Grégory Cuilleron : Porté par ses passions

Par la rédaction, le 08 janvier 2010

Cet automne, il a crevé l'écrande M6, en remportant la finalede l'émission ?Un dîner presque parfait?. Homme de communication, passionné de gastronomie, Grégory Cuilleron croque la vie à pleines dents: guidé par une soif de découverte, attiré par le beau et le bon,il sait saisir les opportunitésqui s'offrent à lui. Claire Pourprix
Le Journal des Entreprises, l'économie en régions — Photo : Le Journal des Entreprises

C'est dans la chaleureuse salle du Splendid, la brasserie de Georges Blanc, à Lyon, que Grégory Cuilleron nous reçoit. Tout un symbole pour ce jeune passionné de gastronomie. Georges Blanc, juge lors des sélections de l'émission ?Un dîner presque parfait?, a parrainé le lauréat pour le concours national. Vainqueur de l'émission, Grégory Cuilleron s'est ensuite vu confier par le chef renommé le menu de la brasserie lyonnaise une fois par mois, le vendredi soir. Une chance? Une récompense? Un tremplin? Pour l'amateur de gastronomie, qui a surpris les téléspectateurs par sa dextérité et son talent malgré son handicap (il lui manque un avant-bras, de naissance), c'est une expérience enrichissante de plus. D'autant qu'il apprécie «l'humanité» de ce parrain «ancré dans la terre, proche de ses racines». Parallèlement, il prépare de nouveaux tournages pour M6. À compter de cette rentrée, il sera chroniqueur d'une nouvelle émission hebdomadaire, du chef Cyril Lignac. «Je teste du matériel et des produits, je suis en fait le représentant de la ménagère de moins de 50 ans», déclare-t-il en souriant.




Le beau et le bon

S'il évoque d'un ton léger et enjoué ses expériences à la télévision, Grégory Cuilleron a bien conscience que cette exposition médiatique est aussi l'occasion, à bientôt 30 ans, de «structurer» sa carrière professionnelle. Jusqu'à présent, il a goûté à plusieurs métiers. Parfois par nécessité. Souvent guidé par sa curiosité. Et ses deux passions: la gastronomie et l'architecture. «Le seul lien véritable entre les deux est ma soif de découverte. J'aime le beau et le bon, ça va de paire.» Non formé à l'architecture, peu enclin à s'enfermer dans une cuisine, Grégory Cuilleron se lance dans un projet de «petite restauration». Un ou deux plats chauds, des sandwichs, des salades le midi, une fonction épicerie le soir jusqu'à 22heures. Le Lyonnais, très attaché à sa ville natale, a naturellement décidé de trouver un local au coeur de la Presqu'île. L'ouverture de l'établissement, porté avec trois associés, est prévue au premier trimestre 2010. «L'émission m'a donné une légitimité que je n'avais pas avant, reconnaît-il. Le prêt bancaire a été simplifié!» À terme, il aimerait développer un concept franchisable. Nul doute qu'il sera en faire la promotion...




Fibre communicante

Homme de communication, Grégory Cuilleron a toutefois décidé de mettre entre parenthèses l'activité qu'il avait développée au sein de son agence, Pas com les autres, dévolue au monde de la gastronomie. «Pendant un an, j'avais travaillé à la communication de l'Auberge de l'île, puis j'avais eu envie de voler de mes propres ailes.» Mais la crise est passée par là. «Il est devenu très difficile d'expliquer aux restaurateurs l'apport de la communication. Pour eux, c'est vécu comme une sortie d'argent, pas comme une entrée.» Du coup, c'est de sa propre communication qu'il s'occupe. Et, de son propre aveu, il y a à faire! Il faut dire que Grégory Cuilleron ne s'économise pas: interviews, recettes pour magazines... Il répond à toutes les sollicitations. Une «fenêtre de tir» pour asseoir ses projets. Après ces derniers mois de travail effréné, il apprécierait un peu de repos. Mais pas question de réduire son spectre d'activités: il aime la diversité, la répétition l'ennuie.

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