Moselle

Industrie

Lancement de Galsa 2 : ArcelorMittal Florange franchit un cap dans l'innovation et la production d'acier

Par Jonathan Nenich, le 16 janvier 2020

Le site de Florange du géant sidérurgiste luxembourgeois ArcelorMittal a produit sa première bobine d'acier revêtu le 20 décembre 2019. Résultat de quatre ans de travail et d’un investissement de 89 millions d’euros, l'usine mosellane détient, avec Galsa 2, la plus grosse ligne en Europe de galvanisation d’acier Usibor, marque déposée du groupe et produit 100 % local.

La première bobine produite par Galsa 2.
Galsa 2 a produit sa première bobine toute fin 2019. Dans un an, 800 000 tonnes d'acier pourront sortir de la ligne de galvanisation — Photo : © Jonathan Nenich

Quatre ans de réflexion, deux ans de travaux, 89 millions d’euros d’investissement. Le 20 décembre 2019, date à laquelle Galsa 2 a produit sa première bobine d'acier revêtu, s’inscrit comme un moment clé d’un projet novateur et colossal pour le site de Florange (Moselle) du sidérurgiste luxembourgeois ArcelorMittal (CA : 76 Md$ ; effectifs : 209 000 salariés). Bâtie sur l’ancien site d’électrozingage Elsa, cette nouvelle ligne de galvanisation Galsa 2 est désormais opérationnelle. La galvanisation est un procédé de traitement anticorrosion de l'acier.

« La production qui sort de cette ligne est destinée à l’ensemble de nos clients, notamment automobiles. Galsa 2 est la plus grosse ligne en Europe de galvanisation Usibor (nom déposé d'un acier produit par ArcelorMittal, NDLR)  », explique Jean-François Malcuit, directeur général de l'usine de Florange. Encore en phase de test, la ligne devrait atteindre sa vitesse de croisière dès la fin 2020 et être en capacité de sortir 800 000 tonnes d’acier revêtu chaque année. De quoi porter la capacité totale du site, qui emploie 2 200 personnes, de 500 000 (qui sortent de Galsa 1) à 1,3 million de tonnes de bobines d'acier revêtu.

Galsa 2, incarnation de prouesses technologiques

« Galsa 2 représente le fleuron de la sidérurgie », se fend Jean-François Malcuit. Idéalement, la ligne est destinée à produire 100 % d’acier Usibor, un alliage léger, résistant et écoresponsable, prisé des constructeurs automobiles. Le four, capable de monter en température rapidement et très efficace pour nettoyer l’acier, a d’ailleurs été pensé pour ce produit. « Usibor est un produit local. Nos 600 ingénieurs sur le site ArcelorMittal de Maizières-lès-Metz, ont mis au point le process et le procédé. C’est une marque déposée qui n’a aucun équivalent en Europe », poursuit Jean-François Malcuit.

Galsa 2, qui s’étend sur sept hectares, sur lesquels 100 personnes travaillent au quotidien, est pilotée de façon innovante. « Galsa 2 correspond à notre volonté de nous tourner vers l’industrie 4.0. Désormais l’information vient à l’opérateur, et non plus l’inverse. Ainsi nos opérateurs gagnent en confort de travail », explique David Glijer, directeur de la transformation digitale ArcelorMittal France. Au lieu de la trentaine d’écrans habituellement nécessaires pour faire fonctionner une telle ligne de production, les opérateurs n’en ont ainsi que trois ou quatre, tous tactiles.

La première bobine produite par Galsa 2.
Galsa 2 a produit sa première bobine toute fin 2019. Dans un an, 800 000 tonnes d'acier pourront sortir de la ligne de galvanisation — Photo : © Jonathan Nenich

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