Vosges

Financement

Témoignage Opty-Fibre : « Le regard des banquiers a changé dès l'annonce de notre introduction en Bourse »

Par Jean-François Michel, le 20 juin 2019

Devenir visible, changer le regard des partenaires : Pascal Henry et Loïc Vievard, les dirigeants d'Opty-Fibre dans les Vosges, ont fait le pari de l'introduction en Bourse pour consolider le développement de leur PME.

Le banquier d'affaires Louis Thannberger (au centre), est entouré des dirigeants d'Opty-Fibre : Loïc Vievard (à droite) et Pascal Henry.
Le banquier d'affaires Louis Thannberger (au centre), est entouré des dirigeants d'Opty-Fibre : Loïc Vievard (à droite) et Pascal Henry. — Photo : © Jean-François Michel

« J’avais déjà de l’intérêt pour la Bourse puis j’ai rencontré le banquier d’affaires Louis Thannberger lors d’une conférence. Et je me suis toujours dit que cela pourrait être une étape dans le développement de la société », détaille Pascal Henry, codirigeant avec Loïc Vievard d’Opty-Fibre. Basée à Saint-Dié-des-Vosges (Vosges), la société est spécialisée dans les réseaux de fibre optique, de la conception aux travaux. Fin juin, la PME vosgienne aura bouclé l’introduction de 20 % de son capital sur Euronext Access : une aventure improbable pour une entreprise qui pèse 2,6 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 48 salariés ? « Beaucoup de nos clients ou de fournisseurs ont été étonnés car ils pensaient que la Bourse, c’était réservé aux grosses entreprises », précise Pascal Henry.

Pour Opty-Fibre, l’enjeu n’est pas de lever des fonds : « Nous n’avons pas besoin d’argent pour financer notre croissance, qui est de 30 % sur le dernier exercice », assurent les dirigeants, qui souhaitent avant tout devenir visibles et changer le regard de leurs partenaires sur leur développement. Et avant même l’introduction, ça marche : « Aujourd’hui, le regard des banquiers sur l’entreprise a déjà changé : ils n’ont plus aucun problème pour nous prêter de l’argent », détaille Pascal Henry. « Beaucoup de nos clients nous ont appelés pour nous féliciter, notre démarche suscite de la curiosité et de l’intérêt. »

L’urgence pour les dirigeants d’Opty-Fibre, c’est de boucler cette introduction, pour une valorisation qui devrait tourner autour de 6 millions d’euros, « soit 12 fois le bénéfice net », précise Louis Thannberger. Un travail très chronophage, qui repose essentiellement sur les épaules de Pascal Henry, qui a dû se dégager de l’opérationnel. « Nous en avions conscience avec Loïc Vievard dès le lancement du processus. Nous nous sommes organisés en conséquence », souligne le dirigeant. En février dernier, lors de la présentation aux équipes d’Opty-Fibre du projet d’introduction en Bourse, Loïc Vievard expliquait : « Je veux rester maître à bord, je ne veux pas me lier les mains avec un financier, un LBO me paraît trop hasardeux et je ne peux faire appel sans cesse au crédit bancaire. Ce qui me plaît beaucoup avec la Bourse, c’est qu’on y parle de l’avenir ».

Le banquier d'affaires Louis Thannberger (au centre), est entouré des dirigeants d'Opty-Fibre : Loïc Vievard (à droite) et Pascal Henry.
Le banquier d'affaires Louis Thannberger (au centre), est entouré des dirigeants d'Opty-Fibre : Loïc Vievard (à droite) et Pascal Henry. — Photo : © Jean-François Michel

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