Sarthe

Luxe

Femilux et Brûlon Maroquinerie s'étoffent en Sarthe

Par Cédric Menuet, le 06 mai 2021

Dirigées par Paul Martin-Lalande, Femilux et Brûlon Maroquinerie recrutent et investissent. Les deux entreprises de prêt-à-porter et de maroquinerie profitent en effet de la pleine santé des marchés du luxe pour poursuivre leur croissance. Un nouvel atelier de 5 000 mètres carrés devrait ainsi voir le jour sous deux ans.

Repreneur d’Albéa en 2013, devenue depuis Femilux, Paul Martin-Lalande a créé en 2018 Brûlon Maroquinerie.
Repreneur d’Albéa en 2013, devenue depuis Femilux, Paul Martin-Lalande a créé en 2018 Brûlon Maroquinerie. — Photo : Cédric Menuet

À Brûlon, les recrutements s’enchaînent chez Femilux et Brûlon Maroquinerie. Les deux sociétés sarthoises, respectivement positionnées sur les marchés du prêt-à-porter féminin de luxe et de la maroquinerie de luxe, embauchent 10 à 12 personnes tous les 45 jours. Un rythme qui leur permet aujourd’hui de compter chacune entre 80 et 90 salariés, travaillant en sous-traitance pour de grandes maisons de luxe françaises.

Investissements pour gagner en compétitivité

"Le marché du luxe se porte bien. Nous accompagnons la croissance de nos clients, ce qui nous permet aujourd’hui de nous développer. Mais cela ne se fait pas sans prendre certains risques. Nous investissons depuis plusieurs années dans notre outil de production et dans l’humain. Aujourd’hui, nous avons la confiance de nos donneurs d’ordres", explique Paul Martin-Lalande, dirigeant de Femilux et de Brûlon Maroquinerie.

Depuis la reprise en 2013 d’Albéa, devenue depuis Femilux, l’entrepreneur a en effet modernisé l’entreprise de confection, gagnant ainsi en compétitivité. Ces cinq dernières années, un million d’euros a été injecté dans la société de prêt-à-porter. "L’entreprise est compétitive. Nous sommes en mesure de capter des marchés qui étaient auparavant destinés à l’Italie, en proposant une qualité supérieure avec un coût du salarié français pourtant plus élevé", assure Paul Martin-Lalande. En fonction de la conjoncture, le dirigeant prévoit également d’investir à nouveau "plusieurs centaines de milliers d’euros" dans son outil de production, tout en intégrant 30 à 40 personnes dans son atelier d’ici trois ans.

Un nouveau bâtiment de 5 000 mètres carrés d’ici deux ans

Sur l’activité de la maroquinerie de luxe, les perspectives d’embauche sont encore plus fortes, avec l’ambition de recruter 200 collaborateurs dans les prochaines années. Soit un total de 280 salariés qui vont rapidement être à l’étroit. "Nous pouvons encore accueillir 30 à 40 personnes chez Brûlon Maroquinerie. C’est pourquoi nous allons investir d’ici deux ans dans un nouveau bâtiment de 5 000 m², toujours à Brûlon" révèle Paul Martin-Lalande. Un projet compris entre 4 et 5 millions d’euros, qui s’accompagnera encore de nouveaux investissements en production. "Nous avons consacré depuis la création en 2018, un million d’euros au matériel, et nous allons en réinvestir 1,5 million supplémentaire au cours des trois prochaines années", ajoute le chef d’entreprise, qui reste discret sur le niveau de chiffres d’affaires de ses deux sociétés.

Le défi du recrutement

Les ambitions du dirigeant pourraient toutefois être freinées par la réalité du marché de l’emploi. Selon la dernière enquête Besoin de main-d’œuvre de Pôle Emploi, les métiers du textile et du travail du cuir comptent parmi les plus en tension sur le bassin de Sablé-sur-Sarthe. "Même si nous intégrons des salariés non qualifiés que nous formons en interne, c’est compliqué de trouver des personnes motivées", regrette Paul Martin-Lalande. Une réflexion est donc en cours avec la communauté de communes pour organiser des navettes entre Le Mans et Brûlon et élargir ainsi le cercle de recrutement des deux entreprises.

Repreneur d’Albéa en 2013, devenue depuis Femilux, Paul Martin-Lalande a créé en 2018 Brûlon Maroquinerie.
Repreneur d’Albéa en 2013, devenue depuis Femilux, Paul Martin-Lalande a créé en 2018 Brûlon Maroquinerie. — Photo : Cédric Menuet

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