Meurthe-et-Moselle

Imprimerie

Le groupe Message investit 4 millions d’euros dans ses nouveaux locaux

Par Lucas Valdenaire, le 18 mai 2022

Après avoir déménagé ses entrepôts et engagé d’importants travaux sur son site de Gondreville, le groupe Message est parvenu à tripler la surface de ses ateliers. Le spécialiste de l’impression de supports de communication visuelle en profite pour recruter. La PME lorraine espère désormais élever son niveau de qualité.

Thierry Chkondali est le PDG du groupe Message à Gondreville depuis 2008.
Thierry Chkondali est le PDG du groupe Message à Gondreville depuis 2008. — Photo : Lucas Valdenaire

En réceptionnant les travaux d’extension de son site de Gondreville au printemps 2022, le groupe Message (CA : 10 M€ ; 50 salariés) écrit les premières lignes d’une nouvelle histoire entrepreneuriale. Créée en 1989, la société spécialisée dans l’impression de supports de communication visuelle a investi 4 millions d’euros pour réorganiser l’ensemble de ses ateliers. Plus de deux ans après avoir germé dans la tête de son PDG Thierry Chkondali, ce projet d’agrandissement s’est finalement concrétisé sur ces six derniers mois. En décembre 2021, les deux entrepôts voisins de Velaine-en-Haye sont déménagés, l’ensemble des activités sont rapatriées et le chantier gondrevillois, démarré en août 2021, prend fin en avril 2022. Résultat : un site flambant neuf de 3 600 m² contre 1 400 m² auparavant.

Conditions de travail

"Pour mille raisons, nous voulions tout centraliser ici, lâche Thierry Chkondali. Nous voulions, entre autres, disposer d’un lieu adapté pour nos machines d’impression qui ont besoin d’un taux précis d’humidité et des climatisations spécifiques. Surtout, nous souhaitions donner à nos salariés de meilleures conditions de travail. Des conditions dignes de celles et ceux qui font des tâches relativement pénibles." Broderie, sérigraphie, vitrophanie, impression numérique ou encore supports PLV (pour Publicité sur lieux de vente), la société Message, vaisseau amiral dédié au négoce, regroupe l’ensemble de ses activités sous deux entités distinctes : Atelier B pour les impressions textiles et Devisu pour tout le reste.

Le groupe Message compte actuellement près de 50 salariés et en espère une soixantaine d’ici la fin 2022.
Le groupe Message compte actuellement près de 50 salariés et en espère une soixantaine d’ici la fin 2022. - Photo : Lucas Valdenaire

Avec quelques clients de taille comme Leclerc, Geodis, Transalliance, Viessmann, General Motors ou encore Mauffrey. Sans oublier plusieurs collectivités locales et marques sportives à l’image de l’Alpine Racing. Le groupe, partenaire officiel du Sluc Nancy Basket et de l’AS Nancy Lorraine, n’hésite d’ailleurs pas à afficher de nombreux maillots de sport dans son hall flambant neuf.

"Rythme de croisière"

Un nouveau site et de nouveaux collaborateurs puisque l’entreprise meurthe-et-mosellane a embauché cinq personnes sur les six derniers mois pour renforcer, notamment, les activités productives et l’administration des ventes. Elle aimerait en recruter cinq autres pour frôler la barre des 60 collaborateurs avant la fin de cette année. Autre objectif : atteindre les 12 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, soit deux millions de plus qu’en 2021. "Ce serait notre rythme de croisière idéal, explique celui qui a racheté l’entreprise en 2008. Cela nous permettrait de consolider nos fonds propres et, pour une fois dans ma vie d’entrepreneur, avoir un peu de sérénité". Dernier coup de pouce en date : la reprise en mai 2021 de la société d’impression de supports de communication JL Factory de Blainville-sur-l’Eau (Meurthe-et-Moselle), ses 5 salariés et son million et demi d’euros de chiffre d’affaires. "Cette intégration fait aussi partie des raisons pour lesquelles nous souhaitions tout centraliser au même endroit", explique le PDG.

Le sous-préfet de Toul Laurent Naves (au centre) était en visite sur le site de Gondreville le 28 avril dernier.
Le sous-préfet de Toul Laurent Naves (au centre) était en visite sur le site de Gondreville le 28 avril dernier. - Photo : Lucas Valdenaire

Malgré un PGE à rembourser sur les quatre prochaines années et une hausse importante des coûts de production liée aux crises actuelles, Thierry Chkondali se dit confiant : "Nous gardons de bonnes perspectives car nous voulons faire de la qualité. Et de la qualité, dans un monde où tout est tiré vers le bas et où nous nous habituons trop souvent au médiocre, nous en avons encore plus besoin. Or, je pense qu’en tirant les gens vers le haut, nous retrouverons des clients moins axés sur le prix mais plus sur le service. C’est donc une nécessité : il faut élever notre niveau de qualité. Et ça tombe bien, c’est ce que nous voulons faire".

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