Moselle

Industrie

Semin investit et veut accélérer à l'export

Par Jean-François Michel, le 16 mars 2021

Le fabricant mosellan d’enduits et de colles pour le bâtiment Semin, basé à Kédange-sur-Canner, en Moselle, vient d’injecter 800 000 euros dans une nouvelle unité de conditionnement. Un investissement qui doit permettre de poursuivre une trajectoire de croissance à peine ralentie par la pandémie de coronavirus.

« L'Allemagne ne s'est jamais arrêté, le Portugal non plus. Ces deux marchés ont tiré les résultats vers le haut », détaille Caroline Semin, la dirigeante du groupe Semin.
« L'Allemagne ne s'est jamais arrêté, le Portugal non plus. Ces deux marchés ont tiré les résultats vers le haut », détaille Caroline Semin, la dirigeante du groupe Semin. — Photo : Jean-François Michel

"Le chantier a concerné la première ligne de fabrication d’enduit et de colles de la société, la ligne historique", précise la dirigeante du groupe Semin, Caroline Semin. Représentante de la sixième génération à piloter le groupe familial basé à Kédange-sur-Canner, en Moselle, la dirigeante va pouvoir s’appuyer sur une nouvelle unité de conditionnement. Un investissement de 800 000 euros qui a nécessité quinze jours d’arrêt de production.

Une année 2020 en croissance

Un chantier qui va permettre à Semin de "réduire de 30 % l’utilisation du plastique" nécessaire pour emballer les palettes contenant les produits, grâce à l’utilisation d’un robot, mais aussi de "réduire l’empreinte carbone de l’usine" en évitant l’émission de 2,9 tonnes de CO2 par an grâce à la suppression de l’ancien dispositif, qui fonctionnait au gaz. "Au niveau de l’ensachage, nous allons gagner entre 15 et 20 % de capacité supplémentaires sur cette ligne", précise Caroline Semin.

Porté par la dynamique des marchés du bâtiment, le groupe Semin n’a pas eu à subir le déclenchement de la crise sanitaire : après un exercice 2019 bouclé avec un chiffre d’affaires de 162 millions d’euros, l’industriel, qui emploie 650 personnes dont 300 en France, ressort de 2020 sur une activité en croissance, qui atteint les 170 millions d’euros.

Des pistes pour se développer en Pologne

Au final, l’activité de Semin sur le marché français a été égale à celle de l’exercice précédent : "C’est à l’international que nous avons réalisé entre 5 et 10 % supplémentaires". Si les clients français du groupe, comme les grossistes en peinture, les négociants de matériaux ou encore les grandes surfaces de bricolage ont été contraints de fermer lors du premier confinement, en mars 2020, les sites de production de Kédange et de Perpignan ont "beaucoup tourné pour l’export", détaille Caroline Semin : "L’Allemagne ne s’est jamais arrêté, le Portugal non plus. Ces deux marchés ont tiré les résultats vers le haut".

À l’international, le groupe s’appuie déjà sur quatre usines : un site de production de colles et d’enduits en Russie, au sud de Moscou, un site de fabrication de bandes armées et de bandes à joints à Barcelone, ainsi qu’une usine de fabrication de trappe de visite en Allemagne et une joint-venture en Tchéquie pour les suspentes, ces systèmes permettant d’accrocher des plaques de plâtres au plafond.

"Actuellement, nos enduits sont fabriqués à Kédange puis sont transportés et redistribués en Pologne, via notre filiale de distribution, précise Caroline Semin. Nous avons des axes de réflexion de manière à décharger les sites français, afin de pouvoir fabriquer directement sur place dans certains gros pays à l’export." Aux réflexions menées en Pologne s’ajoute l’Algérie, où le groupe s’appuie déjà sur une filiale de distribution.

Si la croissance externe est à l’ordre du jour à l’international, le groupe n’a plus de cibles en France, où "le marché s’est déjà beaucoup concentré ces dernières années. Quand mon père a repris l’entreprise, il y avait de nombreux petits fabricants, souligne Caroline Semin. Aujourd’hui, nous sommes beaucoup moins nombreux."

« L'Allemagne ne s'est jamais arrêté, le Portugal non plus. Ces deux marchés ont tiré les résultats vers le haut », détaille Caroline Semin, la dirigeante du groupe Semin.
« L'Allemagne ne s'est jamais arrêté, le Portugal non plus. Ces deux marchés ont tiré les résultats vers le haut », détaille Caroline Semin, la dirigeante du groupe Semin. — Photo : Jean-François Michel

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