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Interview Laetitia Burckhart (TPI Impretex) : « L'UE 57 m'a déjà évité d'aller devant le conseil de prud'hommes »

Entretien avec Lætitia Burckhart, vice-présidente de l’Union des Entreprises 57

Propos recueillis par Jonathan Nenich - 15 octobre 2019

Lætitia Burckhart fait partie des adhérents de l’Union des Entreprises 57 qui ont imaginé le Medef en Moselle sous ses nouveaux traits. Vice-présidente attachée aux TPE/PME et trésorière de l’organisation, la dirigeante de la TPI Impretex rappelle que l’organisation patronale s’adresse aux entreprises de toutes dimensions.

Laetitia Burckhart dans les ateliers de son entreprise, Impretex (sept employées) spécialisée dans la broderie industrielle.
Laetitia Burckhart dans les ateliers de son entreprise, Impretex (sept salariés), spécialisée dans la broderie industrielle. — Photo : © Jonathan Nenich

Vous faites partie du cercle resserré à l’initiative de la création de l’UE 57 (ex Medef Moselle) voilà 18 mois. Quel était l’intérêt d’un tel changement ?

Lætitia Burckhart : Nous avons travaillé sur l’Union des entreprises 57 pendant un an. L’objectif était de changer les codes, de penser l’après Paul Arker (prédécesseur de l’actuel président Jean Poulallion, NDLR). Et surtout de casser cette image d’organisation patronale qui serait à la solde des entreprises du CAC 40. Le Medef représente toutes les entreprises de France. Mon poste de vice-présidente attachée aux TME/PME en atteste (sur 3 000 adhérents, l'UE 57 compte 70% d'entreprises de moins de 50 salariés, NDLR). Afin de nous rapprocher de nos adhérents, nous avons tenu à n’avoir, au sein du comité directeur, que des chefs d’entreprise encore en activité. Ils sont plus à même de comprendre les problématiques actuelles des dirigeants.

« J’ai pu rencontrer des personnalités qui m’apparaissaient inaccessibles »

Nous souhaitons améliorer notre communication, aménager nos services en fonction des besoins des adhérents. Nous allons mettre en place une « soirée adhérents », une fois par mois pour apprendre à bien se connaître. Nous devrions aussi instaurer une « soirée pitch », pour laisser aux adhérents une minute pour se présenter. Par ailleurs, j’aimerais constituer un annuaire dans lequel tous les membres seraient répertoriés.

Vous êtes dirigeante de la TPI Impretex basée à Marly. Votre adhésion à l’UE 57 vous apporte-t-elle des éléments de réponse aux problématiques rencontrées dans votre entreprise ?

L.B. : L’organisation patronale m’apporte au quotidien. J’en suis membre depuis sept ans. Avec la mise en place de l’UE 57, l’organisation est plus dynamique. Cela me permet de sortir de ma routine, de rencontrer des dirigeants et de partager les expériences, qu’elles soient positives ou négatives. Ces échanges entre entrepreneurs permettent d’éviter de répéter certaines erreurs vécues par les chefs d’entreprise. Il est impossible de progresser seul. J’ai aussi pu rencontrer au sein de l’union patronale des personnalités qui m’apparaissaient inaccessibles, comme Stéphane Lehning (dirigeant des Laboratoires Lehning, NDLR). Je comprends dorénavant beaucoup mieux les rouages des fédérations, réseaux et clubs qui sont partie intégrante de notre économie territoriale. L’UIMM par exemple.

En tant que vice-présidente attachée aux PME/TPE et trésorière de l’organisation, comment estimez-vous que l’UE 57 peut aider, de façon concrète, les petites structures ?

L.B. : Pour tout problème, nous sommes là : administratif, fiscalité, développement… Si j’ai un souci avec un salarié, j’appelle notre juriste. Concrètement, cela m’a déjà évité le conseil de prud’hommes. La notion de conseil est primordiale. Une entreprise qui souhaite s’internationaliser peut ainsi être accompagnée. Nous la mettons en relation avec le Medef national qui s’occupe de ces questions et est très efficace en région. L’UE 57 m’a aussi permis d’augmenter mon portefeuille client. Ce n’est pas la vocation de l’organisation, mais il est indéniable que les adhérents peuvent y voir un intérêt business. Nous faisons le nécessaire pour devenir une véritable famille, où tout le monde se tire vers le haut.

Laetitia Burckhart dans les ateliers de son entreprise, Impretex (sept employées) spécialisée dans la broderie industrielle.
Laetitia Burckhart dans les ateliers de son entreprise, Impretex (sept salariés), spécialisée dans la broderie industrielle. — Photo : © Jonathan Nenich

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