Textile

Les nouvelles ambitions de Dodo à l'international

Par Jonathan Nenich, le 05 avril 2019

L'entreprise mosellane Dodo, spécialisée dans l'équipement de la chambre, espère faire de 2019 l'année du développement de ses exportations. Le groupe, qui cherche à percer en Asie et aux États-Unis, mise sur une production haut de gamme pour y parvenir.

Didier Hannaux, président du groupe Dodo
Didier Hannaux, président du groupe Dodo, espère doubler le volume de ses exportations dès 2019. — Photo : © Dodo

Dans la façon d’appréhender le sommeil, les habitudes diffèrent drastiquement d’un pays à l’autre. En Allemagne, les couettes sont, dans 90 % des foyers, individuelles. En Espagne, les oreillers sont très fermes… Des divergences qui influent sur les techniques et processus de production. Pourtant, l’entreprise mosellane Dodo (720 salariés, 135 millions d’euros de chiffre d’affaires) mise sur l’international pour poursuivre son développement dans l’équipement de la chambre des particuliers et de l’hôtellerie. Avec ses 4 quatre sites industriels français et ses deux bureaux de style, elle poursuit sa croissance, en commercialisant ses gammes de couettes, oreillers, protection de la literie, linge de maison et lingerie de nuit.

Doubler la part de l’export en 2019

Basé à Saint-Avold (Moselle), Dodo souhaite que l’exportation représente 25 % de son chiffre d’affaires en 2019. Soit le double de ce qui a été réalisé en 2018. Une équipe dédiée a été mise en place, avec un directeur du développement international, entouré de dix personnes, réparties sur l’ensemble du groupe. « Pour réussir à l’export, il est impératif de bien se préparer avec des études de marchés poussées sur chaque pays, pour appréhender les habitudes de couchage et les réponses apportées par la concurrence locale. Il faut une offre différenciante dans des pays qui ont tous des producteurs nationaux », explique Didier Hannaux, président du groupe.

« Il faut savoir proposer une offre différenciante dans des pays qui ont tous des producteurs nationaux. »

« Nous cherchons à rentrer dans les autres pays européens, en Asie et aux États-Unis, via des produits de qualité. Le savoir-faire à la française est un atout majeur dans notre domaine », assure-t-il. Dodo compte aussi sur la diversité de son offre dans l’univers du sommeil. La filiale Drouault, dont l’atelier de production de duvet est basé au Mans, diffuse des produits haut de gamme, en équipant notamment, dans le domaine de l’hôtellerie, des palaces parisiens et émiratis.

Anne de Solène, maison de créatrice basée à Lille et rachetée en 2017 par le groupe, dessine et développe du linge de maison haut de gamme. La filiale américaine (Atlanta) de cette dernière sert de plateforme pour le développement du groupe sur ce continent. Le site industriel de Saint-Avold, dont la capacité de production est de 20 000 couettes et 30 000 oreillers par jour, tient aussi une place prépondérante dans la stratégie internationale du groupe. Trois représentants de « l’équipe export » y sont basés.

L’impact de la météo

S’il existe une saisonnalité dans la vente de couettes, qui s’étend de fin août à mi-février, les aléas de la météo changent la donne et obligent Dodo à repenser ses gammes de produits. « Imaginez une canicule en septembre, ou un hiver peu rigoureux. Nos ventes de couettes sont directement impactées », déclare le président. L’entreprise est parvenue à adapter ses processus de production dans les usines face à ces dérèglements. Les investissements en R&D ont permis de développer des composants, dont certains textiles intelligents s’adaptant à la température de la chambre et du corps.

Didier Hannaux, président du groupe Dodo
Didier Hannaux, président du groupe Dodo, espère doubler le volume de ses exportations dès 2019. — Photo : © Dodo

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