Auvergne-Rhône-Alpes

Investissement

Les investissements prévus en 2019 en Auvergne-Rhône-Alpes

Par La rédaction, le 07 janvier 2019

Des projets à foison ! De Saint-Etienne à Grenoble, en passant par Lyon et jusque dans la Drôme, d’un bout à l’autre, la région accélère. Ici, l’emblématique « escargot » (parking des Halles de Lyon) se métamorphose. Là, un groupe mondial décontamine une zone industrielle (Drôme) pour installer une soixante de salariés. Tandis qu'en Haute-Loire, une start-up construit son centre industriel et qu'une emblématique entreprise de la Loire bascule dans l’usine du futur. Au total, des centaines de millions d’euros d’investissements injectés dans l’économie réelle en 2019, pour accélérer la mue de la première région industrielle de France.

La rénovation par LPA du parking des Halles, dit « l’escargot » pour 5 M€ sera achevée en juillet 2019.
La rénovation par LPA du parking des Halles, dit « l’escargot » pour 5 M€ sera achevée en juillet 2019. — Photo : WW Architecture – Artiste Mengzhi Zheng

Lyon Parc Auto : 50 M€ pour acheter le parc Béraudier

Avec un résultat d’activité de 21 M€, une récurrence d’autofinancement de 14 M€ en 2017 et 48 M€ de capitaux propres, Lyon Parc Auto, la société d’économie mixte (176 collaborateurs) détenue par la Métropole, la Ville de Lyon, la CDC et le département du Rhône a de quoi enchaîner les projets. Ainsi, sur les deux ans à venir, Lyon Parc Auto est en capacité d’absorber, en autofinancement, la fin des travaux (50 M€) du parc Saint-Antoine (770 places) dont la livraison est prévue en septembre 2019. Prochaine étape : l’achat du parking Béraudier (1132 places) construit par Vinci sur le site de la gare de la Part-Dieu. « L’achat pour un montant de 50 M€ sera finalisé d’ici 2023 » indique Didier Copy, le directeur financier de LPA. La rénovation du parking des Halles, dit « l’escargot » pour 5 M€ sera quant à elle achevée en juillet 2019.

Drôme : Le groupe Charles André investit à Andacette

Le groupe international Charles André, transporteur de produits vrac, matières dangereuses et distributeur de véhicules basé à Montélimar, dans la Drôme (7 500 employés, CA 2018 1,150 Md€, 85 filiales en Europe) s’implante à Andancette, sur l’ancien site d’une usine de fabrication de canalisations en amiante-ciment du groupe Saint-Gobain. Les travaux de décontamination et d’aménagement représentent un investissement compris entre 6 et 10 M€. En 2020, la zone logistique et de lavage de camions comptera une soixante de salariés, conducteurs routiers, mécaniciens, carrossiers, et personnel administratif.

Lyon Métropole : 625 M€ d’investissements sur 2015-2020

Dans le cadre de sa programmation pluriannuelle des investissements 2015-2020, 625 M€ de dépenses sont prévues au titre de la politique publique « économie, éducation, culture et sports ». Parmi les projets, trois nouveaux pôles entrepreneuriaux (16M€), la Cité Internationale de la Gastronomie de Lyon au cœur du Grand Hôtel-Dieu (18M€), le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) pesant 54M€, le schéma de développement universitaire, le Neurocampus, Axel’one. Par ailleurs, le budget 2019 de la collectivité n’est pas voté mais les prévisions de dépenses en matière d’investissements économiques sont estimées à 50M, par exemple sur la requalification des parcs et zones industriels (3,8M€), le développement du très haut débit (3,5M€), la poursuite de l’aménagement du Biodistrict de Gerland (1,6M€) et la Vallée de la Chimie (1M€).

Lactips : une usine pour industrialiser ses bioplastiques

Spécialisée dans la conception et la fabrication d'un matériau plastique hydrosoluble et biodégradable à base de protéines de lait, la start-up stéphanoise Lactips (30 salariés) a bouclé en juillet dernier un tour de table de 3,7 M€. Une levée de fonds, souscrite auprès de Demeter, de BASF Venture Capital, de BNP Paribas Développement et du Crédit Agricole Loire Haute-Loire, qui va permettre à la start-up, fondée en 2014 par Hélène Gramatikoff, d'industrialiser son innovation. Pour ce faire, Lactips projette d'ouvrir une usine de 2 500 m² dans l'agglomération stéphanoise.

Hexadrone : un million dans son site de production

Alexandre Labesse, fondateur d'Hexadrone.
Alexandre Labesse, fondateur d'Hexadrone. - Photo : Le Journal des Entreprises

TPE passée par la grand-messe du CES de Las Vegas en 2018, Hexadrone (10 salariés) a bouclé au mois de juillet dernier une levée de fonds de près de 200 000 €. Une enveloppe qui va permettre à son fondateur Alexandre Labesse de lancer la construction d’un bâtiment de 2.000 m² à Saint-Ferréol-d'Auroure (Haute-Loire).

Le bâtiment (1 M€) permettra à Hexadrone, de lancer la production en petite série de son drone Tundra, déjà plébiscité par un grand compte qui a signé cinq bons de commande.

Clextral : une usine du futur à Firminy

Acteur mondial majeur de l’extrusion bivis, Clextral industries (304 salariés ; 62 M€ de CA) devrait lancer en 2019 la construction de son usine du futur sur Firminy. Une usine qui permettra à la filiale du groupe Legris industries de regrouper ses quatre sites actuels en un seul comme le souligne son directeur général Georges Hallary. Pour l’heure, plusieurs scenarii sont à l’étude, une décision « architecturale » attendue d’ici à la fin de l’année.

EMLyon : 90 millions d’euros pour un nouveau site en 2022

L'école de commerce EMLyon annonce qu'elle quittera la commune d'Ecully pour s'installer en 2022 dans le Biodistrict (Lyon 7e). Comptant actuellement 3 500 étudiants, elle va investir 90 M€ dans un bâtiment de 30 000 m² qui pourra en accueillir 10 000 personnes. Le montage financier n'est pas précisé mais EMLyon pourrait à cette occasion passer d'une association loi 1901 à un "établissement d'enseignement supérieur consulaire". Entre 2014 et 2017, l'école est passée de 56 à 98 M€ d'activité grâce à une diversification et une augmentation de 20 % de ses tarifs, désormais alignés sur ceux de HEC.

Strand Cosmetics : 7 millions d’euros pour agrandir le site industriel

L’entreprise, fondée en 1926 à New York, reprise en 1981 par la famille Bouvier-Ranguin qui en détient 54% vient d’investir 7 M€ pour l’extension de son site et siège social de Lentilly. De 7 000 m², il passera à 13 000 m², avec 4 400 m² de surface de production et conditionnement, 650 m² de laboratoire. « Le nombre de salariés, actuellement établi à 145, va croître » indique le directeur général Éric Bouvier qui emploi des pharmaciens, biologistes, ingénieurs chimistes etc. Avec un chiffre d’affaires en progression constante de +10% chaque année (passé de 20 à 25 M€ de 2015 à 2016), l’homme structure l’entreprise pour atteindre 40 M€ de chiffre d’affaires en 2019. 

Sam Outillage : 5 millions d’euros dans une usine 4.0

Après avoir investi 2 M€ en 2018 pour se doter d’un nouveau centre logistique entièrement automatisé, le n°2 français de l’outillage à main professionnel Sam Outillage (180 salariés ; 35 M€ de CA en 2017) démarrera un plan d’investissement de 5 M€ pour faire basculer son usine de production dans l’ère de l’industrie du futur. Echelonné dans le temps, cet investissement permettra à Sam Outillage de se doter d’ici à 2025 d’une « usine 4.0 qui nous permettra d’avoir zéro stock en production, zéro cariste, zéro énergie, zéro temps de déplacement et zéro papier », précise le directeur général Olivier Blanc.

Aledia : une levée de fonds de 30 millions d'euros

Pionnier des LEDs 3D à base de micro-fils sur silicium, Aledia vient de boucler une levée de fonds de 30 M€. Ce troisième tour de table permet à la société grenobloise d'accueillir Intel Capital parmi ses investisseurs et de collaborer avec Intel sur des solutions d'affichage mobile. Les investisseurs historiques - Bpifrance, Braemar Energy ventures, Demeter, le groupe Ikea, Sofinnova Partners et Supernova Invest - ont également participé à cette levée de fonds, qui devrait permettre à Aledia de poursuivre le développement de sa technologie et de faire l'acquisition d'équipements stratégiques.

Haulotte : un nouveau siège social high-tech

Leader européen et n°3 mondial sur le marché des nacelles élévatrices, le fabricant ligérien Haulotte (509,9 M€ de CA et 17,6 M€ de résultat net en 2017) va démarrer en janvier 2019 la construction de son nouveau siège social. Implanté à Lorette sur un terrain végétalisé de 31 000 m², situé non loin de son usine historique de l'Horme, le nouvel édifice sera composé de trois bâtiments de bureaux (5 000 m²), connectés, respectueux de l’environnement et favorisant le travail collaboratif ainsi que d'un bâtiment de prototypage (3 000 m²), dédié à l'innovation et à la conception des équipements de demain.

Groupe La Poste : 27 millions d’euros pour installer Colissimo en Isère

Le groupe La Poste investit 27M€ dans la construction d’une plateforme Colissimo sur la zone d’activité de la Buissière (38). Elle devrait voir le jour à l’été 2019. D’une superficie d’environ 9 000 m², elle s’érigera sur un terrain de 53 000 m² à proximité de l’A41 et A43. Son trieur de dernière génération sera capable de traiter jusqu’à 12 000 colis par heure.

Cdiscount :  un troisième entrepôt dans la Loire

Déjà implanté à Saint-Etienne (Verpilleux) et Andrézieux-Bouthéon, le leader français du e-commerce Cdiscount (1 800 collaborateurs ; 3,391 Md€ de CA en 2017) va se doter en 2019 d'un bâtiment de 60 000 m² située sur un terrain de 135 000 m² localisé sur la ZAC l'Orme les Sources, entre Veauche et Andrézieux-Bouthéon. Propriété du spécialiste de l'immobilier logistique Goodman, cet entrepôt permettra à la filiale du groupe Casino de livrer ses clients dans le Sud de la France. Il créera 200 emplois à trois ans.

H7 : 12 M€ pour accueillir start-up et événements 3.0

11,6 millions d'euros, tel est l'investissement consenti pour transformer une ancienne usine du XIXe siècle de 4 200 m² en espace numérique "dernier cri". Exit le "lieu Totem", cet espace est officiellement baptisé "H7", reprenant le "H" de Halle Girard et le 7 de son adresse (70 quai Perrache).

La place couverte baptisée HEAT (le H de H7 et "Eat") d'une surface de 600m² accueillera des start-up culinaires toute l'année.
La place couverte baptisée HEAT (le H de H7 et "Eat") d'une surface de 600m² accueillera des start-up culinaires toute l'année. - Photo : Vurpas Architectes

Dans le détail, ce lieu, situé entre le Musée Confluence et le siège de la Région, accueillera 350 postes de travail dont 290 en open space et 60 dans des salles fermées. La majorité dédiée à l’accélération (250), mais quelques-uns à l’incubation (50) et le solde pour les collaborateurs directs. Du côté des espaces partagés, on y trouvera quatorze petites salles de réunion, une salle de 800 m² équipée pour les événements avec parc lumière, son, écran, estrade, scène et une capacité maximum de 1 200 personnes… Un laboratoire culinaire de 140 m² devrait accueillir les entrepreneurs de la "foodtech" avec des repas servis sur une place couverte de 600 m². L'ouverture des portes est prévue pour avril 2019.

Logistique : Goodman érige un bâtiment « logistriel » XXL

Le dossier a été monté depuis fin 2017 dans le plus grand secret. C’est une enquête publique mise en ligne sur le site de la mairie de Colombier-Saugnieu (Rhône) le 11 juin dernier qui a donné l’alerte. Elle concerne l’implantation d’un bâtiment équivalent à 22 terrains de foot, d'une superficie de 160 000 m², dont 152 000 m² d’entrepôt (359 mètres de longueur sur environ 153 mètres de largeur) et 8. 000 m² de bureaux. Lequel pourrait bien être pour l’un des principaux clients du groupe : le géant Amazon. Ce bâtiment prendra place sur un terrain de 21 hectares, propriété de la Société des Aéroports de Lyon et fera l’objet d’une convention d’occupation temporaire.

Obut : le concept de « carré pétanque » fait des petits

En 2019, le leader mondial de la boule de pétanque va investir 700 000 euros sur son site historique de Saint-Bonnet-Le-Château. Des travaux qui permettront de regrouper la boutique et le complexe ludique « carré pétanque ». Créé en 2012, cet espace composé d’un restaurant et de pistes de pétanque sera par ailleurs agrandi. Une première étape avant de faire des petits… Obut prévoit, en effet, d’investir dans les deux ans la coquette somme d’un million d’euros pour transformer ses boutiques de Vallauris et Paris en « carré pétanque ».

Perrache : 39,7 M€ pour l’aménagement de la gare

Le projet imaginé par SLP Lyon Confluence est cofinancé par la Région, l'État, la SNCF, la métropole, la Ville et le Sytral. Le coût des travaux s'élève à 39,7 millions d'euros. Les travaux ont démarré en juillet dernier sous la voûte. Un point d’étape mi-2019 marquera l’ouverture du nouvel accès à la gare sur la place des Archives. Mi-2020 est prévue la livraison de la voûte ouest et de la place des Archives et enfin fin 2020 : finalisation de l’extension de la ligne T2 du tramway.

Energie : 43 M€ pour la chaufferie de Surville

La chaufferie de Surville, qui sera opérationnelle en mars 2019, est un équipement prévu au contrat de délégation de service publique du réseau de chaleur Centre Métropole, confié à Dalkia – ELM par la Métropole de Lyon. Cette délégation, d’une durée de 25 ans à compter de 2017, prévoit un taux d’énergies renouvelables et de récupération de 65 %.

La chaufferie représente un investissement de 43 millions sur un total de 300 millions d’euros pour le projet complet. Elle permettra de réduire de 44 000 tonnes/an les émissions de CO2, soit l’équivalent de 20 000 véhicules retirés de la circulation.

La rénovation par LPA du parking des Halles, dit « l’escargot » pour 5 M€ sera achevée en juillet 2019.
La rénovation par LPA du parking des Halles, dit « l’escargot » pour 5 M€ sera achevée en juillet 2019. — Photo : WW Architecture – Artiste Mengzhi Zheng

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