Mayenne

Industrie

Altwood Composites espère ouvrir sa propre usine en 2022

Par Florent Godard, le 28 avril 2021

Fabricant de mobilier urbain et d’aménagements extérieurs, Altwood Composites sous-traite aujourd’hui sa production. Pour internaliser une partie de l’activité, l’ouverture d’un atelier en Mayenne figure dans les cartons.

Alain Zelverte, associé au sein de la société Altwood Composites et dirigeant de STTM, toutes deux basées à Changé.
Alain Zelverte, associé au sein de la société Altwood Composites et dirigeant de STTM, toutes deux basées à Changé. — Photo : Florent Godard - Le Journal des entreprises

Tout part d’un composite à base de déchets de bois et de plastiques récoltés en France. Cette matière première, une PME mayennaise l’utilise pour fabriquer une large gamme de mobilier urbain et d’aménagements extérieurs : palissades, rambardes et clôtures, poteaux de signalisation, jardinières, cache-conteneurs… "Des objets 100 % recyclables" en fin de vie.

Créée en 2017 à Changé, près de Laval, Altwood Composites livre aussi bien le marché des collectivités locales que les campings et centres équestres. "Le composite offre des avantages sur le bois, car il évite non seulement le pourrissement mais aussi le noircissement du produit, l’apparition de mousse, les échardes, etc. Et s’avère plus rigide qu’un plastique classique ", argumente Alain Zelverte. Patron de l’entreprise de métallurgie mayennaise STTM, ce dernier figure parmi les cinq associés réunis autour du président de la jeune pousse, David Packard.

Pour chaque produit, Altwood Composites travaille un profilé spécifique, pour lequel la société a déposé un brevet. Cette barre creuse offre notamment la possibilité de passer des câbles électriques pour créer un luminaire, d’insérer des renforts métalliques, etc.

20 créations d’emplois prévues

Altwood Composites travaille avec deux sous-traitants. STTM (34 salariés, 2,8 M€ de CA 2019 ), également basée à Changé, dessine les produits via son bureau d’études, découpe les profilés et assemble les pièces complexes. Situé dans le Jura, l’autre sous-traitant fournit en amont les profilés de base. Une seconde activité qu’Alain Zelverte compte relocaliser en Mayenne, pour passer à l’échelle industrielle. "L’objectif est d’ouvrir une usine de 1 000 m² avec une ligne d’extrusion au premier semestre 2022", annonce l’entrepreneur. Côté ventes, Altwood Composites espère retrouver dès cette année son chiffre d’affaires d’avant-crise sanitaire soit environ 100 000 euros, avant une montée en puissance "en vue d’atteindre les 5 millions d’euros d’ici 2025". Un volume d’activité qui pourrait générer "une vingtaine d’emplois", estime Alain Zelverte.

Pour cela, l’entrepreneur souhaite développer une filière de recyclage des déchets de bois et plastiques dans le grand Ouest. En s’approvisionnant d’un côté auprès des scieries, de l’autre auprès de Séché Environnement si possible, un autre Mayennais, qui possède un centre de tri tout proche.

Alain Zelverte, associé au sein de la société Altwood Composites et dirigeant de STTM, toutes deux basées à Changé.
Alain Zelverte, associé au sein de la société Altwood Composites et dirigeant de STTM, toutes deux basées à Changé. — Photo : Florent Godard - Le Journal des entreprises

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