Saint-Etienne

Numérique

Le plan d'Everything pour devenir le Tripadvisor des services numériques

Par Gilles Cayuela, le 09 mai 2018

A la fois annuaire, guide et comparateur, Everything ambitionne de devenir le Tripadvisor des services numériques sur le web. Pour y parvenir, la start-up stéphanoise vient de négocier un virage important en bouclant un premier tour de table de 200 000 €. 

Entourés de la jeune équipe d'Everything, Ulysse Lubin (à gauche) et Romain Guiot-Samson espèrent lever un million d'euros supplémentaire lors d'un prochain tour de table prévu en 2019. — Photo : Gilles Cayuela - Le Journal des Entreprises

"Certains nous considère comme un annuaire, d'autres comme un guide ou encore un comparateur. En fait, nous sommes les trois à la fois. On peut venir sur Everything pour trouver un service qui correspond à un besoin particulier, s'y perdre et se laisser guider pour découvrir plein de services ou encore comparer ces services grâce à des petits algorithmes que nous avons développés et qui sont capables de récupérer tous les avis présents sur internet et de les centraliser sur une seule et même page", exposent de concert Romain Guiot-Samson et Ulysse Lubin, respectivement président et CEO d'Everything.

100 000 visiteurs d'ici la fin de l'année

Incubée par Use'In, la start-up stéphanoise, qui ambitionne de devenir "le Tripadvisor des services numériques sur le web", vient de franchir une première étape dans son développement en bouclant un tour de table de 200 000 €. Une somme composée d'un prêt d'honneur du Réseau Entreprendre, d'une bourse French Tech, de subventions de Saint-Etienne Métropole (D2In) et de la Région (Inovizi) et d'un prêt du Crédit Agricole Loire-Haute-Loire.  

"Nous allons utiliser 50 % de cette enveloppe en frais de personnel. Cela va nous permettre de nous salarier et de nous staffer. Nous venons d'ailleurs de recruter notre directeur technique, Cyril Maillot. Les 50 % restants seront alloués au webmarketing. L'idée, c'est de se faire connaître le plus rapidement possible et d'avoir un trafic de plus en plus important sur le site", explique Romain Guiot-Samson.

"Nous avons lancé le site il y a trois semaines et pour l'instant, nous doublons le nombre de visiteurs chaque semaine. Nous espérons arriver à 100 000 visiteurs cumulés d'ici à la fin de l'année et 1 000 plateformes référencées sur Everything début 2019. D'ici fin mai, nous devrions atteindre les 350", précise Ulysse Lubin.

Cap sur une deuxième levée de fonds

"Ambitieux mais loin d'être irréalisables", ces objectifs de trafic serviront de socle de base à une seconde levée de fonds programmée sur 2019. "On espère lever au moins un million d'euros auprès de business angels et ventures pour passer à l'échelle supérieure. Mais ce montant dépendra des data que l'on va réussir à récolter sur les 6 prochains mois. Si nous continuons d'augmenter notre trafic toutes les semaines et que nous atteignons les 100 000 visiteurs à la fin de l'année, nous aurons toutes les armes pour lever un million voir plus", argumente avec pragmatisme le CEO d'Everything.

Autre argument qui pourrait séduire les futurs investisseurs : la capacité d'Everything a dupliquer son modèle à l'international. Dans cette optique, Yvann Monteiro, le troisième fondateur d'Everything, expatrié aujourd'hui au Canada, est en train de dupliquer la plateforme pour l'ensemble des e-services disponibles sur la ville de Montréal. "L'idée est de lancer Montréal comme ville test début 2019 et de transposer ensuite ce modèle à d'autres villes comme Berlin, Barcelone, Londres ou encore Amsterdam", confie Romain Guiot-Samson, qui espère atteindre les 300 000 € de chiffre d'affaires en 2019.

Pour ce faire, la start-up stéphanoise s'appuie sur la monétisation de la redirection de trafic avec deux leviers qui ont déjà fait leurs preuves : les affiliations (commission sur les produits achetés) et le coût par clic (CPC).    

Entourés de la jeune équipe d'Everything, Ulysse Lubin (à gauche) et Romain Guiot-Samson espèrent lever un million d'euros supplémentaire lors d'un prochain tour de table prévu en 2019. — Photo : Gilles Cayuela - Le Journal des Entreprises