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Automobile

PSA : Vers une relocalisation d'une production à Metz ?

Par la rédaction, le 03 février 2017

Le groupe PSA va-t-il confier au pôle industriel Trémery-Metz la production de boîtes de vitesses automatiques ?

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Carlos Tavares, président du directoire de PSA-Peugeot-Citroën s'est rendu sur le pôle industriel Trémery-Metz (4.400 salariés et 600 intérimaires), premier employeur de Moselle, le 16 janvier dernier. « Il s'agit d'une visite annuelle. » Aucune annonce n'était prévue, mais les organisations syndicales ont profité de sa venue pour l'interroger sur l'avenir du site de Metz, qui a fabriqué 893 000 boîtes de vitesses mécaniques l'an passé. Notamment sur la possibilité de fabriquer en Moselle des boîtes de vitesses automatiques.

Metz ou Valenciennes ?

Ces dernières sont pour l'instant produites au Japon par le groupe Aisin. Ce qui pourrait changer. PSA « s'interroge sur l'enjeu de produire en interne ces boîtes automatiques », expliquent les organisations syndicales. Si le constructeur français décide d'internaliser cette production, rien ne garantit toutefois une fabrication en Moselle. « En France, deux usines fabriquent actuellement des boîtes de vitesses, Metz et Valenciennes ». La balle est aujourd'hui dans le camp du comité exécutif de PSA. « Mais rien n'est encore décidé ». Pour les syndicats lorrains, les boîtes de vitesses automatiques doivent être produites localement. Surtout que « sur le site de Metz, qui emploie environ 1 500 personnes, il n'y a pas eu d'investissements importants annoncés depuis plusieurs années », appuient-ils. La stratégie du groupe automobile français est d'investir « au juste nécessaire », et se situe plus aujourd'hui sur de l'amélioration continue, sur la mise en place de partenariats, afin de partager les coûts et les investissements. À Trémery, par exemple, le groupe travaille avec Ford sur un moteur diesel, ce qui permet de diviser les dépenses. Le site de Trémery a obtenu de nouveaux marchés, celui du moteur PureTech EB Turbo à partir de 2018, et il s'est vu attribuer la production des chaînes de traction électrique du groupe au printemps dernier, avec une production qui démarrera en 2020. Au terme de ces investissements, le site de Trémery deviendra donc l'usine de moteurs la plus diversifiée du groupe, avec des capacités à la fois en essence, en diesel et en électrique. Un premier pas dans l'électrique pour le pôle industriel mosellan, qui espère désormais passer en vitesse automatique.

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