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Basket : l’Asvel finance ses ambitions européennes grâce à LDLC

Par Pierre Tiessen, le 11 septembre 2018

Le club de Villeurbanne – propriété du joueur et entrepreneur Tony Parker – s’associe sur dix ans au groupe LDLC, fleuron lyonnais du e-commerce informatique et high-tech (CA 2017 : 472,1 million d’euros). Un partenariat inédit qui permet au club de financer ses ambitions européennes.

Le montant de ce nouveau partenariat est gardé secret mais il devrait permettre au club de se rapprocher de la barre des 10 millions d’euros annuel. De gauche à droite : Tony Parker, Olivier de la Clergerie, Gaëtan Muller. — Photo : LDLC Asvel

Une union longue durée. En dévoilant, le 11 septembre 2018, le nouveau nom du club de basket de Villeurbanne, Tony Parker, son président et propriétaire, a insisté sur « le temps long » de ce partenariat inédit qui désormais unit l’Asvel au groupe lyonnais LDLC. Ce dernier s’engage en effet sur 10 années d’association ; une première dans l’histoire du basket tricolore.

« Nous sommes sponsor de l’Asvel depuis 6 ans, mais nous avions envie d’aller plus loin dans notre engagement. Voilà pourquoi nous avons tenu à officialiser ce naming LDLC Asvel », précise Laurent de la Clergerie, fondateur et PDG de ce groupe lyonnais spécialisé dans la vente de matériels informatiques. Ce changement de nom s'accompagne d'une nouveau logo en noir et blanc, en forme d'éclair.

Financer les ambitions européennes du club

Le montant de ce nouveau partenariat est gardé secret, mais il devrait permettre au club de se rapprocher de la barre des 10 millions d’euros de budget annuel. « C’est notre objectif », appuie Gaëtan Muller, président délégué de l'Asvel.

« Si nous voulons rester au sein de l’élite européenne, nous devons stabiliser un budget. »

Cette barre des 10 millions d’euros permettrait en effet à la structure – qui intègrera en 2019 le tournoi Euroligue pour deux saisons – de figurer parmi les clubs européens les mieux dotés. « Si nous voulons rester au sein de l’élite européenne, nous devons stabiliser un budget », reconnait Tony Parker. « Ce partenariat historique avec LDLC nous permet de voir loin ».

Pour Laurent de la Clergerie, dont le groupe vient d’ouvrir deux magasins physiques à Madrid et à Barcelone, ce rapprochement avec le club de Villeurbanne (qui totalise 18 titres de champion de France) va aider à faire connaître la marque en Espagne. « Mais ce n’est pas l’objectif premier. Nous avons voulu ce rapprochement, car nous partageons avant tout les mêmes valeurs ». LDLC va toutefois proposer à la vente les maillots du club sur l'ensemble de son réseau de boutiques.

Le montant de ce nouveau partenariat est gardé secret mais il devrait permettre au club de se rapprocher de la barre des 10 millions d’euros annuel. De gauche à droite : Tony Parker, Olivier de la Clergerie, Gaëtan Muller. — Photo : LDLC Asvel