Vosges

Événementiel

Le prestataire audiovisuel Sonlight retrouve une activité événementielle dynamique

Par Lucas Valdenaire, le 25 mai 2022

Après deux années assombries par le Covid, la société vosgienne Sonlight se retrouve sous le feu des projecteurs. Le retour des entreprises, des associations et des collectivités sur le devant la scène événementielle permet à cette TPE, spécialisée dans la prestation technique audiovisuelle, d’afficher des niveaux d’activité record.

Les entreprises constituent près des deux tiers du portefeuille clients de Sonlight, les associations et les collectivités locales représentant le tiers restant.
Les entreprises constituent près des deux tiers du portefeuille clients de Sonlight, les associations et les collectivités locales représentant le tiers restant. — Photo : Sonlight

Du jamais vu. À l’exception d’un mois de juin exceptionnel il y a quelques années, la société vosgienne Sonlight (CA : 500 000 euros ; 6 salariés), fondée en 2009, n’avait jamais enregistré un tel niveau d’activité. En mars 2022, la TPE de Saint-Dié-des-Vosges a dépassé les 100 000 euros de chiffre d’affaires, le double d’un mois habituel. "On repart fort, se réjouit son directeur général Quentin Michel. Nous connaissons un fort retour d’activité depuis l’automne 2021. Et ce début d’année 2022 atteint des records." Un enthousiasme retrouvé après deux exercices largement assombris par le Covid.

Retour de l'événementiel

L’entreprise spécialisée dans la prestation technique, la location, l’installation et la maintenance de matériel audiovisuel, est en effet tombée dans le noir quasi-complet, passant de plus de 500 000 euros de chiffre d’affaires en 2020 à moins de 300 000 euros en 2021. "Nous avons tourné au ralenti mais nous n’étions pas à l’arrêt total, rappelle le chef d’entreprise. Nous avons continué à installer du matériel dans différents établissements de la région comme la médiathèque de Saint-Dié. Cela nous a permis de tenir malgré une activité divisée par deux." Avec ce mois de mars historique, Sonlight revoit enfin la lumière au bout du tunnel. Sociétés, associations et collectivités locales : l’ensemble du portefeuille est de retour. La TPE vosgienne peut ainsi compter sur des partenaires fidèles comme le conseil départemental et plusieurs entreprises de taille comme Faurecia, la Cristallerie de Baccarat, CIC, Decathlon, Cora et Constellium. Sans oublier les différents parcs des expositions du Grand Est : Nancy, Colmar, Mulhouse ou encore Strasbourg.

Manque de personnel

À la clé : une succession de prestations allant de la rénovation d’une salle de concert à la sonorisation d’un événement sportif, du lancement de produit à l’assemblée générale d’un grand groupe au séminaire en visioconférence. "Le redémarrage est global, assure Quentin Michel. Nous revenons dans les salles de spectacles, les salons et les entreprises." Au point de créer l’embouteillage. "Les prochains mois s’annoncent très chargés et, malheureusement, nous ne pourrons pas répondre à toutes les sollicitations par manque de personnel. Les années Covid ont été très longues pour beaucoup d’intermittents du spectacle qui ont finalement changé de métier. Résultat : nous avons moins de techniciens alors que nous avons beaucoup plus de boulot".

Quentin Michel (à gauche) a fondé son autoentreprise en 2009 avant de la transformer en EURL en décembre 2012.
Quentin Michel (à gauche) a fondé son autoentreprise en 2009 avant de la transformer en EURL en décembre 2012. - Photo : Sonlight

Pour répondre à ce volume d’activité retrouvé, la TPE souhaite aussi agrandir son équipe opérationnelle (de six à plus de dix salariés d’ici trois ou quatre ans), notamment pour son activité d’installations fixes en forte croissance. Après avoir investi plusieurs centaines de milliers d’euros ces deux dernières années dans du matériel haut de gamme (écran LED à 100 000 euros, régies vidéos ou caméras tourelles pour visioconférences), Sonlight compte désormais se tourner vers de nouveaux équipements sonores. Et poursuit son expansion géographique. L’entreprise de Saint-Dié, d’abord tournée vers la Lorraine, travaille de plus en plus loin : du Grand Est à Paris en passant par l’Allemagne et Grenoble. Avec l’ambition d’atteindre le million d’euros de chiffre d’affaires d’ici quatre ans.

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