Saint-Etienne

Informatique

Wipsim met le cap sur les établissements de santé

Par Gilles Cayuela, le 16 août 2018

Spécialiste de la gestion des flux de produits pour l'industrie 4.0, Wipsim vient de mettre au point un logiciel dédié au milieu hospitalier. Un logiciel qui a déjà séduit le CHU de Toulouse.

Le président de Wipsim, Patrick Burlat ambitionne de lever entre 500 000 et un million d'euros d'ici à la fin de l'année. — Photo : Gilles Cayuela - Le Journal des Entreprises

Spécialisée dans la gestion des flux, la start-up stéphanoise Wipsim (7 salariés) poursuit son développement. Après avoir mis ses compétences en logiciels et calculs scientifiques complexes en faveur de l'industrie 4.0, la jeune société, fondée en juin 2015, par Patrick Burlat, Samir Lamouri et Patrick Subit, se diversifie aujourd'hui dans le secteur de la santé.

« Notre métier de base, c'est la gestion des files d'attentes. Nous réduisons les files d'attentes des produits, pour que le temps de traversée dans les ateliers soit le plus court possible. L'objectif étant de permettre aux industriels de travailler en flux tiré. C'est la même chose pour les hôpitaux. Nous avons mis au point un logiciel qui permet de réduire le temps de traversée du patient dans l'hôpital », explique Patrick Burlat, le président de Wipsim.

Le CHU de Toulouse déjà conquis

Baptisée Orchiday, cette nouvelle solution logicielle en mode Saas permet de calculer très précisément les besoins en agents pour les bureaux d'accueil. Et ce, en fonction des flux d'arrivée patients et des cycles de travail des agents hospitaliers, « qui sont soumis à une législation contraignante en termes de jours de repos et d'amplitude horaire », précise Patrick Burlat. Et d'ajouter : « La difficulté étant d'affecter les agents en nombre suffisant, au bon endroit et au bon moment, afin de garantir la continuité des soins et la qualité de prise en charge des patients ».

Testé il y a un an dans un hôpital de l'île de la Réunion, cet outil d'aide à la réalisation des plannings des agents hospitaliers a trouvé cet été un premier utilisateur. « Nous venons de réaliser une première vente auprès du CHU de Toulouse. L'objectif va être désormais de commercialiser Orchiday à grande échelle », confie le président de Wipsim. 

Une levée de fonds en cours

Dans cette optique, et pour accélérer plus largement son développement commercial, la start-up stéphanoise vient de lancer une levée de fonds. « Nous espérons lever d'ici à la fin de l'année entre 500 000 et 1 million d'euros. Nous avons à peu près terminé notre phase R&D. Nos produits sont aboutis, ils ont passé la phase minimum viable, nous devons désormais investir sur le développement commercial », expose Patrick Burlat.

Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, en plus d'une première vente du logiciel Orchiday, Wipsim va installer prochainement un tableau tactile digital chez Thalès. Ce tableau permettra au géant de l'électronique de piloter ses en-cours en atelier et d'optimiser ainsi sa production. De bons augures pour le développement du chiffre d'affaires de Wipsim. Chiffre que ses fondateurs préfèrent pour l'heure garder secret.  

Le président de Wipsim, Patrick Burlat ambitionne de lever entre 500 000 et un million d'euros d'ici à la fin de l'année. — Photo : Gilles Cayuela - Le Journal des Entreprises

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