une filière horticole vivante », explique Chloé Rossignol. De ce constat, les deux entrepreneuses décident de placer l’économie sociale et solidaire au cœur de leur projet de plateforme de vente de fleurs en ligne en constituant un réseau de producteurs locaux à l’échelle nationale. Ces derniers étant en mesure de fournir des produits frais et de saison aux clients de la start-up.

Le concept

Hébergée dans les locaux de Le Mans Innovation, Fleurs d’Ici cible les grandes entreprises pour assurer son développement. « Il y a toujours un bouquet à l’accueil de ces sociétés et dans leurs succursales, avec un budget hebdomadaire dédié, indique Chloé Rossignol. Elles ont également des besoins en fleurissement toute l’année lors d’événements, pour des cadeaux et pour végétaliser les bureaux. » La jeune pousse propose ainsi à ses clients des offres d’abonnements. Un gage de stabilité pour Fleurs d’Ici et de commandes récurrentes pour son réseau constitué d’une centaine de producteurs français. « Pour eux, ça vaut de l’or. De plus, nous leur évitons la perte de fleurs. » Coupées la veille, les fleurs sont livrées dans la journée chez le client, via des prestataires extérieurs sélectionnés par la start-up.

Les perspectives

D'après Chloé Rossignol, la start-up est aujourd’hui rentable à son échelle. Avec Hortence Harang, elles souhaitent accélérer. Car le projet est « ambitieux et générateur d’emplois » selon les deux créatrices, qui anticipent des besoins de recrutement pour des développeurs, commerciaux et animateurs de leur réseau. « Nous sommes tirés par le marché avec de la demande clients et de fournisseurs qui souhaitent nous rejoindre », précise Chloé Rossignol. Pour y parvenir, Fleurs d’Ici est en recherche d’investisseurs. « Au-delà de l’argent, ce que l’on attend ce sont davantage des partenaires qui nous conseillent et nous ouvrent leurs réseaux », souligne la dirigeante. Et réceptifs à leur engagement. « Notre objectif n’est pas de devenir la petite marque sympa qui vend des fleurs, mais d’avoir un impact et un effet d’entrainement sur toute une filière. Ça ne se fera pas avec un coup marketing. »

Hortence Harang et Chloé Rossignol, cofondatrices de la start-up Fleurs d'Ici au Mans.
Hortence Harang et Chloé Rossignol, cofondatrices de la start-up Fleurs d'Ici au Mans. — Photo : Fleurs d'Ici